Fiche technique SoudanTransAfrica.eu

FORMALITES

- Passeport : valide 6 mois après la date retour pour les ressortissants français, (pour les autres nationalités se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade) Visa Visa (45 € en espèces, 2 photos et 2 formulaires à compléter); environ 10 jours de délais d'obtention. Pas de preuve de voyage en Israël sur le passeport. Possibilité de prolongation sur place mais uniquement à Khartoum. Formalités sur place Obtention de diverses autorisations pour circuler dans le pays. Prévoir photos d'identité et copies de passeport et visas ? Obligatoire, dans un délai de 3 jours après votre arrivée, vous rendre au Service de la police à l'Ambassade de France - Quartier Amarat, rue numéro 13, Khartoum. Tél. : 46 59 42 Tarif 34 000 Livres / personne ? Obligatoire, permis de circuler - gratuit Se rendre auprès de la police soudanaise, prévoir une photo, le détail de chaque étape de votre itinéraire. Vous devrez vous faire enregistrer dans chaque bureau de police où vous séjournez ? Le permis de photographier ? gratuit Permis pour photographier les sites archéologique, pour filmer il vous faudra débourser 40 USD. Il s'obtient au Musée National, prévoir 1 photo. ? Accès aux sites archéologiques Il s'obtient au Musée National, un formulaire par site ? Lors de contrôle ne jamais fournir les originaux, se munir de photocopies

SANTE

Nous vous recommandons seulement d'être à jour dans vos vaccinations. Hépatites virales A et B . Diphtérie . Rage (randonnée) . Tétanos . Poliomyélite . Typhoïde Site Top départ.com

ADRESSES UTILES

. Ambassade 56 av. Montaigne, 75008 Paris, 75016 Paris. Tél. : 01 42 25 55 73. . Institut du Monde Arabe 1 rue des Fossés St Bernard, 75005 Paris. . S.F.E.S. (Société Française d'Etudes Soudanaises) Organise des conférences-débats sur l'archéologie, l'histoire, les arts, la littérature du pays. Au musée de l'Homme place du Trocadéro, 75116 Paris. Tél. : 01 69 48 63 21.

GEOGRAPHIE

Carte d'identité de la République du Soudan Population: 40 187 000habitants Superficie: 2 505 813 km² Capitale : Khartoum Langue: Arabe (off.) et plusieurs dialectes locaux. Anglais dans les villes Guides de conversation :Harrap's, Omnivox, Chantecler, Lonely Monnaie: Livre soudanaise Chef de l'État : Président Omar el-Béchir Présentation du pays : L'Etat le plus vaste d'Afrique : 2 505 810 km' (10' mondial) pour 40 millions d'habitants (2006). Traversé du nord au sud par la vallée du Nil. De nombreux voisins parfois turbulents : au nord l'Égypte, la mer Rouge au nord-est, à l'est l'Érythrée et l'Éthiopie, au sud le Kenya, l'Ouganda, la République "Démocratique" du Congo, et à l'ouest la République centrafricaine, le Tchad et la Libye. 2 250 km du nord au sud, I 730 km d'est en ouest ; trois grandes régions naturelles. Au nord, le Nil traverse le désert Libyque, semé de plateaux escarpés, et le désert de Nubie bordé par les montagnes de la mer Rouge qui culminent à 2 200 m. La région sahélienne du centre est traversée par le Nil Blanc venant du lac Victoria, le Nil Bleu et l'Atbara, prenant leur source en Ethiopie. Les deux Nils se rejoignent à Khartoum, la capitale, formant une vaste plaine fertile. À l'ouest, des plateaux arides (Kordofan et Darfour), où pointent les monts Nuba (1500m) et le djebel Marra, volcan isolé de 3088 mètres. Au sud, une grande plaine dépressionnaire argileuse, marécageuse, où s'étalent et s'évaporent une partie des eaux du Nil Blanc. C'est là aussi que convergent deux de ses affluents, le Sobat et le Bahr el-Ghazal Le mont Kinueti (3 187 m), est le point culminant, près de la frontière avec l'Ouganda. Saisons et Climat : Au nord, climat de type aride et désertique. Fortes variations saisonnières, de 4,5° l'hiver à plus de 44° l'été. Le centre est marqué par un climat tropical de type continental : tempêtes de sable fréquentes l'été, avant la venue de la pluie. Le sud a un climat équatorial, la saison des pluies dure 8 mois et dépasse 2 000 mm. Depuis les années 70, sécheresse et désertification à l'ouest, guerre civile, ont entraîné un exode rural massif Déserts et vie sauvage Le centre du Soudan, surtout les vallées arrosées par des fleuves ou rivières, est riche en végétation malgré un déboisement important. Dans les zones sahéliennes les plus fragiles, la dégradation du couvert végétal favorise la désertification. La faune est abondante dans les plaines et les régions équatoriales du Soudan crocodiles, hippopotames, girafes, léopards, babouins. Le Nil est une halte hivernale importante pour les oiseaux qui migrent vers le sud de l'Afrique. La mouche tsé-tsé infeste la région équatoriale, ainsi que les moustiques qui font du paludisme une maladie endémique sur tout le territoire.

TRANSPORT

Communications 4600km de voies ferrées relient les grandes villes du pays; 4000km de voies navigables (la moitié seulement praticable toute l'année) et 12 000km de routes. La compagnie aérienne nationale, Sudan Ainvays, assure les vols intérieurs et des liaisons internationales.

HOMMES

Population : 39,1 millions d'habitants en 2004, soit 17 habitants au km2. Les régions les plus peuplées sont autour de Khartoum et au centre du pays, près du Nil Bleu et du Nil Blanc. Le Soudan est une véritable mosaïque ethnique, où l'on distingue deux groupes principaux. Au nord et au centre dominent les populations islamisées (77%), mais pas toutes arabisées : ainsi les Baggaras, peuple noir de pasteurs transhumants du centre, sont musulmans, mais pas les nomades chameliers Béjas (500 000) des montagnes de la mer Rouge. Au sud et dans les massifs montagneux du centre, vivent des populations animistes et chrétiennes, dont les Dinkas (2 millions) et les Nuers (500 000), pasteurs nomades de la cuvette du Haut-Nil, ainsi que les Nubas (500 000), agriculteurs des collines du centre. La guerre civile a bouleversé la répartition des populations. La plupart des habitants du sud ont été déplacés. des dizaines de milliers tués, des centaines de milliers sont réfugiés dans les pays voisins ou dans des camps près des villes du nord. L'arabe est la langue officielle du Soudan, parlée par 70°A) de la population. L'anglais est répandu, ainsi qu'une centaine de langues locales, parlées essentiellement dans l'ouest, l'est et le sud du pays. Economie : Les principales ressources naturelles sont l'eau du Nil et les sols fertiles des vallées fluviales. L'irrigation est très développée dans la partie centrale. La Gézireh ("Ille" en arabe), au sud de Khartoum, foyer de la culture du coton, est au coeur de l'économie. Cette région d'un million d'hectares est la plus irriguée au inonde. Les acacias des forêts du centre fournissent la gomme arabique, commercialisée depuis plus de deux mille ans. Quelques réserves minérales : or, chrome, cuivre, minerai de fer, et pétrole, notamment dans le sud du pays. Le Soudan est encore pauvre; la guerre fausse les statistiques, mais en 2002, le produit intérieur brut était de 14 milliards de dollars, soit 410S/an par habitant (5% du PIB consacrés à la défense, 0,5% à l'éducation). Entre le milieu des années 60 et la fin des années 80, la croissance économique du pays fut quasi-nulle. Au début des années 90, les aléas climatiques et la guerre civile ont totalement sapé les efforts du gouvernement pour développer l'économie. En 1995, le pouvoir a repris les négociations avec le FMI pour introduire quelques réformes dans une économie essentiellement rurale, et résorber la dette, (8,4 milliards S en 1994). Les mandats des Soudanais émigrés en masse dans les pays du golfe constituaient la principale source d'entrée de devises avant l'extraction du pétrole par les Chinois et les Indiens. Faute de mise en valeur des sols, seuls 10% des terres sont cultivées, alors que l'agriculture représente 2 5 % du PIB et emploie la moitié de la population active. Les principales cultures de subsistance sont la canne à sucre, le sorgho (4 470 000 t en 2002), le millet, l'arachide et le manioc. Dans les années 70, la production de sorgho a été mécanisée, permettant au Soudan d'exporter cette denrée au prix d'une importante érosion des sols et d'une désertification accrue. À l'heure actuelle, le coton est la principale culture de rente du Soudan. La gomme arabique, employée dans la confiserie, les parfums et aliments transformés, constitue un autre produit majeur d'exportation. Le Soudan en est le premier producteur mondial. Depuis que l'extraction minière a été quasiment arrêtée et que le pétrole découvert au sud n'a pu etre bien exploité en raison du conflit, l'activité industrielle se limite à la transformation de produits agricoles et à la production textile. Les grandes centrales hydroélectriques de Khachm al-Girba sur l'Atbarah et de Sennar sur le Nil Bleu assurent 70% de la production d'électricité du pays. Les principaux produits d'exportation sont le coton (55% du total), la gomme arabique (9%), les graines de sésame (9%) et l'arachide (2%). Avec une production essentiellement agricole, le Soudan importe la quasi- totalité des produits manufacturés qu'il consomme (machines, produits pétroliers, métallurgie et textiles). Ses principaux partenaires commerciaux sont l'Arabie saoudite, le Japon et l'Union européenne. Un peu d'histoire La partie nord du territoire du Soudan moderne est connue jusqu'au XVI" siècle sous le nom de Nubie. les principautés apparues au milieu du IV' millénaire avant notre ère donnent naissance au royaume de Kerma (environ 2500-1500 av. 1.-C.). Ce dernier entretient d'étroits contacts avec l'Égypte, qui l'évoque sous le nom de Koush et lance parfois des expéditions contre lui. Des monuments et vestiges (deffutas de Kerma), entre le désert de Nubie et le Nil, témoignent aujourd'hui d'une civilisation originale. De 1500 à 1075 environ, l'Égypte du nouvel Empire exerce une grande influence sur lé pays. La région reprend ensuite son indépendance et une dynastie nubienne fonde une principauté autour de Napata. Au VIII'siècle av. J.-C., le roi de Koush annexe l'Égypte et se proclame pharaon. Renversée en 671 avant J-C. par les Assyriens, la dynastie Koushitc se replie à Napata, puis à Méroé, plus au nord et moins soumis à la poussée de la désertification. Vers 350 av. J-C., le royaume éthiopien d'Aksown conquiert la Nubie. À l'ancien royaume de Méroé succèdent, à partir du VI' siècle de notre ère, de petits royaumes chrétiens qui subsistent jusqu'au début du XVI' siècle. Isolés après la conquête arabo-musulmane de l'Égypte vers 640, ils disparaissent les uns après les autres lorsque les Foundjis, des Noirs islamisés, établissent un sultanat à Sennar en 1504. Au XVI' siècle, le sultanat des Foundjis, dont la puissance vient de la traite des esclaves, devient un État puissant dont la capitale sera l'un des grands foyers culturels de l'islam. Mais à la fin du XVIII' siècle, des dissensions entre les grandes tribus foundjies affaiblissent le royaume. En 1821, le Soudan est envahi par l'armée de Méhmet Ali, vice-roi d'Égypte qui fonde Khartoum en 1823, au confluent des deux Nils. Une bonne partie de la Nubie est rattachée à l'Égypte sous le nom de Soudan égyptien. La domination égyptienne (qui va durer 60 ans) s'étend bientôt au sud, soutenue par les Britanniques qui veulent annexer l'Égypte. À l'ouest, cependant, le Sultanat de Darfour, dans le djebel Marra habité par les Fours, reste indépendant jusqu'en 1916. Les querelles internes provoquées par la traite des esclaves dans le sud, et par l'incompétence de l'administration, s'accentuent durant cette période. De 1877 à 1880, alors que le Soudan égyptien est gouverné, au nom de l'Empire ottoman, par le général et administrateur britannique Charles Gordon, des efforts sont déployés pour supprimer le commerce des esclaves. La démission de Gordon puis l'instauration d'un protectorat britannique en Égypte, en 1882, aggravent les tensions internes au Soudan. La révolution nationaliste mandiste naît à ce moment : les disciples de Muhammad Ahmad Abd Allah, qui s'est proclamé Mandi ("imam caché", ou "messie", dans la tradition musulmane), remportent plusieurs victoires. Les Ansars parviennent notamment à détruire un corps d'année égyptien en novembre 1883 et à se rendre maîtres de Khartoum en janvier 1885, dans une bataille où Gordon trouve la mort. Ils prennent alors le contrôle sur le nord du Soudan. La situation intérieure se détériore sous le règne du Mandi puis du calife Abdallah al-Taaisha, qui succède au Mandi en 1885. Le calife mène une lutte incessante contre les peuples nilotiques du Sud, annexant une grande partie de leur territoire au Soudan égyptien, et se lance dans plusieurs autres actions armées, dont une vaine tentative pour conquérir l'Égypte en 1889. En 18%, les gouvernements britannique et égyptien, soucieux de contrer l'influence croissante de la France en Afrique centrale, lancent une expédition militaire commune contre le calife. Menée par le général Kitchener, elle se solde par la défaite des troupes mandistes à Omdurman, le 2 septembre 1898. Un condominium anglo-égyptien est instauré en janvier 1899 sur le Soudan. En fait, le Royaume-Uni est le véritable maître du pays, établissant dans le nord une organisation administrative efficace, et favorisant le développement économique de la colonie, notamment par l'irrigation de la Gezireh. L'emprise britannique est moindre au sud, placé sous l'autorité de quelques fonctionnaires, les "barons du marais" et sous l'influence des missionnaires chrétiens, que les Britanniques autorisent à évangéliser les populations nilotiques. Les Français aussi tentent de s'implanter dans la région : l'expédition de Marchand à Fachoda manque de provoquer un affrontement direct entre les deux puissances coloniales occidentales. Kitchener contraint les Français à se retirer en échange de l'abandon de leurs prétentions sur le Sahara. La pacification du Soudan fut difficile et n'est effective qu'en 1916, après l'assassinat du sultan du Darfour par des agents anglais. Après l'indépendance de l'Égypte en 1922, le nationalisme soudanais prend son essor, mais il est divisé entre partisans dc l'intégration à l'Égypte et indépendantistes du parti Oununa ("la communauté musulmane") allié à la secte des Ansars. En 1924 a lieu un premier soulèvement dans le sud. Les Anglais réagissent par une double politique : indirect rule au nord, les sheikhs servant d'intermédiaire entre les autorités anglo- égyptiennes et la population ; et southern policy au sud. En fait, nord et sud cessent toutes communications, les Anglais empêchant tout contact entre les deux parties du Soudan. Cette politique génère frustrations et ressentiment. Au nord, les populations estiment que les sudistes, accusés de ne pas être de véritables nationalistes, sont des traîtres, alors qu'au sud les populations ont le sentiment d'être abandonnés. En 1936, un traité entre l'Égypte et le Royaume-Uni ratifie l'accord de 1899. Mais après la 2ème Guerre mondiale, les deux pays entament des négociations pour réviser ce traité. Le gouvernement égyptien exige le départ des Britanniques, qui refusent : ils ne consentent qu'a quelques modifications institutionnelles. Une assemblée législative est élue en 1948, dominée par les partis représentant le nord du pays. Les députés exigent des deux puissances coloniales la création d'un gouvernement soudanais et dénoncent le condominium. Fin 1951, le roi Farouk d'Égypte se proclame unilatéralement roi du Soudan. Après que le souverain eut été contraint d'abdiquer par le général Néguib, le Soudan obtient en 1952, le droit à l'autodétermination. De nouvelles élections législatives ont lieu fin 1953. Le parti démocratique unioniste, pro-égyptien, et le parti Oumma remportent la majorité des sièges, ce qui marginalise les partis politiques du sud. En janvier 1954, la formation d'un gouvernement "entièrement" soudanais, composé pour l'essentiel de représentants du nord, marque le début de la "soudanisation" du pays, qui suscite un affrontement civil entre populations. Celui-ci éclate dès août 1955. Conduits par le mouvement Anya-Nya. les Sudistes revendiquent la création d'un État distinct. Ils reçoivent le soutien des États-Unis, d'Israël, de l'Ouganda et de l'Éthiopie. La république "unitaire" du Soudan est instaurée le l er janvier 1956, reconnue par l'Égypte et le Royaume- Uni, et appuyée par l'Union soviétique dans sa lutte contre le sud sécessionniste. Le Soudan devient membre de la Ligue arabe le 19 janvier et des Nations unies le 12 novembre de la même année. Les élections législatives de 1958 donnent la majorité au parti Oumma. Mais l'armée se révolte et porte au pouvoir le général Ibrahim Abboud, favorable à un rapprochement avec l'Égypte. Sa démission en 1964 après une violente révolte étudiante, permet le rétablissement provisoire de la démocratie, mais ne modifie pas la politique à l'égard du sud. Après la guerre israélo-arabe de 1967, la diplomatie du pays s'affirme pro- arabe. En 1969, un groupe d'officiers, mené par le général Djafar al-Nemeiri, prend le pouvoir et installe un gouvernement placé sous l'autorité d'un conseil révolutionnaire. Le nouveau régime réprime le mouvement fondamentaliste des Frères musulmans et le parti Oumma, se rapproche des États-Unis et de l'Égypte (il est le seul pays de la région arabo-musulmane à soutenir l'accord de paix avec Israël) et négocie un cessez-le-feu avec les sécessionnistes du sud, auxquels l'autonomie est accordée. En juillet 1971, une tentative de coup d'État imputée à des officiers communistes échoue. Le général Ncineiri en profite pour décapiter le Parti communiste soudanais (le plus puissant d'Afrique), opère des milliers d'arrestations et fait exécuter des opposants, parmi lesquels Joseph Garang, l'ancien ministre des Affaires du Sud et le secrétaire général du parti, Abd al-Khaliq Mahjoud. Confirmé à la tête de l'État en 1972, réélu pour un troisième mandat en avril 1983, Nemeiri, confronté à la faillite de l'économie soudanaise, renoue avec les Frères musulmans, qui entrent au gouvernement, et faitappliquer la loi islamique (la charia). Le sud, où, depuis le cessez-le-feu de 1972, les investissements étrangers affluent, est divisé en trois provinces. Les Sudistes se rebellent de nouveau, refusant ce découpage géographique et l'entrée en vigueur de la charia. Ils se regroupent en une seule armée, l'Armée de libération du peuple soudanais (APLS), dirigée par le colonel John Garang. Dans le nord, la situation se dégrade également, avec l'opposition du parti Oumma et des Ansars, et les manifestations contre l'augmentation du prix des produits alimentaires se multiplient. En avril 1984, la loi martiale est proclamée. En janvier 1985, l'exécution publique d'un religieux musulman, Mahmoud Tahan, âgé de soixante-seize ans, vénéré comme un saint homme, accroît les troubles politiques. En avril, un soulèvement populaire à Khartoum débouche sur un nouveau coup d'État militaire. La démocratie est bientôt rétablie; Sadek al-Mandi, descendant du Mandi et chef du parti Oumma, est élu Premier ministre en 1986, lors des premières élections libres organisées dans le pays depuis 18 ans. Il renforce l'offensive contre les Sudistes, mais la crise sociale provoquée par la hausse de la dette publique, les ravages d'une famine due à la guerre et à de fortes crues du Nil affaiblissent son gouvernement. En juin 1989, l'armée reprend le pouvoir, sous la direction du général Omar el-Béchir, qui suit l'idéologie pro-islamique d'Hassan al-Tourabi, un juriste formé en Occident. Les libertés démocratiques sont suspendues, la charia appliquée avec une nouvelle rigueur. Après l'échec des négociations avec l'APLS, la guerre s'intensifie. En 1991, la chute du régime de Mengistu en Éthiopie, prive l'APLS d'une de ses bases arrières, mais ce n'est qu'en 1995 qui un cessez-le-feu arrive, grâce à l'ancien président américain Jimmy Carter. Les nouveaux régimes d'Éthiopie et d'Érythrée apportent désormais leur soutien à la guérilla, ainsi qu'aux opposants musulmans traditionnels. En mai 1998, le droit à l'autodétermination des peuples du sud soudanais est reconnu, mais sur le papier seulement. Aidé uniquement par les organisations non gouvernementales, le sud soudanais reste dévasté par une guerre qui entraîne famine sur famine et ne semble pas devoir se terminer tant que le régime en place refusera de prendre en compte les revendications des non- musulmans, qui refusent l'application de la loi islamique et revendiquent une certaine autonomie. Par ailleurs, en mai 1999, le régime cherche à se réconcilier avec l'opposition nordiste en exil : Djafar el-Nemeiri rentre à Khartoum ; Hassan al-Tourabi rencontre Sadek al-Mandi du parti de l'Oumma. Sur le plan international, le régime est de plus en plus isolé. En 1990, son refus de condamner l'invasion irakienne du Koweït entraîne une dégradation de ses relations avec les pays du Golfe. En 1993, les États- Unis, après plusieurs mois d'enquête, inscrivent le Soudan sur la liste des États soutenant le terrorisme. Dénoncé par les organisations non gouvernementales pour les graves atteintes aux droits de l'homme, notamment dans le sud (offensives meurtrières, utilisation de la famine comme arme, exode massif des populations), le pouvoir se trouve isolé sur la scène internationale. Il n'en est pas de même sur le plan économique, avec la mise en exploitation des gisements pétroliers du sud, dont le contrôle est une des causes de la guerre. En 1999, les 130 000 barils de pétrole brut acheminés quotidiennement jusqu'au terminal de Port-Soudan, sur la mer Rouge, par un oléoduc de 1500 km semblent contribuer à recréer l'union entre les populations du sud, que le pouvoir central avait réussi à diviser. Par ailleurs, la crise feutrée qui oppose le président Omar el-Béchir à Hassan al-Tourabi éclate au grand jour, ce dernier étant suspendu de ses fonctions de secrétaire général du Congrès national, le parti au pouvoir. Le président espère ainsi mettre fin à l'ambiguïté d'un pouvoir tiraillé entre deux tendances (dont celle de Hassan al-Tourabi, islamiste, en perte de vitesse dans le monde musulman) et trouver là une occasion de renouer avec l'opposition politique et de rompre l'isolement du pays face à ses voisins immédiats : l'Ouganda, l'Éthiopie et l'Erythrée (qui soutiennent les autonomistes du sud). En décembre 2000, Omar el-Béchir est réélu à la présidence de la République pour un mandat de cinq ans avec 86,5% des suffrages. Boycotté par la quasi-totalité des partis d'opposition, le scrutin ne peut avoir lieu dans 12 circonscriptions du sud contrôlées par la rébellion. À l'Assemblée nationale, le Congrès national (CN), le parti d'Omar el-Béchir, remporte la quasi-totalité des 270 sièges à pourvoir, sur 360, alors que 112 sièges sont attribués d'office à ses membres, seuls candidats dans leur circonscription, avant même le scrutin. Ces résultats sont qualifiés de "farce" par l'opposition qui estime que les fraudes et les irrégularités ont marqué je scrutin. Le président affirme que sa priorité est le rétablissement de la paix dans un pays qui, depuis 1983, st en proie à une guerre civile. Pus de 70% de la population soudanaise appartiennent à la communauté sunnite, 17% sont animistes et 10% chrétiens. L'islam soudanais se caractérise par la vénération d'un grand nombre de "saints" locaux. L'adhésion à l'une ou l'autre croyance va de pair avec l'appartenance à une culture et à une communauté. L'école est gratuite mais non obligatoire. Dans le nord, les écoles coraniques jouent un rôle important dans la scolarisation des jeunes. La guerre civile a provoqué l'effondrement du système scolaire dans le sud du pays. En 2003, le taux d'alphabétisation est de 61,1%, bien que le pays comporte plusieurs établissements d'enseignement supérieur comme l'université de Khartoum, l'université islamique d'Omdurman et l'université de Juba, fermée depuis la reprise de la guerre civile La réalité du pouvoir est détenue par les islamistes du Front national islamique, dirigé par le cheikh Hassan al-Tourabi, juriste formé à Londres et à Paris, qui est élu en 19% président du Parlement. Curios : Durant la colonisation française du Mali (1920-1%0), le Mali fut nommé "Soudan français". Mohammed Emin Pacha, (1840-1892), explorateur et administrateur allemand du Soudan. Né Eduard Schnitzer en 1840 en Silésie (aujourd'hui en Pologne); étudie la médecine à Berlin. 1865-1875, travaille pour le gouvernement turc comme médecin au Monténégro et en Albanie. La dernière année, il séjourne au Caire où il est nommé officier médical dans l'armée égyptienne sous l'autorité du général britannique Gordon, et devient célèbre sous le nom d'Emin Effendi. Gordon le nomme gouverneur de la province équatoriale du Soudan, avec le titre de Bey en 1878. Emin Pacha dirige des explorations dans l'est du Soudan et en Afrique centrale, améliorant les connaissances géographiques et scientifiques. En 1883, une révolte sous la conduite du Mandi éclate au Soudan; le gouvernement égyptien abandonne la province l'année suivante, Emin Pacha est encerclé par les rebelles. 1888, il est secouru à Wadelai par l'explorateur anglo-américain Stanley, qui ne peut le convaincre de retourner en Égypte. Une autre révolte mandiste éclate l'année suivante; Emin Pacha est renversé et emprisonné. Libéré, il retourne en Égypte et démissionne. En 1890, il est chargé par la compagnie allemande d'Afrique orientale de diriger une expédition dans ces régions d'Afrique centrale convoitées par l'Allemagne. Il est tué par des marchands d'esclaves arabes en 1892 au Congo (l'actuelle RDC).

ENVIRONNEMENT

provisions d'eau potable insuffisantes ; faune et flore sauvages menacées par la chasse excessive ; érosion du sol ; désertification ; sécheresses périodiques Environnement - accords internationaux : adhésion à : Biodiversité, Evolution du Climat, Désertification, Espèces en Voie de Disparition, Loi de la Mer, Interdiction des Essais Nucléaires, Protection de la Couche d'Ozone signé, mais non ratifié : aucun des accords cités

INFOS

Decalage horaire + 2 heure en hiver Change Monnaie : le dinar soudanais, divisible en 100 piastres, a remplacé en 1992 la livre soudanaise. Les banques ont été nationalisées en 1970. La loi islamique interdit les intérêts sur les transactions bancaires, mais la première Bourse soudanaise a vu le jour en 1995 A signaler que la monnaie locale est un peu complexe à comprendre. En effet, si les billets sont en livres, on parle cependant en dinards. 100 Dinards = 1 000 Livres. L'Euro et les cartes bancaires ne sont pas acceptés, privilégiés le dollar US et en cash Les distributeurs automatiques fonctionnent uniquement avec des comptes locaux. Electricite 220 volts Téléphone Pour appeler du Soudan en France, faites le 00 33 + les 9 chiffres du numéro de votre correspondant (supprimer le 0). Pour appeler de France au Soudan, faites le 00 249 + indicatif régional + le numéro local. Une fois sur place, si vous souhaitez téléphoner dans le pays, vous devrez faire directement le numéro de votre correspondant, sans indicatif. Couverture GSM Le téléphone portable fonctionne quasiment partout. Pour plus de détails, de contacter votre fournisseur d'accès avant de partir Livres : Salih Al-Tayyib né en 1929 au nord du Soudan, étudie à Khartoum puis à Londres, avant de rentrer enseigner au Soudan. Il a travaillé pour la BBC et comme conseiller pour le gouvernement. Ses premières nouvelles datent des années soixante, relatant la vie de son village, sous un angle imprégné de mystique sufi. Il évoque le mariage parfois compliqué entre un Soudanais et une Européenne (il a lui-même épousé une Anglaise), établissant un parallèlle avec les rapports entre les pays développés et le tiers-monde. titre : tirs al-Zayn: lbwaya wa-sab qusas (The Wedding of Zein and Other Stories; 1966), adapté au théâtre en Libye, puis au cinéma au Koweit en 1976. Mawsim al-hipah lia al-shamal (Season of Migration to the North; 1966) est le roman le plus connu de Salih, renouvelant le genre de la littérature arabe moderne. Reprenant un thème cher au roman post-colonial, il décrit l'aliénation d'un musulman africain à son retour d'occident. Au-delà de l'exil, il creuse le sujet de l'appartenance à une communauté, et s'éloigne des normes habituelles en utilisant des anecdotes sexuelles et violentes comme métaphores du choc des cultures qui s'interpénètrent, de manière souvent brutale. Le roman s'attache plus à l'identité africaine qu'arabe, aux questions sociales, culturelles et artistiques plutôt que politiques et idéologiques, à la communauté plutôt qu'a l'Etat, aux gens ordinaires plutôt qu'aux intellectuels, à la culture populaire plutôt qu'officielle, aux croyances religieuses et mystiques plutôt qu'au sécularisme, au dialecte soudanais plutôt qu'a l'arabe littéraire, et au petit village plutôt qu'a la métropole. En 1971, Salih a publié Bandar Shah, Daw al-bayt, qui explore la nature du pouvoir dans un village contemporain. Il a écrit une suite, Bandar Shah, Maryud (1977). En 1976 est sorti "Al-Rajul al-qubrusi" ("The Cypriot Man" 1980) où il explore la signification de la mort. Il a ensuite cessé d'écrire pendant plus de 20 ans, silence qui se poursuit actuellement. Sahara and Sudan Gustav Nachtigal (1834-1885), explorateur allemand du Sahara. Hébergement / Couchage Bivouacs / Tentes Durant les randonnées, nous fournissons une tente igloo pour 2 personnes ainsi que les matelas. Les sacs de couchages ne sont pas fournis. Prévoyez donc un bon duvet (c'est à dire résistant à des températures de « confort » de 0°C est indispensable particulièrement de novembre à mars. Les sacs de couchage moins performants réservent en général de désagréables surprises. Si votre duvet ne vous semble pas assez chaud, un «sac à viande» en polaire pourra efficacement lui redonner quelques degrés Hôtels : Lors de votre inscription, vous avez sélectionnez une catégorie de logement. Vous recevrez le détail (nom, situation, etc.) par email dès confirmation de la réservation. L'infrastructure hôtelière est très inégale au Soudan tant dans sa diversité que dans sa qualité. D'une manière générale nous choisissons toujours les hôtel en fonction de leur propreté et leur situation par rapport à l'intérêt d'une ville ou d'une région. Equipement personnel Bagages : N'emportez pas de valise, préférez le sac de voyage plus pratique, moins fragile et souvent plus solide, ou sac à dos d'un volume de 50 litres (le poids de ce sac ne doit pas dépasser 20 kilos, et un petit sac à dos promenade (pour appareil photo, livres, gourde, etc.). Equipement indispensable Anorak, bonnet et polaire de novembre à mars Une polaire les autres mois Chemise ou T- shirt en coton ou en tissus respirant, short, pantalon, pull over, coupe vent, chaussette et maillot de bain. Bonnes chaussures (type « baskets ») et une paire de sandales pour les fins de journées. Gourde Crème et lunettes de protection solaire Chapeau, bob, casquette Lampe, frontale de préférence Lotion anti-moustique Pharmacie personnelle nous vous conseillons de constituer votre propre pharmacie avec au moins : collyre pour les yeux, aspirine, antibiotique polyvalent, prévoir quelque chose pour les troubles intestinaux, crème relaxante (musculaire), vitamine C Déroulement de votre voyage Accueil Aéroport : Votre chauffeur vous accueillera à la sortie de l'aéroport avec une pancarte à votre nom. Organisation / encadrement Notre agence De veillera au bon déroulement de l'ensemble de votre séjour. C'est elle qui s'est occupé des réservations des gîtes, des hôtels, qui a préparé votre véhicule et briefé votre guide. Elle restera en contact permanent avec ce dernier. Votre guide est un professionnel du tourisme qui connait bien le Soudan et les sites visités. Son expérience et sa connaissance du pays vous sera d'une grande utilité. Il sera à votre entière disponibilité durant tout le séjour tout en se montrant discret et réservé afin de préserver votre intimité. Le reste de l'encadrement est composé du cuisinier. Hébergement Toutes les réservations ont été effectuées par notre agence et payé d'avance. Il ne sera donc pas possible de modifier les lieux d'hébergement de dernière minute. Portage Les transferts sur les lieux de départ ou d'arrivée s'effectuent en véhicule tout terrain ou en minibus. Vous ne porterez que vos affaires de la journée : pull, gourde, appareil photo : des dromadaires ou des mulets portent le reste de vos bagages.