Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).
Réserve d’Awash :
Bien qu’ils aient du faire face à de nombreux problèmes, les parcs éthiopiens sont d’une beauté rare. Le par d’Awash est situé à 220 km à l'Est d'Addis-Abeba. Avec ses 837 km², il abrite près de 50 espèces de grands mammifères et 400 espèces d'oiseaux caractéristiques de la savane sèche à épineux. En effet, les quelques forêts et les savanes du Parc national d'Awash, sont le royaume des gazelles, des kudus, des babouins, des oryx (sorte d'antilope), des lions, des autruches, et d'une grande variété d'oiseaux, parmi lesquels on trouve des faucons, des aigles, des vautours, des flamants roses et des guêpiers. Crocodiles et hippopotames fréquentent la rivière Awash, les rivières du nord et les parties les plus fraîches des sources chaudes. Les chutes de la rivière Awash et le cratère spectaculaire du volcan Fantall (près de 2000 mètres !) complètent la magie du lieu. Les plaines au sud du parc sont bordées par les incroyables gorges d’Awash, d’une hauteur de 250 mètres
Les Amharas
Dans les moindre replis du haut plateau, la présence de l’homme est marquée par les petits villages qui s’y nichent. La population qui habite le plateau est majoritairement constituée d’Amharas, parlant l’Ahmarique, langue officielle de l’Ethiopie. La plupart d’entre-eux sont des chrétiens orthodoxe, bien qu’une minorité musulmane demeure, suite à l’incursion des forces musulmanes sur ces terres, au XVIè siècle. Les Amharas sont essentiellement agriculteurs (quelques musulmans pratiquent le tissage et vendent leurs produits, notamment les “shammas”, grands châles de coton portés par les femmes et les hommes). Des champs d’avoine et de tef ondulent sur les grandes espaces vallonnés parsemés de villages pittoresques. Dans les pâtures, les chèvres et les moutons forment l’essentiel du bétail. Les huttes circulaires sont faites de branchages plantés dans le sol, liés entre eux par une multitude de cordes artisanales et recouverts d’un mélange de boue, de bouse de vaches et d’extrait de tef, formant un “plâtre” étanche qui peut résister à plusieurs saisons des pluies ! Nous apercevons fréquemment une fumée épaisse qui s’échappe des toits coniques de chaume des huttes : celles-ci n’ont pas de fenêtres et il est de coutume de faire du feu à l’intérieur des habitations ! Quelques maisons en pierre se nichent également sur les collines d’altitude.
Le Tef
La culture du tef est particulièrement adaptée au haut plateau de l’Ethiopie et à ses conditions climatiques difficiles. Cette céréale est une véritable manne de la nature : très résistante, elle possède une valeur nutritive supérieure à toutes les autres céréales (forte concentration de protéines) et pousse aussi bien à 3.000 mètres d’altitude qu’au niveau de la Mer. Le tef est utilisé pour la confection d’une farine, ingrédient essentiel de l “’injera”, une galette (ou crêpe épaisse) fermentée et spongieuse au goût légèrement acide, qui constitue l’aliment de base de base des Amharas. Les repas sont généralement servis dans un unique plat au fond duquel reposent les galettes d’injera, accompagnées d’une sauce très épicée, le “wat” (épices, ail, oignons, généralement mélangés à de la viande d’agneau ou de la purée de légumes - lentilles et haricots blancs). La culture du tef est si caractéristique des Ahmaras, que ces derniers en font une valeur traditionnelle de leur mode de vie : le tef s’oppose au sorgho et à l’orge, deux céréales considérées comme la base d’une alimentation rurale et de plaine, plus particulièrement propre aux Oromos.