87 jours . Grande traversée du Caire au cap de bonne espérance EGYRSA87


À partir de 21990 € / base 7 personnes
 
PROCHAIN DEPART 30 JANVIER 2010. Cette expédition fut crée en 1983 par Pascal Ginailhac, à l'époque archéologue, marquant ainsi les début du tourisme d'aventure. Une traversée intégrale du Nord au Sud en véhicule 4x4 avec un chef d'expédition francophone à travers l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Malawi, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana et l'Afrique du Sud. Bien sur, peu de personnes peuvent se permettre un périple de 87 jours à travers le continent africain; c'est pourquoi nous avons découpé cet itinéraires en 5 parties: - Le Caire / Khartoum - Khartoum / Addis Abeba - Addis Abeba / Nairobi - Nairobi / Victoria Falls - Victoria Falls / Cape Town

Pour chaque étape, sélectionnez votre hébergement en cochant le carré, ceci déterminera le prix du circuit en fin d'itinéraire

EGYRSA87. Grande traversée du Caire au cap de bonne espérance


 

jour 1 Votre vol Europe - Le Caire
 
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jour 2 Le Caire

Visite des principaux sites du Caire

Le Caire est une cité mythique et mystérieuse. Depuis la nuit des temps, la ville déborde de vie, fascine par ses mosquées, charme par ses vieux quartiers, impressionne par ses musées, et enrichit par le mélange dans le même lieu des trois civilisations - antique, chrétienne et musulmane. Le Caire, c'est une mosaïque de contrastes, une myriade de couleurs et de cultures qui en font le centre culturel, intellectuel, religieux, politique, économique et artistique du monde arabe. Le Caire étonnait déjà les voyageurs au temps des Mamelouks. Encore aujourd’hui, le Caire ne laisse personne indifférent ! Une simple balade au détour des quartiers vous emmène à la découverte de mille détails pittoresques. Du musée des Antiquités au plateau de Gizeh, en passant par la citadelle et la mosquée d’albâtre Mohammed Ali, vous irez d’émerveillement en émerveillement !



Le plateau de Gizeh

Aux portes du désert se dévoile sous vos yeux le mystère des pyramides et l’énigme du Sphinx, gardien éternel des tombeaux royaux, qui ont de tous temps fasciné et nourri l'imaginaire. Se retrouver aux pieds des Pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos sur le plateau de Gizeh, face à l'une des sept Merveilles du monde, face à 5000 ans d’histoire, est toujours un moment chargé d'émotion.

Les pyramides de Gizeh fascinent les hommes depuis des générations et des générations qui se transmirent moult histories plus mystérieuses les unes que les autres. Napoléon lui-même, lors des campagnes d’Egypte fut fascine par ces édifices issus du désert. Elles portèrent différents noms au cours des ages comme “les montagnes de pharaons”, “les greniers de Joseph”. Certaines théories attribuent cette œuvre à une lointaine civilisation disparue comme l’Atlantide ou même aux extra-terrestres ! De nombreuses théories se sont élaborées quant à leurs techniques de construction et quant à l’orientation des pyramides qui répondrait à des impératifs cosmiques ou religieux.

 
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jour 3 Caire / Oasis de Bawiti

Oasis de Bawati :

De nombreux monuments et autres sites archéologiques ont été mis à jour tout autour de Bawati, ville principale de l’oasis éponyme. Un musée expose d’ailleurs quelques statues gréco-romaines ainsi que divers artefacts retrouvés dans la région. Par delà les anciennes ruines, un grand aqueduc de 3km de long s’étend jusqu'à la source Ain el-Hubaga. On pourra donc apprécier l’ingéniosité du système hydraulique de l’ancienne cité. Certains pensent que ce système était déjà utilisé par les Egyptiens de la XXVIème dynastie et que les Romains l’aurait ensuite repris à leur compte. Différentes tombes de la XXVIème dynastie ainsi que des momies d’animaux furent découvertes dans la zone de Bawati. Cette charmante localité recèle de véritables trésors !

 
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jour 4 Bawati / oasis de Farafra

Oasis de Farafa :

L’oasis de Farafa forme une dépression triangulaire fertile au nord-ouest de Dakhai, dont l’impénétrable grande mer de sable borde la partie ouest de la région. Depuis, 1958 Farafa fait partie de la “nouvelle vallée”, mais à l’époque des pharaons, elle était connue comme Ta-iht ou le pays de la vache. Ce nom vient probablement de l’association de la région à la déesse Hathor, déesse de la fertilité représentée par une vache. Sa renommée s’est basée sur ses fortes traditions et sa piété. La partie du village la plus ancienne, du côté des collines, est située près d’orangeraies entourées de palmiers. Un peu plus loin, il y a les sources chaudes de souffre à Bir Setta et le lac El-Mufid.



Surtout habitée par les Bédouins, les petites maisons de briques de boue ont des portes en bois dotées de serrures médiévales. Comme dans les autres oasis, la plupart des maisons de Farafa sont peintes en bleu (pour chasser le mauvais œil) et décorées de paysages, d’oiseaux et d’animaux. A Farafa, vous verrez un mélange de maisons, de musées, d’expositions de peintures et de céramiques dans un jardin où s’entassent des sculptures faites à partir d’objets trouvés dans le désert. Les quelques sites archéologiques de Farafa datent de l’époque romaine. Une forteresse fut construite pour protéger cette escale sur les routes caravanières vers les autres oasis et vers la vallée L’oasis était alors relativement peuplée. Les vestiges romains se trouvent autour de Qasr el-Farafra, aujourd’hui capitale de l’oasis et autrefois l’unique village. La forteresse, dominant le désert, était constituée de briques de terre. Elle fut modifiée à l’époque médiévale où elle se vit doter de 125 chambres ! Non loin de là, une source d’eau abreuvait les habitants Durant les sièges. Près Qasr el-Farafra, il y a aussi un ancien cimetière de tombes creusées dans la roche et recouvertes de sable. D’autres tombes dans la roche révèlent la présence d’ermites chrétiens qui gravaient et peignaient des croix sur les murs.



Même si Farafa n’a pas l’importance archéologique des autres oasis, elle demeure un passage important au croisement des routes caravanières. La ville incite à la flânerie dans ses magnifiques jardins.

 
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jour 5 Farafra / oasis d'El Qasr

Oasis d’El Qasr :

Dans les temps anciens, la capital de Bahariya se trouvait dans la région connue aujourd’hui comme l’oasis el-Qasr, au nord de Bawati. Autrefois, la ville portait le nom de Psobthis. On y retrouva de nombreux monuments comme des temples et des sépultures sous le village. Dans la ville d’el-Qasr, une chapelle de pierre mentionne le roi Apries de la XXVIème dynastie ainsi que deux des gouverneurs de l’oasis : Wahibrenefer et Djedkhonsu-ef-ankh. Une magnifique statue en albâtre provenant de cet édifice est actuellement exposée au musée du Caire. La chapelle fut édifiée en l’honneur d’Amon-Rê et de Khnoum. Le troisième membre de la triade thébaine, Mout, ne semble pas y être mentionné. L’ancienne cité s’étendait jusqu’à la source de Ain el-Muftillah, 3km à l’ouest. Les monuments gréco-romains de ce havre de verdure et de paix sont plutôt bien conservés.

 
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jour 6 El Qasr / oasis d'El Kharga

Oasis d’El Kargha :

Pour Hérodote, l’oasis de Kharga est « L’île des Bienheureux » : un petit paradis pour tous ceux qui arpentaient depuis des jours le désert aride et torride. L’eau y jaillissait en abondance dans la fraîcheur de la palmeraie et ruisselait dans les canalisations souterraines qui permettait alors une mise en culture. Pour l’Egypte ancienne, Kargha était “l’Oasis du Sud”, la plus grande oasis dans le désert libyen. Kharga. Aujourd’hui, on l’appelle la “Grande Oasis”. Autrefois, un lac occupait la majeure partie de la dépression et les dépôts de terres glaises offraient des espaces cultivables. Le peu d’eau de pluie était recueilli dans des puits de pierres poreuses. Kharga désigne aussi la ville principale de l’oasis où le nombre d’habitants atteint les 60 000 dont un millier de Nubiens qui s’y installèrent après la création du lac Nasser. L’oasis est en perpétuelle extension. Le gouvernement cherche à rendre la zone attractive au tourisme et à pousser les gens à s’y installer. La principale ressource de l’oasis vient de l’agriculture. Les points d’eau autour desquels se regroupent les villages, avec leurs champs et leurs palmeraies, sont séparés par de vastes espaces désertiques parsemées de grandes dunes et buttes d’argile sculptées par le vent.



Le site :

Le long de l’ancienne route qui reliait l’oasis à Louxor on retrouva un grand nombre de poteries datant du Moyen empire. Selon les historiens, Kharga semble avoir été l’endroit où était envoyé les personnes indésirables, bannies de la vallée du Nil et ainsi prisonnières de la chaleur implacable et du vent dévastateur. Ensuite, les Libyens commencèrent à s’intéresser à l’oasis et Kharga prit de l’importance. Lorsque les Romains arrivèrent, ils y bâtirent des forteresses et des fortifications pour protéger les routes caravanières. A l’époque perse, une activité de construction monumentale s’est développée à Kharga. Deux temples dédiés à la triade thébaine furent érigés: ibis and el-Ghueita. Le beau temple d’Hibis fut édifié en grande partie sous Darius Ier. Les forteresses romaines sont particulièrement nombreuses à Darb el-Arba'in, la « piste des 40 jours » qui relie le nord au sud entre Asyut et le Soudan et qui fut la route commerciale la plus importante. Elle devint ensuite la route des esclaves transportés entre le nord de l’Afrique et le sud. Deux villages au sud de l’oasis, Maks Qibli et Maks Bahri étaient les postes frontières de Darb el-Dush, la route de la vallée du Nil qui la reliait à Darb el-Arba'in. Une petite tour d’observation en brique de terre, Tabid el-Darawish, fut construite par les Anglais en 1893 pour protéger la route commerciale..



Le temple d’Ibis :

Erigé sous Darius 1er qui régna sur de 522 à 485 avant J.C. Darius, avec l’appui du clergé, entendait être le pharaon légitime. Le temple d’Ibis est l’un des rares monuments persans en Egypte. Il est très bien conservé et très intéressant notamment pour ses peintures représentant des vautours et ses immenses bas-reliefs sur les murs extérieurs. Le temple fut construit sur Hebet, ce qui signifie “la charrue” ou Hibitonpolis, la « ville de la charrue » pour les Grecs. Hebet était l’ancienne capitale de l’oasis. Des récentes fouilles archéologiques ont mis à jour un cimetière et des édifices de l’ère chrétienne qui furent détruits par un grand incendie.

Au cœur d’une palmeraie, ce temple le plus grand et le mieux préservé de l’oasis. Il fut construit avec les pierres calcaires de la région, au bord d’un petit lac sacré et dédié à la triade thébaine : Rê, Mut et Khnou.

Il fut décoré par Darius 1er et Darius II et des ajouts ont probablement été apportés par Nectanebo II et les Ptoléméens. Une église chrétienne fut érigée du côté nord du portique au 4ème siècle.

 
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jour 7 El Kharga / Louxor

Louxor :

Pour Homère, le nombre des grains de sable dépassait seul la quantité de richesses enfermées dans "la ville aux cent portes" : Thèbes. Capitale religieuse dédiée à Amon, Thèbes connut gloire et décadence. Gloire magnifiée par la construction des temples de Karnak et de Louxor. Jusqu'en 664, date à laquelle Thèbes fut mise à sac et pillée par Assounalipal. La Thèbes antique fut la capitale politique de l'Empire égyptien sous le Nouvel Empire. Ramsès et ses successeurs établirent les nouvelles dynasties près du fertile delta du Nil. Les romains, venus du nord, vinrent aussi la contempler. Aujourd'hui, les temples de Louxor et Karnak sont visités à pied ou en calèche. Sur la rive gauche du Nil, la vallée des Reines, des Rois, des Nobles, des Artistes, peuvent être visitées à pied, à dos d'âne ou à vélo. La Louxor moderne, avec ses 150 000 habitants, est un véritable musée à ciel ouvert attirant de nombreux touristes. Derrières les façades restaurées, le luxe des bateaux de croisières à quai et l’animation des rues commerçantes sommeille la Thèbes antique. Les habitants de Louxor sont très aimables et accueillants. Leurs coutumes et leur hospitalité n’ont pas changées depuis de centaines d’années. Vivant au rythme du tourisme, Louxor fait vibrer l’esprit de l’ancienne Egypte, envoûtant le visiteur au point de le faire revenir encore et encore.

 
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jour 8 Louxor - découverte libre à pied

Louxor :

Que de richesse au temple de Louxor, « Harem du Sud » du dieu Amon. Il s’agissait d’une résidence et d'un palais méridional qui hébergeait le dieu entouré des prêtres à son service. Le temple de Louxor n’était en fait qu’une chapelle de pèlerinage. Il demeure néanmoins dans la ligne des conceptions grandioses d’Aménophis III auquel Ramsès II a ajouté sa marque. Les fouilles ont été entreprises en 1881 par Gaston Maspero et poursuivies par ses successeurs. Le plan en est assez simple : sur l’emplacement probable d’un temple plus ancien, Aménophis III a fait se succéder le sanctuaire, la salle hypostyle, la cours péristyle précédée d’une colonnade de procession datant de la fin de la 18ème dynastie. Ramsès II a fait ensuite ajouter une nouvelle cour péristyle.

De peu d’étendue par rapport à la superficie de Karnak, il ne servait que pour la visite que lui rendait le roi des dieux à l’occasion de la nouvelle année. Mais avec quelle recherche Aménophis III le construisit ! A l’époque, édifié en belle pierre blanche « sur un sol d’argent et posé sur un lit d’encens », les battants de ses portes en bois d’acacias sont incrustés d’or avec des gonds de bronze et le nom d’Amon y est inscrit en pierre. A l’entrée du temple, l'obélisque de granit rose de 25 mètres, dont le socle est orné de quatre babouins, est le pendant de celui qui se trouve place de la Concorde à Paris.



Le musée de Louxor est un petit musée très intéressant. Ouvert en 1957, il recèle une magnifique collection réduite mais étudiée de sculptures et d'objets, de poteries, bijoux, meubles, statues et stèles datant pour la plupart du Nouvel Empire et provenant des temples et nécropoles de la région de Thèbes. On y admire notamment la superbe statue en diorite de Thoutmosis III.

 
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jour 9 Louxor / Aswan

Les grands pharaons d’alors, Thoutmosis III, Aménophis III célébraient Amon par la pierre en rivalisant d’imagination dans l’extraordinaire. Ainsi Karnak va devenir un complexe monumental gigantesque de plus de cent hectares où se succèdent puissants pylônes ornés de mâts à oriflammes, cours à ciel ouvert, salles hypostyles imposantes, obélisques précédant les portes, allées de sphinx bordant de larges avenues, colosses, centaines de statues de rois, sans parler de celles qu’élèvent par milliers les princes, les prêtres, les particuliers qui ont obtenu le droit de se consacrer des monuments pour profiter du contact avec les divinités. Partout éclate la richesse, flamboient l’or et l’argent des revêtements, chante la polychromie des couleurs où dominent le bleu et le vert.



La vallée des Rois est la nécropole royale de Thèbes. Elle se situe sur la rive occidentale du Nil, à 3 kilomètres de la ville de Thèbes au fond d'un long ouardi asséché, dans le désert montagneux. Aujourd’hui 62 tombes y ont été découvertes mais elles ne sont pas toutes accessibles au public. Sur les 62 tombes recensées à ce jour, 25 sont des sépultures royales. Les autres renferment les dépouilles de hauts dignitaires ou n'ont pu être encore identifiées.
Les autres renferment les dépouilles de hauts dignitaires ou n'ont pu être encore identifiées. La Vallée des Rois était surnommée jadis les Portes des Rois ou encore le Lieu de Vérité. Les Egyptiens croyaient que la vie après la mort dépendait de la construction de la tombe, la dernière demeure. Dès le début de la 18ème dynastie et jusqu’à la fin de la 20ème dynastie, les rois délaissèrent la région de Memphis et construisirent leurs tombes à Thèbes. Les pharaons du Nouvel Empire ont fait construire leur sépulture à proximité des temples dans lesquels ils séjournaient afin de suivre l'état d'avancement des travaux. Ils abandonnèrent également le style pyramidal habituellement utilisé. Les tombes furent creusées dans la roche, toutes sur un plan assez similaire : 3 couloirs, une antichambre et une chambre fermée pour le sarcophage. La vallée des rois abrite notamment les tombes de Ramsès III, IV, VI, IX, de Séti 1er, Touthmosis III, Amenhotep II, Horemheb et bien sûr du célèbre Toutankhamon

 
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jour 10 Aswan - Abu Simbel

Abu Simbel:

Les temples d’Abu Simbel, vieux de 3000 ans, restèrent pratiquement inconnus jusqu’à ce que Johan Ludwig Burckhardt le découvre en 1813. Aujourd’hui, deux temples dominent le lac Nasser, celui de Ramsès II, gardé par quatre colosses assis à son effigie, et celui de son épouse royale Néfertari, au sanctuaire dédié à Hathor, déesse de l'amour et de la vie. Les personnages font face au soleil levant, entièrement taillés dans la montagne de grès ocre. Ils sont les anges gardiens de ces temples cavernes. Des travaux titanesques permirent de 1964 à 1970 de déplacer le temple de 180 mètres, ceci afin de le sauver des eaux du lac Nasser. L’opération coûta près de 40 millions de dollars. Quelques 300 000 tonnes de rochers furent découpées à la main, remontées de 65 mètres et réassemblées pour reconstruire les temples dans la montagne, soutenus par de gigantesques dômes protecteurs. La reconstruction témoigne du souci de fidélité par rapport aux temples originaux. Les ingénieurs ont essayé tant bien que mal de respecter scrupuleusement l’orientation qu’avait l’édifice 65 mètres plus bas. Actuellement, chaque soir, des spectacles sons et lumières font frissonner les visiteurs face à ce majestueux temple de Ramsès sauvé des eaux.



L’île de Philae

A environ 7 Km d’Assouan, l’île de Philae fut choisie comme « île sainte » pour rassembler les deux époux Isis et Osiris. Le temple resplendissait par ses colonnes aux magnifiques couleurs alors érigées sur de hauts rochers de granit entourés de dattiers, de palmiers et de mimosas. L’île de Philae Philae devint un haut lieu de pèlerinage et de cérémonies et le culte d’Isis se répandit non seulement dans toute l’Egypte mais aussi chez les Grecs, les Romains, en Ethiopie.

Le temple de Philae, sur l’île du même nom est un complexe architectural édifié depuis le 4ème siècle avant J-C. jusqu’au 2ème siècle après J-C, comprenant le temple d’Isis. Celui-ci est dédié à la déesse Isis, la mère par excellence, l’épouse aimante, la grande magicienne que les anciens Egyptiens surnommaient « la grande dame de Philae ».

Après la construction du premier barrage d’Assouan, ce petit paradis n’était au sec que deux mois par ans (en août et en septembre). Le reste du temps, il était submergé par l’eau. Après la construction du haut barrage, Philae fut définitivement engloutie par les eaux du lac Nasser. De 1968 à 1984, une vaste campagne de sauvetage fut entreprise par l’Unesco. Les travaux consistèrent à repêcher et à découper les pièces des monuments puis à les transférer sur l’île d’Agilkia, 300m au nord. Il a fallu aplanir et agrandir l’île, lui donner la forme d’un oiseau dont le bec serait dirigé vers la Nubie dans le but de la faire ressembler exactement à Philae.



Inauguré le 10 mars 1980, le site est composé de plusieurs monuments dont les plus importants sont : le pavillon de Nectanebo I, le grand temple d’Isis et ses annexes, le kiosque de Trajan et le petit temple de Hathor. Les murs et les colonnes de ces temples sont tapissés de textes, de gravures et de peintures racontant l’histoire d’amour qui inspira plusieurs poètes, l’histoire d’Isis et d’Osiris.

 
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jour 11 Aswan / lac Nasser / Wadi Alfa (Soudan)

Aswan :

Depuis l'époque pharaonique, la ville d'Assouan, l’antique Syène, située juste après la première cataracte du Nil, est le point de rendez-vous des caravanes de chameaux venus du désert soudanais mais au fil des siècles, elle fut tout à la fois ville de garnison et ville-frontière, porte de l’Afrique et de la Nubie et marché prospère au carrefour des routes caravanières. Forteresse naturelle protégée par le fleuve turbulent, elle était servait de base pour les expéditions militaires en Nubie, au Soudan et en Ethiopie. Assouan fut aussi une terre d’exil où on envoyait les généraux trop encombrants afin de les tenir à l’écart du Forum et de protéger les intérêts de l’empereur. Ses carrières de granit rouge fournirent des blocs pour tailler les obélisques, les colosses et certains sites de la vallée du Nil. Le principal intérêt de cette ville au climat idyllique réside surtout dans son marché aux épices, dont l'odeur embaume les ruelles depuis des millénaires, dans le charme des Nubiens élégants et gracieux, dans ses souks colorés et dans ses sites historiques. De grandes felouques aux voiles triangulaires vagabondent entre l'île Eléphantine, refuge de deux villages nubiens, et l'île aux fleurs, aux essences orientales, et plus connue sous le nom d'île Kitchener. De nombreuses balades sont possibles à pied, à vélo, en calèche ou en felouque. N’oublions pas d’évoquer le célèbre barrage d’Assouan, Saad-el-Ali, inauguré en 1971 et conçu dans le but de contrôler les crues du Nil.



Lac Nasser

Le lac Nasser doit son nom à Gamal Abdel Nasser (président égyptien de 1956 à 1970). Ce réservoir artificiel, formé par le grand barrage d'Assouan est situé au sud de l'Egypte, sur le Nil. Il fut créé pour r répondre au besoin d’une population toujours croissante tant pour la production d'énergie hydroélectrique, l'irrigation ou encore pour la pêche. Avec la création du lac, les trésors de Nubie, vingt-quatre temples et chapelles pharaoniques et gréco-romaines allaient être définitivement engloutis. L’unique moyen de visiter les temples nubiens déplacés, hormis pour Kalabsha et d’Abou Simbel, est d’effectuer une croisière sur le Lac, expérience rare de découvrir ces monuments sauvés des eaux et à nouveau accessibles aux touristes.

 
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jour 12 Wadi Alfa / Akasha / temple de Soleb

Wadi Alfa. Nous arrivons au Soudan. Wadi Alfa est le port international du Soudan, reliant ce pays à l'Egypte. Cette partie nord du pays est un vrai paradis pour les archéologues.



Temple de Soleb :

Edifié par le pharaon Aménophis III en plein désert nubien, ce temple jubilaire devait affirmer la puissance pharaonique en Nubie. Situé en aval de la Troisième Cataracte, ce temple fut bâti pour célébrer la première fête-sed en l'an 30. Le site abritait des sculptures monumentales de béliers et de la divinité serpent de Napata. Un temple à chapiteaux hathoriques, en l'honneur de la Grande Epouse Royale Tiyi, fut érigé à une quinzaine de kilomètres au Nord. La disposition de ces deux sanctuaires fait penser à l'ensemble grandiose creusé par Ramsès. Les rois de la XVIIIème dynastie développent une société de bâtisseurs. Ils font restaurer les anciennes forteresses et commandent des constructions de comptoirs commerciaux et de cités-sanctuaires. Sous la XIXème dynastie, les Egyptiens occupent la Nubie et de cette période reste notamment les temples rupestres de Ramsès II, dont les plus célèbres sont les deux spéos d'Abou Simbel. Tous ces temples obéissent aux règles des proportions de l’architecture égyptiennes.

 
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jour 13 Soleb / Dongola

Dongola est considérée comme la capitale de la Nubie chrétienne.Pendant plusieurs siècles (du VIe au XVIe siècle), la nation soudanaise s'est façonné une double identité, d’abord chrétienne, puis arabo-musulmane. En effet, deux royaumes chrétiens se constituèrent vers le VIe siècle: le royaume de Dongola qui s’étendait d’Assouan à Khartoum et celui d’Aloa, au sud de Khartoum. Situé en Haute Nubie, entre la 3ème et 4ème cataracte, Dongola, l'actuelle Dongola-el-Ajouz, révéla lors de fouilles des pièces égyptiennes et méroïtiques, nous renseignant sur l'ancienneté du site. Dongola connaît son apogée lors de l'islamisation de la Nubie chrétienne, du VIIè au XVIè siècle. Aujourd’hui, habitat, palais et tombes témoignent de ce passé prestigieux.

 
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jour 14 Dongola / temple de Kawa / Karima

Le temple de Kawa forme un véritable site archéologique au sud de la Quatrième Cataracte (sud de l'île d'Argo) qui comprend également des temples dédié à Amon*dont certains érigés durant le règne de Toutankhamon et de Taharqa.



Karima est une petite ville située au pied du Djebel Barkal. Elle correspond en grande part à l’ancienne Napata, avant-poste militaire édifié par Thoutmôsis III sous la XVIIIème dynastie. Le roi Piankhy entreprit successivement la conquête de la Nubie, puis de l'Egypte. Ensuite, il crée la XXVème dynastie dite "koushite" ou "éthiopienne". Les rois koushites, règneront sur l'Egypte durant environ un siècle. Ils relanceront les constructions dans presque tous les grands centres religieux et influenceront l'art égyptien. Napata prend de l’importance au même titre que Thèbes ou de Memphis. Elle sera un centre religieux majeur de l'Empire méroïtique. Selon les croyances, le Djebel Barkal, "la montagne sacrée", serait la demeure du dieu Amon de Napata. Les Koushites reprennent les rituels funéraires égyptiens ainsi que la forme de la pyramide pour leurs sépultures. Nous en avons un exemple avec les cimetière d'el-Kurru et de Nuri. Ces pyramides ressemblent davantage à celles des tombes privées de Thèbes qu'aux pyramides de la nécropole de Memphis. La cité fut saccagée par les armées romaines puis restaurée et correspond aujourd’hui à la moderne Karima.

 
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jour 15 Désert de la Bayuda

Le désert de Bayuda se trouve dans la boucle du Nil entre les 4 e et 6 e cataractes. Il se caractérise par sa roche basaltique noire issue d’ancien volcans Il n’est pas rare d’y croiser quelques gazelles dorcas ou des troupeaux de chameaux et d’ânes des nomades Bisharin. Le paysage tout simplement sublime est constitué de dunes de sable alternant avec des plaine de sable toute plate et de rochers rouges érodés par le vent.

Un traversée magique dans ces territoires désertiques moins connus que le désert de Nubie mais tout aussi envoûtants.

 
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jour 16 Pyramides de Karima & Merowe

Les rois du puissant royaume de Nubie ont changé de capitale à maintes reprises. Ceci explique qu’aujourd’hui, on retrouve des sépultures royales et des vestiges de métropoles en divers endroits le long du Nil soudanais. Les archéologues y ont recensés près de 225 pyramides. Ils y ont retrouvé de la poterie, de la verrerie, des bijoux et d’autres objets précieux.

Avec la visite des pyramides de Karima et de Meroe nous découvrirons les richesses de l’antique Nubie. Celles de Merowe correspondent à la nécropole royale de Napata, ancienne capitale de l’empire nubien. Napata fut une grande capitale au même titre que Thèbes ou Memphis et devint un centre religieux majeur de l'Empire méroïtique Les Koushites s’inspirèrent des rituels funéraires égyptiens. En témoignent la forme pyramidale de leurs tombeaux, comme celles du cimetière d'el-Kurru ou de Nuri. Ces pyramides s'apparentent plus aux tombes privées de Thèbes qu'aux pyramides de la nécropole de Memphis. Les armées romaines mirent la cité à sac. Restauré par la suite, la cité de Napata est aujourd'hui recouverte en grande partie par la ville moderne de Karima. Le sac de Napata poussa son souverain à s’installer plus au Sud, à Méroé, où une très grande civilisation africaine allait se développer. Napata garda cependant durant trois siècles le prestige d’une capitale religieuse : les rois s’y faisaient investir et inhumés sous les pyramides de Nouri.

Dans un cadre merveilleux, sous le soleil et le ciel azur, vous traverserez le temps et les âges en vous baladant au milieu des restes de temples et des pyramides, dernière demeure de l’élite de la société nubienne de l’époque.

 
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jour 17 Merowe / Shendi

La ville de Shendi, a environ 150km au nord de Khartoum sur la rive droite du Nil, était au XIXeme siècle, le principal marché aux esclaves du Soudan. Aujourd’hui, cette petite cité constitue une étape rafraîchissante et distrayante notamment grâce à son petit marché local aux mille parfums et couleurs. Non loin de la ville se trouve le temple de Musawwarat qui est actuellement en reconstruction. Un peu plus loin, à environ 2 heures de route, le temple de Naqa est impressionnant. Appelé également le temple des lions, il est très bien conservé.



Histoire :

Vers 300 av. J.-C., un changement se produisit au sein de l'élite dirigeante du royaume de Napata. Le roi Ergaménès - Arkamani Ier - aurait alors supprimé le pouvoir des prêtres d'Amon. La nécropole de Nouri fut alors déplacée à Méroé, où quelques membres de la famille royale avaient déjà été inhumés. Àinsi des temples pour les divinités locales (le dieu léontocéphale Apédémak) furent érigés juste à côté des temples pour les divinités égyptiennes (comme les sanctuaires d'Amon, à Méroé et Naga. L’histoire de l'art méroïtique est encore très peu connue, Aujourd’hui, la statue royale en bronze doré reste l'unique témoignage de la maîtrise des métaux atteinte à Méroé. Le nombre impressionnant des représentations de prisonnier permet d'attribuer aux populations méroïtique un caractère plutôt belliqueux. Le groupe de ce que l'on appelle les « statues-ba » est très intéressant par sa diversité stylistique : il s’agit de statues funéraires de personnages non-royaux, provenant du Nord du royaume. Le plus étonnant sont les similitudes stylistiques qui se retrouvent entre la plus impressionnante de ces têtes et les réalisations contemporaines de la culture Nok, au Nigéria, à quelque 2500 km de là. Méroé fut une culture marginale du royaume des Ptolémées, puis de l'Empire romain en Égypte. L’importance des relations commerciales se lit dans l’importance des objets importés de la culture hellénistique qui furent imités ensuite localement. Les élites locales étaient attachées à la culture grecque. De ce fait, une série de statues s'inspirant des modèles gréco-romains (« Vénus de Méroé ») furent bâties pour un nymphée du palais royal de Méroé.

 
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jour 18 Shendi / pyramides de Meroe

Le royaume méroïtique que l’on retrouve référencié en tant que Koush dans la Bible et Éthiopie chez les Grecs et les Romains. Ce royaume s’étendait sur un immense territoire de Philae à Khartoum du troisième siècle av. J.-C. au quatrième siècle de notre ère. Les rois de cette première civilisation connue d’Afrique noire furent inhumés à Méroé. Les pyramides de Meroe se marient avec perfection dans ce magnifique paysages de dunes de sable. Méroé fait figure de légende. Le grand royaume de Méroé fascina de nombreux écrivains et inspira de grands récits. On peut y admirer des enceintes et bâtiments religieux (le temple du Soleil, le plus ancien; le grand temple d'Amon du IVe siècle avant J.-C.) des palais royaux avec leurs bains (IIe siècle avant J.-C. - IIIe siècle après. J.-C.) ainsi que les nécropoles comprenant plusieurs groupes de tombes, dont les célèbres pyramides élancées, qui s'échelonnent du VIIIe au IIIe siècle av. J.-C. En effet, le site recèle près de 40 pyramides en très bon état de conservation. Chaque tombe est constituée par une chapelle accolée à la pyramide. Le chambre est située sous la pyramide proprement dite Les murs des chapelles funéraires sont décorés avec des bas reliefs qui montrent la vie des rois et des Dieux (Royaume de Koush-250-350 av J.C.). Lorsque Napata est écrasée par les égyptiens en 591 av. J.C., les rois de Koush se replient vers leurs nouvelle capitale : Méroé. La ville existait toutefois déjà bien avant. Vers 300 av. J.C., les rois ne font plus enterrer à El Kurru mais ici. Une riche cité s'étends au bord du Nil avec monuments religieux, commerces, artisanats (métallurgie, orfèvrerie, potiers ..) alors que le cimetière royal reste situé à distance sur des collines dans le désert.

Pour beaucoup, Méroe est le plus beau site du Soudan !

 
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jour 19 Meroe / Shendi / temple de Naga

A Naga, trois civilisations se rencontrent. Un premier temple méroïtique atteste d'une occupation africaine. Loin du Nil, dans les steppes de la Butana, Naga est un des plus beaux sites méroïtiques. A proximité d'une grande ville (non fouillée) on découvre le grand temple d'Amon avec son allée flanquée de béliers, le temple d'Apedemak (ou temple du lion) construit par le roi Natakamani et juste à côté un joli kiosque dont l'architecture traduit des influences grecques, romaines et égyptiennes. Dans le deuxième temple, dédié à Amon, on retrouve les divinités du Panthéon égyptien. Deux séries de béliers entourent le kiosque. Situé à quelques km de Naga, Musawwarat fut un lieu de pèlerinage à l'époque méroïtique. Il abritait sans doute un enclos d'animaux sauvages destinés aux chasses royales. Peut-être y rassemblait-on aussi des éléphants dressés à l'art de la guerre, comme le laisse supposer la taille gigantesque du hafir creusé près des temples. Les fouilles entreprises, depuis 1995, par l'équipe du musée égyptien de Berlin dégagent à Naga une véritable ville, fondée vers 200 av. J.-C. et qui fut très florissante jusqu'au IIIe siècle de notre ère. Là, perdus au milieu du désert, sur un kilomètre carré, trois édifices religieux ont résisté à deux millénaires de vent, de chaleur et de pluie. On suppose que Naga était une ville royale reliant la population de la vallée du Nil et les nomades du désert. Elle constituait alors un véritable débouché pour l’échange les produits des deux mondes qui se mêlaient dans ce royaume entre l'Egypte et l'Afrique.

 
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jour 20 Naga / Khartoum

Khartoum est la deuxième ville musulmane d’Afrique du Nord. Capitale de la République du Soudan, située au confluent du Nil Blanc et du Nil Bleu, l’agglomération compte plusieurs millions d'habitants. La cité de Khartoum se compose de trois villes distinctes reliées par des ponts. Le centre colonial de style anglo-arabe regroupe les services administratifs publics et privés, les banques, les hôtels, les trois universités et les quartiers de villas. Khartoum-Nord ou Halfayé est une ville industrielle avec des usines textiles, des ateliers de chemin de fer. Omdurman, ville de grands commerçants, est fréquentée par les fidèles venus se recueillir sur le tombeau du Mahdi, qui dirigea, de 1881 à 1885, l'insurrection contre les Britanniques. La ville fut fondée par les Égyptiens en 1823. Elle acquit de l'importance à mesure que le Soudan s'ouvrait au commerce extérieur. Les mahdistes s'en emparèrent après un long siège et assassinèrent le général Gordon (1885). Reprise en 1898 par les troupes de Kitchener, elle fut reconstruite selon un plan moderne conçu par ce dernier. Elle devint capitale en 1956.

 
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jour 21 Khartoum

Khartoum est le melting pot du Soudan. Il y a trois couleurs qui résument la ville animée de Khartoum: le noir pour sa population, le blanc pour ses vêtements et le bleu pour le ciel !

 
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jour 22 Khartoum, Wad Medani, Gedaref

La route nous emmène vers Wad Medani l’un des centre commerciaux de la région. De superbes plages s’étendent sur les rives est du Nil Bleu. Wad Medani est le chef lieu de la région de Gezirah. C’est une des villes importantes du pays. Forte de ses 250 000 habitants, elle est l’une des zones les plus fertiles du Soudan, à 200 km au sud de Khartoum. En chemin vers Gedaref la route traverse des paysages surprenants et de vastes étendues de plantations de coton.

Carrefour de civilisations, aire de métissages, la superficie du Soudan est la plus vaste d'Afrique mais le pays est relativement peu peuplé. La partie nord du pays est dominée par une végétation désertique, alors que la région sud est recouverte de savanes. C'est également au sud, ainsi que le long des fleuves, que se situent les principales régions forestières, où poussent acacias, baobabs, acajous, hévéas, papyrus et ricins. La faune (plus présente dans le sud du pays) comprend entre autres des hippopotames, des léopards des crocodiles, des oiseaux migrateurs, des girafes, différentes espèces de singes, des reptiles et des insectes.

L'histoire ancienne du Soudan est relativement peu connue. Le nord du pays qui correspond à l’ancienne Nubie fut conquise par les Égyptiens (XXe siècle avant J.-C.) qui la nommèrent «pays de Koush». Dès le Ier millénaire avant J.-C., un royaume indépendant dont la capitale fut Napata, puis Méroé domina un moment l'Égypte (de 750 à 663 avantJ.-C.). Après avoir été christianisée au VIe siècle, la Nubie fut progressivement occupée par les Arabes.

La population du nord du pays suit la loi islamique et s'habille de manière conservatrice: la galabiyya - une longue robe - et le turban pour les hommes, la thobe pour les femmes, qui sont couvertes des pieds à la tête.

L’extrême sud est le territoire des paysans et des pasteurs nilotiques: ils représentent environ le cinquième de la population nationale. Dans les zones de savanes les Dinkas et les Nuers pratiquaient un élevage dans le but d'assurer la circulation des richesses. D'autres groupes, de langue luo, associent cultures, élevage et pêche autour des lacs et des rivières de la cuvette. Certains peuples se sont sédentarisés mais des éleveurs nomades continuent leur route entre les piémonts frontaliers de l'Ouganda et les bas plateaux.

 
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jour 23 Gedaref, Gallabat (frontière), Gondar (Ethiopie)

Au début, la route est un brin monotone… bordée d’immenses plantations, plus à l’est les routes de montagnes deviennent magnifiques. En altitude, les paysages qui défilent devant nos yeux sont époustouflants. Devant un tel décor, le silence s’impose de lui-même…. Ces vues de cartes postales en live varient sous les différentes lumières du jour. L’Ethiopie, c’est le pays des treize mois de soleil. Leur calendrier ainsi que leur système horaire différent du nôtre. Dans le calendrier Julien, on compte douze mois de trente jours et un mois de 5 à 6 jours selon les années. Dans le système horaire amharique, il y a six heures de différence avec notre système horaire

 
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jour 24 Gondar

En 1632, la cité de Gondar fut fondée par l'empereur Fasilidès. Elle prit alors le statut de la capitale de l'Ethiopie jusqu’en 1886. Chef-lieu de la province de Beghemeder, au nord du lac Tana et à environ 750 km au nord d'Addis-Abeba. La ville compte aujourd’hui près de 167 000 habitants. Cette ville rayonnait dans tout le pays et son influence se fit sentir aussi bien par sa vie économique et politique que par sa célèbre école de théologie. Son passé glorieux se lit dans les ruines de ses châteaux et dans ses vestiges d’églises peintes.

 
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jour 25 Gondar, Bahar Dar, lac Tana

Bahar Dar, au sud du Lac Tana est entouré d’une végétation luxuriante. En perpétuel développement, la ville est logée au bord du lac Tana, plus grand lac d'Éthiopie, situé à 1800m d'altitude avec une superficie de 3600 km². Le lac compte 37 îles. Bahar Dar est une petite cité calme et paisible à 520 km au nord-ouest d'Addis-Abeba. Son marché quotidien coloré est très agréable.. Son principal intérêt est sa position géographique sur les rives du lac Tana. Ses environs sont également attrayants. On peut y voir des artisans confectionner des embarcations en papyrus. La réputation du lac Tana s’est bâtie sur ses nombreuses petites îles dont certaines abritent des monastères. On compte 29 monastères orthodoxes au sein des îles. Certains remontent au 11ème, d’autres sont plus récents (16ème siècle). Les monastères de Kidane Mehret, Kebran Gabriel (interdit aux femmes) et de Debre Maryam comptent sans doute parmi les plus célèbres. Leur emplacement stratégique au milieu du lac devait les protéger des invasions arabes dans la région. Dans de nombreux cas, ils ont permis d’abriter de précieux manuscrits de l'église orthodoxe. Le lac Tana tire également son importance du fait qu’il constitue la source du Nil Bleu. Celui-ci remonte ensuite vers le nord à Khartoum pour s’unir avec le Nil Blanc et ainsi former le Nil

 
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jour 26 Bahar Dar, chutes du Nil bleu

Bahar Dar, au sud du Lac Tana est entouré d’une végétation luxuriante.
En perpétuel développement, la ville est logée au bord du lac Tana, plus grand lac d'Éthiopie, situé à 1800m d'altitude avec une superficie de 3600 km². Le lac compte 37 îles. Bahar Dar est une petite cité calme et paisible à 520 km au nord-ouest d'Addis-Abeba. Son marché quotidien coloré est très agréable. Son principal intérêt est sa position géographique sur les rives du lac Tana. Ses environs sont également attrayants. On peut y voir des artisans confectionner des embarcations en papyrus. La réputation du lac Tana s’est bâtie sur ses nombreuses petites îles dont certaines abritent des monastères. On compte 29 monastères orthodoxes au sein des îles. Certains remontent au 11ème, d’autres sont plus récents (16ème siècle). Les monastères de Kidane Mehret, Kebran Gabriel (interdit aux femmes) et de Debre Maryam comptent sans doute parmi les plus célèbres. Leur emplacement stratégique au milieu du lac devait les protéger des invasions arabes dans la région. Dans de nombreux cas, ils ont permis d’abriter de précieux manuscrits de l'église orthodoxe. Le lac Tana tire également son importance du fait qu’il constitue la source du Nil Bleu. Celui-ci remonte ensuite vers le nord à Khartoum pour s’unir avec le Nil Blanc et ainsi former le Nil.

Le Nil Bleu (Bahr el-Azraq ) prend sa source à un peu plus de 100 km au sud-ouest du lac Tana. Ensuite, il plonge dans les chutes Tissisat (« l’eau qui fume »). Celles-ci, appelées également chutes du Nil Bleu se situent à environ 45 minutes en bus de Bahar Dar. Ces chutes furent longtemps l’objet de la quête de nombreux explorateurs. C’est finalement en 1170 que Paez, d’origine portugaise, les découvrit. Hautes de 50 m et larges de 400 m, ces chutes comptant parmi les plus belles du monde offrent vraiment un spectacle impressionnant.
Après les chutes de Tissisat, le Nil Bleu s'engouffre dans des gorges profondes et inhabitées, jusqu'à la plaine soudanaise. Dans ces régions il est rejoint par deux affluents saisonniers, la Rahad et le Dinder. Avec le Tekézé au nord et le Baro au sud, Le Nil Bleu et ses affluents représentent 50% du réseau fluvial du pays.
Les chutes du Nil Bleu ou chutes de Tissiat sont parmi les chutes les plus impressionnantes de tout le continent africain. Après avoir marché le long d’un sentier caillouteux, vous ne pouvez pas imaginer ce qui vous attend : une découverte spectaculaire ! Toute la puissance de la nature mêlée à une profonde sérénité, voilà les chutes du Nil Bleu. Vous profiterez de cette beauté en toute tranquillité…il y a assez peu de touristes.

 
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jour 27 Bahar Dar, Debre Tabor

Nous quittons les rives du Lac Tana pour les hauts plateaux qui débordent de paysages grandioses parsemés de petits villages de cases oromos rondes et de collines à perte de vue sur les quelles se cultive le teff, la céréale locale.

 
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jour 28 Debre Tabor, Lalibella

Tout au long du trajet vous apprécierez l’Éthiopie dans sa diversité géographique, ethnique et ses richesses culturelles dans un décor époustouflant sous un climat toujours relativement frais. On peut même y voir des forêts d’eucalyptus venant d’Australie importées à la fin du XIXe siècle, dans le but de lutter contre la déforestation. Concernant la vie animale, on dénombre essentiellement de nombreuses espèces d’antilopes et quelques singes, comme le babouin gelada. L’Ethiopie recense surtout plus de 830 espèces d’oiseaux.

 
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jour 29 Lalibella

Lalibella ou la« Nouvelle Jérusalem » éthiopienne se situe à plus de 2600 mètres d’altitude, à 640 km d’Addis-Abeba. Le site comporte un monastère et onze églises datant du XIIe siècle qui furent taillées et creusées dans la roche volcanique. Tout autour s’étend un village traditionnel aux maisons rondes. Ces étranges édifices à l’allure d’églises excavées s’élèvent depuis les entrailles de la terre. Leurs toits se confondent avec le sol. Dans les montagnes aux environs, on peut trouver d’autres d'églises monolithiques. D’après les archives de Lalibela, un ouvrage éthiopien datant du XVe siècle ces pierres auraient été taillées suite au rêve d’un roi. La légende veut que les onze églises de Lalibella aientt été taillées par des anges en une seule nuit

Le Roi Lalibella (1181-1221) de la dynastie des Zagoué règnait sur l’Empire. Selon la légende Lalibela ( ou “ Celui dont les abeilles reconnaissent la souveraineté ”, en amharique, une des langues parlées en Ethiopie, car lorsqu’il était enfant un essaim avait recouvert son corps sans lui faire aucun mal) fut empoisonné par son frère et tomba en catalepsie. Un ange apparut dans ses songes et celui-ci l’emmena voir de merveilleux édifices. Dieu ordonna ensuite à Lalibella de reproduire ces monuments sur Terre. Trois jours plus tard, il sortit de sa léthargie et commanda la taille de onze églises dans les montagnes de l'ancienne ville de Roha. Depuis, on dit que les hommes et les anges travaillèrent ensemble pour édifier Lalibela, la « Nouvelle Jérusalem ». L’un des attrait du site est que chaque église a sa propre originalité de structure et de style. Les églises de Lalibela figurent sur la liste du patrimoine mondial

 
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jour 30 Kombolcha, Mille, Parc d'Awash

Les routes éthiopiennes ne cessent de surprendre le voyageur par leur diversité, leur majesté. Avec son imposante ligne de cônes volcaniques dominés par le Fantale (2007 m), le Massif de l'Awash est l'une des destinations incontournables d'Ethiopie. C'est ici, au milieu des plaines de savanes tapissées d'herbe rase, et parsemées d'épineux, que l'on découvre tout l'éventail de la faune éthiopienne, et des myriades d'oiseaux tels que l'autruche, l'oiseau secrétaire, l'aigle bateleur, diverses espèces de vautours, des pintades de Numidie, busards, gangas, perroquets pour ne citer que les plus familiers.

 
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jour 31 Parc d'Awash


Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).

Réserve d’Awash :
Bien qu’ils aient du faire face à de nombreux problèmes, les parcs éthiopiens sont d’une beauté rare. Le par d’Awash est situé à 220 km à l'Est d'Addis-Abeba. Avec ses 837 km², il abrite près de 50 espèces de grands mammifères et 400 espèces d'oiseaux caractéristiques de la savane sèche à épineux. En effet, les quelques forêts et les savanes du Parc national d'Awash, sont le royaume des gazelles, des kudus, des babouins, des oryx (sorte d'antilope), des lions, des autruches, et d'une grande variété d'oiseaux, parmi lesquels on trouve des faucons, des aigles, des vautours, des flamants roses et des guêpiers. Crocodiles et hippopotames fréquentent la rivière Awash, les rivières du nord et les parties les plus fraîches des sources chaudes. Les chutes de la rivière Awash et le cratère spectaculaire du volcan Fantall (près de 2000 mètres !) complètent la magie du lieu. Les plaines au sud du parc sont bordées par les incroyables gorges d’Awash, d’une hauteur de 250 mètres

Les Amharas
Dans les moindre replis du haut plateau, la présence de l’homme est marquée par les petits villages qui s’y nichent. La population qui habite le plateau est majoritairement constituée d’Amharas, parlant l’Ahmarique, langue officielle de l’Ethiopie. La plupart d’entre-eux sont des chrétiens orthodoxe, bien qu’une minorité musulmane demeure, suite à l’incursion des forces musulmanes sur ces terres, au XVIè siècle. Les Amharas sont essentiellement agriculteurs (quelques musulmans pratiquent le tissage et vendent leurs produits, notamment les “shammas”, grands châles de coton portés par les femmes et les hommes). Des champs d’avoine et de tef ondulent sur les grandes espaces vallonnés parsemés de villages pittoresques. Dans les pâtures, les chèvres et les moutons forment l’essentiel du bétail. Les huttes circulaires sont faites de branchages plantés dans le sol, liés entre eux par une multitude de cordes artisanales et recouverts d’un mélange de boue, de bouse de vaches et d’extrait de tef, formant un “plâtre” étanche qui peut résister à plusieurs saisons des pluies ! Nous apercevons fréquemment une fumée épaisse qui s’échappe des toits coniques de chaume des huttes : celles-ci n’ont pas de fenêtres et il est de coutume de faire du feu à l’intérieur des habitations ! Quelques maisons en pierre se nichent également sur les collines d’altitude.

Le Tef
La culture du tef est particulièrement adaptée au haut plateau de l’Ethiopie et à ses conditions climatiques difficiles. Cette céréale est une véritable manne de la nature : très résistante, elle possède une valeur nutritive supérieure à toutes les autres céréales (forte concentration de protéines) et pousse aussi bien à 3.000 mètres d’altitude qu’au niveau de la Mer. Le tef est utilisé pour la confection d’une farine, ingrédient essentiel de l “’injera”, une galette (ou crêpe épaisse) fermentée et spongieuse au goût légèrement acide, qui constitue l’aliment de base de base des Amharas. Les repas sont généralement servis dans un unique plat au fond duquel reposent les galettes d’injera, accompagnées d’une sauce très épicée, le “wat” (épices, ail, oignons, généralement mélangés à de la viande d’agneau ou de la purée de légumes - lentilles et haricots blancs). La culture du tef est si caractéristique des Ahmaras, que ces derniers en font une valeur traditionnelle de leur mode de vie : le tef s’oppose au sorgho et à l’orge, deux céréales considérées comme la base d’une alimentation rurale et de plaine, plus particulièrement propre aux Oromos.

 
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jour 32 Parc d'Awash, Harar

Tout au long du trajet vous apprécierez l’Éthiopie dans sa diversité géographique, ethnique et ses richesses culturelles dans un décor époustouflant sous un climat toujours relativement frais. On peut même y voir des forêts d’eucalyptus venant d’Australie importées à la fin du XIXe siècle, dans le but de lutter contre la déforestation. Concernant la vie animale, on dénombre essentiellement de nombreuses espèces d’antilopes et quelques singes, comme le babouin gelada. L’Ethiopie recense surtout plus de 830 espèces d’oiseaux.
Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.

 
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jour 33 Harar

Populations et religions semblent cohabiter avec une étonnante harmonie. Loin des clichés que l’on peut avoir de l’Ethiopie, c’est là que vécu Arthur Rimbaud durant les dix dernières années de sa vie en tant que marchand d’armes et de diverses breloques. De nos jours, le souvenir de sa présence continue de hanter la « Maison Rimbaud », une grande maison de bois et de verre teinté, dressée au cœur du vieil Harar Pour les habitants d’Harar, le nom du poète reste une énigme. Dans un dédale de ruelles tortueuses, ses habitants appellent le jogol. Elle passe souvent pour le plus beau monument. C’est à l’âge de 26 ans, que l’« l’homme aux semelles de vent » a échoué presque malgré lui dans cette ville fortifiée de l’est éthiopien, perdue entre désert et montagne. Nouvelle étape d’une fuite continue érigée en règle de vie. « Je m’ennuie beaucoup, toujours; je n’ai même jamais connu personne qui s’ennuyât autant que moi », écrit Rimbaud en 1888 depuis son exil abyssin. Il avait alors pratiquement renoncé à toute création poétique Il se livra à la photographie, rédigea des rapports pour la Société de Géographie et organisa des caravanes à travers l’Ogaden pour la compagnie d’import-export d’Alfred Bardey. En 1885, il espère faire fortune en vendant deux mille fusils au futur empereur Ménélik, mais on raconte qu’il ne vit jamais la couleur de l’argent. Ainsi couvert de dettes, il quitta précipitamment Harar. L'Ethiopie, et Harar en particulier, inspira de célèbres écrivains français dont Henri de Monfreid, auteur notamment de « Ménélik II, tel qu'il fût ». Henri de Monfreid appelait Ménélik "Louis XI africain" Ce dernier fit venir des ingénieurs français et anglais pour moderniser son pays. En 1901, il inaugura ainsi la première ligne téléphonique Addis-Abeba-Harar. Pour l’anecdote, on raconte qu’on l'invita à essayer l'appareil. Ménélik porta l'écouteur à son oreille et recula, effrayé, en entendant la voix de son ministre Makonnen. On le rassura en lui expliquant le fonctionnement du téléphone dont il saisit aussitôt la prodigieuse utilité
L’Ethiopie est le seul pays d’Afrique, avec le Liberia, à ne jamais avoir été colonisé. Harar en fit partie après avoir elle-même connu une longue période d’isolement. L’histoire lui offre donc une double raison de cultiver sa fierté et son esprit d’indépendance. Encore, le tourisme reste discret et les modes préservent leurs traditions de la modernité. La ville d’Harar semble hors de l’espace et hors du temps..

 
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jour 34 Harar, Sodere

Après l’effervescence et la découverte du passé mythique de la ville d’Harar, nous reprenons la route pour Sodere, Dans cette étonnante ville thermale très agréable, bains de sources chaudes et relaxation sont prévus au programme.

 
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jour 35 Sodere, Nazret, Addis Abeba

Addis Abeba
Toute jeune capitale au coeur d’un État millénaire, Addis-Abeba, appelée « Nouvelle Fleur » est la ville la plus haute d’Afrique. Elle compte près de 2,5 millions d’habitants et représente également la capitale de la province du Choa Elle fut fondée il y a à peine une centaine d’années par les rois Ménélik, dans le but symboliser et d’assurer l'union entre Nord et le Sud conquis au XIXe siècle. Son altitude varie entre 2300 et 2500 mètres. Le centre ville est desservi par deux artères principales : l’une part du palais de Ménélik et l’autre de l'hôtel de ville vers la gare et l'aéroport. C’est à Addis-Abeba que se situent le siège de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et celui de l'United Nations Economic Commission for Africa (UNECA). Autrefois le marché se tenait en centre ville mais les Italiens ont éloigné du centre le grand marché des marchands gouragués, qu’on appelle Le Mercato et qui est l’un des plus grand marché ouvert de l’Afrique de l’Ouest.. Comme dans toute grande capitale, on y trouve aussi,, les Ministères, des universités, hôtels, cathédrales, musées, poste, banques, lycées et écoles etc.

 
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jour 36 Addis Abeba . Journée libre

Toute jeune capitale au coeur d’un État millénaire, Addis-Abeba, appelée « Nouvelle Fleur » est la ville la plus haute d’Afrique. Elle compte près de 2,5 millions d’habitants et représente également la capitale de la province du Choa Elle fut fondée il y a à peine une centaine d’années par les rois Ménélik, dans le but symboliser et d’assurer l'union entre Nord et le Sud conquis au XIXe siècle. Son altitude varie entre 2300 et 2500 mètres. Le centre ville est desservi par deux artères principales : l’une part du palais de Ménélik et l’autre de l'hôtel de ville vers la gare et l'aéroport. C’est à Addis-Abeba que se situent le siège de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et celui de l'United Nations Economic Commission for Africa (UNECA). Autrefois le marché se tenait en centre ville mais les Italiens ont éloigné du centre le grand marché des marchands gouragués, qu’on appelle Le Mercato et qui est l’un des plus grand marché ouvert de l’Afrique de l’Ouest.. Comme dans toute grande capitale, on y trouve aussi,, les Ministères, des universités, hôtels, cathédrales, musées, poste, banques, lycées et écoles etc.

L’histoire de la ville d’Addis Abeba remonte à l’année 1878, lorsque Menelik II, ex-négus de Choa, décida de quitter Ankober pour s’installer plus au sud, sur les Monts Wuchacha, une position stratégique à l’ouest de la présente Addis Abeba. Trois ans plus tard, les vestiges d’une ville furent découverts sur le mont Entoto : il s’agissait de l’ancienne capitale du Royaume d’Ethiopie, datant du XVIè sicle, ce qui donna l’occasion à Menelik II de s’installer sur ces terres, au nord de l’actuelle Addis Abeba et de redonner à la cité son prestige d’antan. En novembre 1886, Menelik fit construire l’église Maryam, où il est sacré Empereur. Néanmoins, les terres fertiles, la clémence du climat et les sources d’eau chaudes (Filwoha) du plateau furent progressivement préférées aux collines d’Entoto, plus hostiles. L’impératrice Taitu, notamment, demanda à son mari d’installer sa cour sur le plateau de Finfine (ancien nom d’Addis Abeba). La nouvelle cité, nommée “Nouvelle Fleur”, se développa rapidement, alors que, parallèlement, le déboisement des hautes terres d’Entoto nécessitaient d’étendre la cour de l’Empereur. Ce dernier s’installa finalement sur le plateau en 18892 et fit construire son palais sur une des plus hautes collines des lieux, près de l’Eglise Saint Georges. La ville grandi si vite qu’elle fut victime du succès du Royaume, et, confrontée à un important problème de déforestation, Menelik II ordonna la plantation de vastes espaces d’eucalyptus, arbres réputés pour leur croissance très rapide (plus de 15 mètres en 12 ans), qui sont toujours nombreux en ville et aux alentours.

Depuis la révolution de 1991, Addis-Abeba a vu sa population doubler jusqu’à atteindre les 3 millions d'habitants. C’est une ville gigantesque et exceptionnelle qui présente une grande diversité culturelle et son lot de curiosités.
Le musée National est petit, mais c'est le passage obligé si l’on veut rencontrer en personne notre ancêtre Lucy.
Le musée ethnologique vaut le détour. Il révèle la grande diversité ethnique de cette région du monde. Il se compose de deux départements : un sur l’artisanat local et un sur les peuples.
Les rues grouillent de monde. Il y a de très nombreux restaurants. Les gens visitent la cathédrale de la Trinité, la cathédrale Selassie ou se promènent sur la fameuse Churchill Avenue (du nom du libérateur de l’Ethiopie après l’invasion italienne).

 
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jour 37 Addis Abeba, Nazret, Awas, Asbe Teferi, Harar

La route vers l’est de Nazret longe la voie ferrée Addis-Abeba/Djibouti. Cette ligne constitue la principale voie de communication pour l’approvisionnement du pays, où circulent une multitude de camions soulevant des nuages de poussière. Les rails explorent le désert. Dans ce décor de brousse aride, la locomotive du train Djibouti – Addis-Abeba monte jusqu’à près de 2 000 mètres d'altitude. Cette ligne qui relie le désert djiboutien aux plateaux éthiopiens représente l’un des mythes ferroviaires du continent africain. C’est en 1897 que furent posés les premiers kilomètres de rails. La construction de la ligne s’acheva après 20 ans de travaux. Aujourd’hui, il s’agit du plus ancien chemin de fer de l'Afrique subsaharienne. Cette ligne est d'autant plus célèbre qu'elle n'a cessé de transporter des voyageurs depuis sa construction et ce malgré les troubles qu’a connus la région, exception faite d'une interruption en 1978, lors de la guerre de l'Ogaden.
Cette ancienneté explique la vétusté des équipements. Les locomotives ne parviennent pas à dépasser les 50 kilomètres/heure. Quelques ouvriers persévèrent et s'attèlent toujours à des réparations de fortune. Le jour le plus faste du train est le mercredi. En effet, les fruits et légumes d’Ethiopie descendent alimenter les marchés et épiciers de Djibouti seulement une fois par semaine. Près d’un million de voyageurs empruntent la ligne chaque année, ainsi que près de 350 000 tonnes de marchandises en tous genres. On le comprend, cette ligne ferroviaire demeure une véritable mine d’or commerciale pour l'Ethiopie. Elle offre une ouverture sur la mer indispensable à Addis-Abeba depuis la perte de sa façade maritime, après l'indépendance de l'Eryhtrée. entreprise étatique qui étudie la voie de la privatisation. " Les rénovations sont bien sûre nécessaire. L'Union européenne a d’ailleurs débloqué 35 millions d'euros pour financer le changement des rails, des locomotives et la rénovation de viaducs qui défient les oueds du désert djiboutien

 
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jour 38 Dire Dawa

Ville assez importante (85 000 habitants) et relativement neuve, industrielle et commerciale, l’expansion de Dire Dawa date de la construction de la voie de chemin de fer Djibouti/Addis Abeba qui a atteint Dire Dawa en 1902. Les deux cités sont séparées de 54 km.

 
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jour 39 Dire Dawa, parc D'Awash

La dépression du triangle de l'Afar compte parmi l’une des zones essentielles de la géologie de la région arabo-africaine. Elle est limitée à l’Ouest par l’escarpement éthiopien, à l’Est par le horst dankali ou Alpes danakil et au Sud par le horst d’Aisha ou escarpement somalien On parle de triangle car elle se trouve à l'intersection des trois structures principales agissant sur la croûte terrestre dans cette région, à savoir la Mer Rouge, le Golfe d'Aden et le Rift Est Africain. Cette situation exceptionnelle, permet de réaliser de riches observations géologiques et géophysiques de terrain avec la théorie de la tectonique des plaques. La formation de ce triangle d’Afar appelé également dépression dankali est apparue suite à la séparation du continent africain et de la péninsule arabique. Cette dépression se caractérise par un flux de chaleur supérieur aux valeurs moyennes du globe. Ce point chaud, associé à un grand réseau de failles, entraîne une activité sismique et volcanique intense. Malgré l’intérêt géologique évident que constitue la région de l’Afar, celle-ci a longtemps été négligée par les géologues notamment à cause de difficultés d’accès. Pourtant, durant l'hiver 1967-68, c’est une équipe géologique franco-italienne qui réalisa une première reconnaissance de terrain ainsi qu’un échantillonnage systématique. Depuis, d’autres expéditions sont parties à la découverte des mystères de l’Afar. D'après ces études l'Afar septentrional constituerait une région de rapide extension de la croûte, affectée par de nombreuses fissures et failles associées à un volcanisme actif. On considère que l'Afar septentrional fait partie du Rift de la Mer Rouge.

Réserve d’Awash :
Bien qu’ils aient du faire face à de nombreux problèmes, les parcs éthiopiens sont d’une beauté rare. Le par d’Awash est situé à 220 km à l'Est d'Addis-Abeba. Avec ses 837 km², il abrite près de 50 espèces de grands mammifères et 400 espèces d'oiseaux caractéristiques de la savane sèche à épineux. En effet, les quelques forêts et les savanes du Parc national d'Awash, sont le royaume des gazelles, des kudus, des babouins, des oryx (sorte d'antilope), des lions, des autruches, et d'une grande variété d'oiseaux, parmi lesquels on trouve des faucons, des aigles, des vautours, des flamants roses et des guêpiers. Crocodiles et hippopotames fréquentent la rivière Awash, les rivières du nord et les parties les plus fraîches des sources chaudes. Les chutes de la rivière Awash et le cratère spectaculaire du volcan Fantall (près de 2000 mètres !) complètent la magie du lieu. Les plaines au sud du parc sont bordées par les incroyables gorges d’Awash, d’une hauteur de 250 mètres

 
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jour 40 Parc d'Awash, Lac Langano

Le région du lac Langano se situe à 200km de la capitale Addis Abeba. Sur la route, il n’est pas rare d’apercevoir des tombes. La route est bonne. Aux abords du lac, il y a toujours une grande activité. On y croise parfois des marchés et encore et toujours des paysages grandioses. Les acacias, nombreux dans la région en rajoutent encore au charme ambiant. Les troupeaux de vaches à bosses et à cornes épaisses sont nombreux.

Le lac Langano est l’un des lacs de la vallée du grand rift. Le lac Langano est non seulement un paradis pour les amateurs d’ornithologie mais c’est également le seul plan d’eau dans lequel vous pourrez profiter d’une petite baignade. Le paysage vallonné et sauvage s’impose dans toute sa sérénité. De très jolies promenades sont à faire ! Vous pourrez ensuite vous reposez au pied d’un figuier ou d’un sycomore.

 
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jour 41 Lac Langano, Shashamene, Awasa, parc de Bale

Vallée du Rift :
Il y a 20 millions d’années, la croûte terrestre se réveilla et se déchira créant ainsi sur le continent africain un vaste rift, long de plusieurs milliers de kilomètres. De chaque côté de la grande fissure, la terre s’éleva et forma des montagnes volcaniques tandis que l’intérieur de la faille se mua en une large plaine. Ce phénomène géologique, appelé la Grande Vallée du Rift fut découverte par l’explorateur écossais John Walter Gregory,. Aujourd’hui, la vallée du rift se caractérise par un désert inhabitable et par des terres fertiles cultivables, par des plaines arides et par des pentes escarpées. A certains endroits, la faille atteint 100km. Les mouvements des plaques terrestres sont encore communs dans la vallée. On y trouve donc des sources d’eaux chaudes ainsi qu’une trentaine de volcans actifs et semi-actifs. Une série de lacs et de sources se situent dans la vallée du Rift.. Les eaux de chacun de ces lacs possèdent cependant leur propre composition allant de l’eau douce à l’extrême alcalin, allant de l’extrêmement salée à l’eau saumâtre.

 
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jour 42 Parc de Bale


L'Ethiopie apparaît comme une anomalie dans cette Afrique dominée par les plaines. Souvent décrite comme la Suisse de l'Afrique de par ses hautes montagnes, elle réunit à elle seule 80% de toutes les terres culminant à plus de 4000 m de tout le continent. Ceci, associé à sa situation tropicale, l'a dotée de vastes étendues d'écosystèmes afro-alpins uniques et d'une biodiversité d'une richesse inhabituelle regroupant des espèces animales et végétales très rares, dont 30% sont endémiques. Une partie de cet héritage naturel est conservé par le biais des parcs nationaux, des sanctuaires d'animaux et des réserves naturelles.

Le parc du Balé est la plus grande étendue de lande afro-alpine du monde. La dynamique de cet écosystème bien particulier a des répercussions bien au -delà de l'Ethiopie. Il serait en effet responsable de certains changements environnementaux et climatiques en Somalie et dans l'Est africain.

Les principaux attraits du Massif du Balé sont le paysage alpin et la relative facilité d'exploration de ce parc de 2200 km2 abritant de nombreux oiseaux et mammifères spécifiques à l'Ethiopie. Le Mont Tullu Deemtu, second plus haut sommet d'Ethiopie culminant à 4377 m domine le parc.
Autre trésor : les ruisseaux du massif du Balé. On peut y croiser la truite arc-en-ciel, introduite depuis le Kenya il y a quelques années.
Les mammifères endémiques de ce parc sont le Nyala des montagnes, le Bushbuck de Ménélik et le renard le plus rare du monde, le fameux Renard des Siemen plus fréquent ici que dans les Montagnes du Siemen. Le parc présente une grande variété de rongeurs endémiques dont le Molerat Géant est le plus remarquable.
On peut aussi apercevoir jusqu'à 10 des 30 oiseaux endémiques du pays ; l'Ethiopie possède pas moins de 835 espèces d'oiseaux au total (c'est le nombre le plus élevé d'Afrique). Les plus communs sont l'Ouette à ailes bleues, le Corbeau Corbivau, le Serin à tete noire et le Râle de Rouget.

 
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jour 43 Parc de Bale, Awasa, Dila

Le lac d’Awasa ainsi que la petite ville du même nom son un lieu de repos apprécié. Dans un cadre idyllique, il s’agit là d’un véritable havre de paix. Les pêcheurs de la région en ramènent de nombreux tilapias, des poissons-chats et des perches du Nil. Ils pêchent surtout la nuit et vont vendre leurs produits au marché matinal. Les bords du lac d’Awasa, surplombés de hautes collines, constituent une ceinture de marécages et de roseaux.

D’Awasa, la route se poursuit en direction de Dilla. Le paysage agraire qui défile est d’une grande beauté. De chaque côté de la route, des fleurs parfument les grandes paillotes soignées et leurs jardins. Des jardins denses d’ensète plantés de caféiers, de légumes et de tabac s’étalent derrière les paillotes. En suite, avec la perte d’altitude, il y a de moins en moins de végétation. Petit à petit, nous entrons dans le pays aride de l’ethnie des Boranas qui s’étend de part et d’autre de la frontière entre l’Ethiopie et le Kenya. Ces pasteurs semi-nomades sont d’authentiques guerriers. Ils exploitent également le sel des cratères de volcan. L’un des cratères les plus exploité se trouve non loin de Yabelo, à l’est de la panafricaine.

 
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jour 44 Dila, Mega, Moyale (Kenya)

Toujours plus au sud, la route rectiligne est bordée de villages et immenses plantations vivrières, ou chacun s’affère sur sa parcelle de terrain. Nous quittons les hautes terres d’Ethiopie pour le nord Kenya ou le paysage change radicalement.

 
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jour 45 Moyale, Marsabit

Au nord du Kenya, le parc de Marsabit abrite tous les grands mammifères du Kenya : lions, léopards, guépards, éléphants, rhinocéros, buffles, zèbres, girafes, hyènes et gazelles. La végétation luxuriante s’étend à 1000 mètres au-dessus des plaines environnantes. Les populations de la région sont essentiellement des Rendilles. La Marsabit National Reserve s’étend sur 2088km². On y admire l’une des plus belles montagnes volcaniques éteintes du ord du pays, le mont Marsabit. Les paysages se déclinent depuis la brousse épineuse jusqu’à la forêt épaisse en passant par les prairies plantées d’acacias.

 
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jour 46 Marsabit, north Horr, Loyangalani, Lac Turkana

Des îlots volcaniques d'une forme conique peu coutumière ornent à quelques endroits cette mer de jade, dont les rivages grouillent de flamants et de pélicans, d'ibis, de pluviers, d'échassiers, de grues et de cormorans. Il ne faut pas se fier à l'apparent sommeil de la surface, puisque l'on trouve en profondeur, en dessous des colonies de perches du Nil, des poissons-tigre, et une incroyable population de 20 000 crocodiles ! Ce lac, pour des raisons inexpliquées à ce jour, est en effet excédentairement peuplé de ce type de sauriens. On en trouve aussi pas moins de 12 000 dans les lacs installés au fond des trois cratères de la volcanique "Central Island" ! Tout aussi intéressant, les abords du Lac Turkana révèlent des populations de gazelles et des oryx ; un site archéologique d'Homo Erectus vieux de 165 000 ans ! Plus au nord, les sommets du Mont Kulal se dessinent. Les vues perçantes pourront même y déceler des collines dressées dans le désert de Loima Hills (2000 m d'altitude), ornées de forêts de cèdre, où rôdent éléphants, lions, buffles et autres gibiers.

Les Européens atteignirent le lac Turkana à la fin du 19ème siècle. Les deux explorateurs autrichiens, von Hehnel et Teleki le nomèrent d’abord lac Rudof, nom que le lac garda jusqu’au début des années 70 où il devint le lac Turkana. Des ossements y furent découverts dans les années 60 et estimés à 2,5 millions d’année.

Cette région désolée est réellement spectaculaire. Les pluies sont extrêmement rares dans la région et le lac constitue l’un des seuls points d’eau aux populations environnantes. C’est l’une des seules régions du monde où il est possible de rencontrer une ethnie de désert telle qu’elle vivait autrefois. La zone recèle également des météorites et des pierres semi-précieuses comme les améthystes. On compte trois parcs nationaux dans cette région : Sibiloi, Central Island et South Island. Chacun de ces parcs proposent d’incroyables spectacles, d’incroyables observations ornithologiques de fascinants aperçu sur l’histoire de la terre et de ses créatures.

 
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jour 47 Lac Turkana

LES ETHNIES:

El Molo:
Le nom 'elmolo' est cushitic (Maasai) et signifie “ceux qui vivent d’autre chose que du bétail".
L’ethnie El Molo constitue le plus petit groupe ethnique du Kenya. On dénombre environ 300 personnes. Selon certains historiens, les « pures » El molo seraient seulement 40, le reste étant considéré comme métissé avec les Turkanas et les Samburus. Ils ont de nombreuses coutumes communes avec les Samburus et les Turkanas. Sur la question de leur origine, certains la situent en Ethiopie, d’autres en Somalie. Ils s’installèrent sur les îles au nord du lac lorsqu’une majorité d’entre eux fut massacrée par les autres tribus et contraint de quitter le sud. Suite aux pressions des habitants de ces régions, ils se déplacèrent au sud-est où ils vivent actuellement, en face de “l’île des fantômes” ou de “l’île sans retour ». Là, ils se rassemblent en 2 villages. L’un appelé Anderi compte 150 habitants et l’autre, Illah compte 70 habitants. Compte tenu des souffrances qu’ils ont subies tout au long de leur histoire, ils se sont raccrochés à leurs traditions, vivant pratiquement coupé du monde extérieur à El Molo Bay. Turkanaland, qui englobe la bande sud du lac Turkana est sec et rude. Les températures y sont très élevées durant l’été et il y pleut très rarement. L’oasis de Loyangalani se trouve non loin d’El Molo bay.

Le lac Turkana leur apporte du poisson comme le tilapia.
Quelques aînés parlent encore le langage El Molo mais la plupart parle le Maa et un peu de Swahili. Ils vivent dans de petites huttes faites de branches de palmiers et soutenues par de l’acacias. Ils se vêtent selon les coutumes samburus: des perles et des peaux de chèvres ou de poisons ornées de divers produits du lac comme des coquillages, des arrêtes ou des dents de poissons. Les anciens s’habillent toujours avec les vêtements traditionnels. Les plus jeunes portent la traditionnel « selah » mais s’habillent à l’occidentale s’ils vont à l’école. La vie des El Molo est plutôt paisible, basée sur les activités de pêche au harpon ou au filet (fait de fibres de branches de palmiers)
Les bateaux modernes se font rares compte tenu de leur prix. Leurs embarcations traditionnelles sont faites de troncs de palmiers lies entre eux par un solide cordage. Le poisson séché est trempé dans le lac pour l’attendrir avant d’être bouilli puis mange. En effet, les El Molo mange très peu de viande contrairement à leurs voisins, les Samburus et les Turkanas. Contrairement à ces derniers, ils ne forment pas un peuple de pasteurs. Le deuxième élément principal de leur régime alimentaire est le 'loka', le fruit du palmier qui est surtout mange par les enfants.

Les Randils:
L’ethnie Randils compte environ 22,000 personnes. Ce peuple de pasteurs partage son territoire avec les Samburus. Les frontières sont marquées à l’ouest pat les montagnes N'doto et Nyiru, au sud-est par les rivages du lac Turkana. Au nord, les terres s’étendent jusqu’au désert de Chabli, et au sud, jusqu’au montagnes englobant des parties des déserts de Koroli et de Kaisut. Ils vivent sur des terres de contrastes très arides parsemées de broussailles et de monts volcaniques. Traditionnellement, les Randils sont des gardiens de troupeaux de chameaux. En cela, ils diffèrent de leurs voisins, les Samburus avec lesquels, malgré les divergences culturelles et linguistiques, ils ont noué des liens de parenté et de coopération économique depuis des générations. Les troupeaux de chèvres et de moutons sont gardés par les jeunes filles. Les chameaux ne sont pas montés par les hommes ; ils servent à transporter du matériel. Le chameau qui n’a besoin d’eau que les 10 à 14 jours, continue à apporter le supplément de lait dont dépend la population durant la saison sèche. Le caractère des Randils se reflète dans leur folklore qui souligne les liens intertribaux et les migrations passées. On raconte qu’il y a longtemps, alors qu’ils menaient des troupeaux de chameaux, neuf guerriers somaliens se sont perdus. Après plusieurs jours d’errance, ils atteignirent le pays samburu. Pour pouvoir s’installer dans la région et ensuite se marier, ils durent abandonner leurs coutumes et renoncer au Coran. Les Somaliens acceptèrent. De ces premières unions entre ces Somaliens et les femmes Samburus, naquit la tribu des Randils.

Les Turkanas:
Les Turkanas vivent dans une zone délimitée à l’est par les rives ouest du lac Turkana et à l’ouest par les pentes de l’Ouganda. Loin au sud, ces pentes escarpées atteignent la vallée Suguta, près des Samburus et des Pokots. Au nord, leur territoire est limité par les frontières kenyanes avec le Soudan et l’Ethiopie. Cette étendue de terre, l’une des plus rudes régions d’Afrique, est couverte de broussailles, de plaines semi-désertiques et peuplée partiellement par les 250 000 Turkanas. Férocement attaché à son indépendance, ce peuple de pasteur vit depuis des siècles de leurs troupeaux qu’ils emmènent à travers les vastes plaines au gré des pâturages. De toutes les ethnies de la région, ils sont probablement les plus durs et les plus ingénieux. En plus, en tant que guerriers, ils sont craints et respectés par leurs voisins. Durant les périodes de sécheresse, ils recourent aux attaques de bétails pour survivre. Les Turkanas constituent le plus grand groupe ethnique du groupe linguistique Ateger, d’origine nilotique. On pense qu’ils viennent de Jieland, une ancienne province de l’ouest qui correspondrait à l’actuel Ouganda. La légende raconte qu’un jeune Jie, alors qu’il cherchait un bœuf égaré, se promena dans la vallée Tarash du côté des escarpements de l’Ouganda. Là, il rencontra une vielle femme récoltant des baies sauvages. Impressionné par la profusion de fruits, il poussa d’autres familles à venir s’installer dans cette zone. Depuis lors, les Jie et les Turkanas sont des alliés traditionnels. Le vêtement traditionnel est incroyable tout comme le nombre de personnes qui le porte encore aujourd’hui. Les hommes couvrent une partie de leurs cheveux avec une sorte de boue peinte en bleu et décorée. Ils entourent leurs épaules d’une couverture de laine. Les hommes comme les femmes ont souvent la lèvre inférieure percée Les femmes portent différents ornements et parures symbolisant les événements de sa vie. Elles portent une jupe en peu de bête. Le tatouage est également une pratique courante. Chaque motif tatoué a une signification particulière.

Les Samburus:
Le territoire samburu est coincé entre le territoire des Turkanas à l’ouest et le territoire des Randils à l’est. Au sud, il est délimité par le plateau Lorogi marquant le début des hautes terres du centre. Traditionnellement alliés aux Randils, avec lesquels ils partagent bon nombre de coutumes, les Samburus sont cependant les ennemis jurés des Turkanas avec lesquels ils se disputent pour des droits de pâturage. En effet, ils vivent dans une zone relativement riche qu’ils essayent de défendre. Les montagnes volcaniques Nyiru et Kulal représentent leur principal bastion en période de sécheresse et de conflit. Les Samburus sont des nomades de langue Maa, tout comme les Masaïs avec lesquels ils sont liés. Ils ont migrés dans cette région il y a plusieurs siècles. Les Samburus ont longtemps résisté aux changements ou aux intrusions dans leurs vielles coutumes traditionnelles. Ces 75000 Samburus sont également des pasteurs qui vivent des produits de leurs troupeaux. Le lait est donc l’élément principal de leur alimentation. Il est parfois agrémenté de sang de bœuf ou de viande de chèvre ou de mouton durant la saison sèche. Les conditions semi-désertiques rendent délicates toutes formes d’agriculture à part dans les régions des hautes terres de Nyiru, Kulal et Lorogi où ils cultivent maïs et légumes autour des manyatas. C’est également dans ces espaces que les Samburus peuvent se poser quelques temps et mener une vie plus sédentaire.

 
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jour 48 Lac Turkana, south Horr, Baragoi, Maralal

Le prochain village est South Horr. Dans un magnifique canyon à la végétation luxuriante, ce poste missionnaire forestier est construit au bord d'une petite oasis, elle-même nichée entre les Monts Myiro (2752 m), Porale (1990 m), et Supuko (2066 m). Il marque le début de la riche Horr Valley, abrupte entre les versants ravagés d'Ol Donyo Nyiro et Ol Donyo Mara, et ouvrant vers un monde extraordinaire…

 
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jour 49 Maralal, Lac Baringo

Piste parfois difficile pour la vallée du rift et ses nombreux lacs où l’avifaune est exceptionnelle et très variée.

 
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jour 50 Lac Baringo

Ce lac d’eau douce apparaît comme une oasis paisible et captivant au milieu de ces terres arides. Même s'il n'est ni classé, ni protégé, ce site mérite vraiment que l'on s'y intéresse. Rien que, par exemple, pour approcher la plus grande colonie de hérons Goliath d'Afrique orientale, du côté de Gibraltar Island. Selon les conteurs de l'ethnie Njemp, ce lac détiendrait également dans ses eaux un monstre légendaire, cousin éloigné de celui du Loch Ness ! Les hippopotames, crocodiles et les grands échassiers en général fréquentent quant à eux l'ensemble du lac. Et pourvu que l'on quitte absolument toute agitation humaine, on peut même y surprendre des guépards venant se désaltérer ! Par ailleurs, autres sites à découvrir ceux des ruines du britannique Fort Baringo, construit pour servir leur lutte contre l'esclavage, suivies des falaises de la côte ouest du lac Kampi ya Samaki (littéralement "Le camp des poissons”), où nichent les aigles de Verreaux. Enfin, point d'orgue culturel, on trouve un grand nombre d'ethnies différentes autour de ce lac : des Tugen sur la rive méridionale, des Ilchamus-Njemps (proches parents des Masaï et des Samburu) à l'est, et des Pokot (proches des Kalenjin et des Turkana) sur la rive sud.

 
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jour 51 Lac Baringo, Réserve du lac Bogoria

Le lac:
Le géologue anglais, W. Gregory, voyageait dans la rift vallée depuis Mombasa, lorsqu’il découvrit le lac Bogoria en 1892. Il en parla comme étant “le plus beau paysage d’Afrique”. Ensuite, Leslie Brown, une référence en matière d’ornithologie écrivit: “j’ai assisté au plus sublime des spectacles: des flamants roses et d’autres oiseaux évoluant autour du lac” Le lac Bogoria est une zone sauvage.

Le site :
Avec ses 114 km2 de superficie, cette petite et très belle réserve est installée dans une vallée parée d'un halo de vapeur constitué par les innombrables sources chaudes et agitées de geysers ! Ce spectacle naturel, additionné de collines plongeantes vers le lac, permettent de fixer sur pellicule des images de flamants nains ou roses et d'aigles pêcheurs (espèces bien présentes) réellement empreintes de féerie. Les abords de ce lac salé permettent aussi de découvrir la tortue léopard et le python de Seba. Au-delà, on trouve sur le territoire de cette réserve des chèvres, des espèces d’hyènes tachetées, et surtout des grands koudous, assez rares au Kenya pour être signalés. Enfin, détail plaisant, les prédateurs sont si absents de cette réserve que l'on peut s'y promener à pied, au gré de ses envies

 
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jour 52 Bogoria, Nakuru

PARC NATIONAL DU LAC NAKURU
Toujours dans la vallée du Rift, non loin du Lac Naivasha, à 1800 m d'altitude, le parc national du lac Nakuru étale ses terres herbeuses, parsemées de broussailles, d'acacias et de roches volcaniques noires, sur 5887 ha. Connu dans le monde entier pour ses 400 espèces d'oiseaux, son rassemblement de flamants roses et de flamants nains (parfois jusqu'à 2 millions), agrémenté de pélicans de plus en plus nombreux, le Lac Nakuru est, selon l'ornithologue Tony Peterson : "le plus beau lac, le plus grand spectacle ornithologique du monde". Sur ses abords sud, il dispose également de la plus belle forêt de cactus candélabres de l'Afrique orientale. Dans le reste du parc, vous verrez aussi des rhinocéros blancs (espèce menacée, ce parc a été établi comme l'un de leur sanctuaire), des léopards, des lions, des buffles et des girafes, ainsi que des colonies très fournies de différentes espèces de singes et de babouins. Peut-on imaginer plus beau spectacle que l'ensemble des tons pastels procurés par ce lac ? Ses paysages, populations de flamants roses et ce ciel, lorsque le soleil dissipe les dernières obscurités nocturnes…

Au nord du lac Naivasha, Nakuru est la quatrième plus grande ville du Kenya. Dans cette ville très animée, tout un quartier de la ville est réservé aux diverses échoppes des marchés. On y trouve pratiquement de tout : vêtements, livres, cassettes et cd audio, ustensiles de cuisines et bien sûr le magnifique marché des fruits et légumes dont les étales colorées sont plus attrayantes les unes que les autres. Il est agréable de prendre le temps de se balader dans le dédale d’échoppes pour respirer les parfums des épices et pour apprécier les sourires lumineux de la population.

 
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jour 53 Narok, Masai Mara

Narok est une petite ville provinciale qui constitue le principal accès à la fameuse réserve de Masaï-Mara. Cette étape est idéale pour se rafraîchir ou acheté quelques souvenirs dans les nombreuses échoppes d’artisanat. Il est fréquent d’y croiser des Masaïs dans les costumes traditionnels.

 
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jour 54 Masai Mara

RESERVE DE MASAÏ MARA
Créée en 1961, la Réserve du Masaï Mara est une magnifique curiosité… Tout d'abord, ce parc figure aussi l'une des rares exceptions de gestion indépendante Masaï. Ensuite, c'est une extension kenyane du célèbre et immensément riche parc naturel tanzanien Serengeti, implanté en territoire Masaï à une moyenne de 1800 m d'altitude. Enfin et surtout, ces paysages immenses, de collines boisées, de savane verte parsemée de jacarandas et d'acacias, recèlent l'une des plus riches réserves du monde en animaux sauvages. L'activité animale de ce "Meilleur réservoir d'animaux du Kenya", toujours pourvue d'une très large variété de gibiers, prend toute son ampleur à l'époque des grandes migrations… En effet, de mai à décembre, on peut apercevoir des dizaines de milliers de gazelles, d'antilopes, de gnous, de buffles et de zèbres, s'ébattant, s'effarouchant, transhumant… et déplaçant ainsi, de leurs sabots grondants, des nuées de poussière. Dans les affluents luxuriants de la rivière Mara vaquent à leurs occupations quelques paisibles familles d'hippopotames et de crocodiles. Plus loin, dans les zones plus boisées, se cachent des rhinocéros, lions, guépards, léopards et éléphants. Enfin, l'on recense sur ces terres 450 espèces d'oiseaux et 53 variétés de rapaces. La découverte et l'observation sont facilitées par le fait que la visite n'est pas limitée aux pistes du parc, dont on peut s'éloigner. Enfin, cerise sur le gâteau, il est même possible de visiter le Masaï Mara en montgolfière ! Le climat y est agréable, rarement trop chaud et bien arrosé par quelques pluies au cours de l’année. La vie sauvage est dispersée dans ces paysages de toute beauté où vivent les Masaïs. Les premiers abords de la réserve sont déjà à couper le souffle. Masaï-Mara dispose de tous les ingrédients nécessaires pour vous offrir un spectacle éblouissant.

Les Masaïs:
Peuple:
Nous avons tous en tête l’image du guerrier Massaï : un grand homme maigre saisissant une lance dans une main, un tissu rouge enroulé autour de sa taille et sur ses épaules. Les Massaï comptent parmi les ethnies les plus curieuses de l'Afrique orientale. Refusant d'abandonner ses origines traditionnelles, ce peuple très fier, occupe une grande partie du Sud du Kenya et du Nord de la Tanzanie. Ce sont des éleveurs nomades mais aussi des guerriers redoutés des tribus avoisinantes.

Population de langue maa dont le territoire chevauche la frontière du Kenya et de la Tanzanie. On les chiffre à environ 350 000 aujourd'hui. Les Masaïs (ou Massaïs) se répartissent entre différents groupes : les Samburus, les Arushas, les Baraguyns ou Kwavis et les Ilmaasaïs. En 1975, la population masaï comptait plus de 230 000 individus. On suppose généralement qu'ils sont venus du Nord, car ils parlent une langue nilo-hamitique.

Ils sont semi-nomades, éleveurs et leurs mouvements sont rythmés par une transhumance bien organisée de leur bétail et définie par le paysage de la savane, du plus herbeux au plus sec ! Les seuls artisans spécialisés sont les forgerons dont le groupe est tenu pour inférieur (ils méprisent le travail de la métallurgie). Le peuple Massaï est divisé en cinq clans qui correspondent à la descendance des cinq fils de l'ancêtre fondateur.

Les Masaïs déplacent leur village (en dehors des zones où les autorités leur ont assigné des terres) à dos d'âne, et y restent au moins quelques mois. Il n'est pas impossible que certains de ces villages deviennent dans quelques temps des sortes de réserves de Massaï. Tous ceux qui ont eu l’occasion de les rencontrer présentent les Massaï comme un peuple extraordinairement joyeux, simple et accueillant. Leur indépendance vis-à-vis des frontières des règlements et des autorités est impressionnante. Même s’ils payent des impôts sur leurs bêtes, font rentrer de l'argent dans le pays en attirant des touristes désireux de les rencontrer, ils ont peu ou pas accès à l'éducation, à l'alimentation en eau et aux soins médicaux et vétérinaires. Au cours des dernières décennies, les Massaïs ont dû abandonner de vastes portions de territoire qui formaient leur cadre de vie traditionnel à de grandes entreprises agricoles, d'autres groupes de population ou du fait de la création de réserves naturelles. La réduction de la surface de leurs terres les a donc un peu poussés à se sédentariser.

Indifférents au passage du temps, leur mode de vie est resté assez identique à celui de leurs ancêtres. Ils vivent toujours au rythme des saisons et à celui des levers et des couchers de soleil. Ce peuple est grand et filiforme, les traits de leurs visages sont très fins. Les femmes ont toutes le crâne rasé, symbole d’une beauté pure... Les hommes habillés d’une toge rouge, ornés de colliers ont le lobe des oreilles coupées et ornées de labret… se baladent toujours avec une lance et un petit bâton.

Leur habillement est admirablement coloré. Autour de leur corps souple, ils enroulent un tissu teint en rouge vif et en bleu éclatant. Ordinairement, les femmes se parent de colliers ressemblant à de larges plateaux et portent des bandeaux de perles de toutes les couleurs. Parfois, elles entourent leurs chevilles et leurs bras et de larges bandes de fils de cuivre. Hommes et femmes portent de lourdes boucles d’oreilles et d’objets en perles dans le but d’allonger le lobe de leurs oreilles. Traditionnellement, ils mélangent de l’ocre, (minéral rouge réduit en poudre fine) avec de la graisse de vache, et se l’appliquent artistiquement sur le corps.

Habitation :
Les Massaïs habitent dans des campements d'une cinquantaine d'habitations ; les guerriers résident dans des camps spécifiques, avec leur mère et leurs sœurs célibataires. L’ensemble des cases qui compose le village est appelé Manyata.
Les huttes traditionnellement construites par les femmes ont une armature composée d’un tissage de branches qui est rigidifié par de la boue mélangée à de la bouse de vache… un peut comme le pisé de nos campagnes ! Les cases rondes et allongées sont identiques quelque soit le statut social du propriétaire. Le plan du village est de forme rectangulaire et divisé en espaces privatifs (hommes et jeunes bovins sont séparés par une petite palissade). Tout autour, une palissade de branches épineuses protège les Massaïs et leur bétail des hyènes, des léopards ou autres lions. Du lait et du thé sont toujours tenus à disposition, chauffés par un petit feu de bois constamment entretenu.

 
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jour 55 Massai Mara, Narok, Nairobi

Nairobi :
La ville :
La ville de Nairobi très vivante et très cosmopolite est surnommée nairobbery (la ville où l'on se fait voler.). Nairobi est une grande ville planifiée, assez froide aux premiers abords. Quartiers populaires et commerçants côtoient les faubourgs où résident les classes moyennes et quartiers résidentiels. Le centre des affaires est composé de buildings élancés tandis que les banlieues s’étendent sous la forme d’une métropole. La ville est en constante expansion et les nouvelles constructions foisonnent. La ville possède toute fois un certain charme et est une étape incontournable. Le musée National d’ethnographie, le musée des Serpents, les Archives nationales, le parc national de Nairobi et le Parc Ostrich (à l'extérieur de la ville) comptent parmi les lieux intéressants à visiter. Autour d’elle, de la faune sauvage du Parc National de Nairobi aux plantations de thé des premières pentes des hauts plateaux, elle impose aux visiteurs son caractère aux multiples facettes. Le centre ville dominé par les gratte-ciel est le cœur de la cité (magasins, bureaux, restaurants et grands hôtels y sont concentrés). C’est la que se trouve le Kenyatta Conference Center flanqué d'un impressionnant amphithéâtre en forme de diamant évoquant une hutte africaine. Au-delà s'étendent Central et Uhuru Parks,. Les Archives nationales possèdent une intéressante collection ethnographique ainsi qu’une galerie d'art. Mais l’un des endroits les plus intéressants à visiter si vous vous intéressez à l'ethnologie, est le Musée national. Il expose de l'artisanat local et tribal, possède une section captivante consacrée à la culture swahilie ainsi qu’une épatante section anthropologique dans laquelle le musée conserve les ossements humains retrouvés au Kenya, dans la vallée du Rift, le berceau de l'humanité. La pièce la plus célèbre vieille de 2,5 millions d'années est le premier crâne d'Homo Habilis à avoir été retrouvé au début des années 70 sur les rives du lac Turkana. Cette découverte avait alors permis de repousser au-delà du million d'années l'origine de l'homme. Le musée abrite également un important département de paléontologie, présentant des restes d'animaux préhistoriques et certaines espèces actuelles, naturalisées. A côté du musée, le vivarium (Snake Park) expose une centaine de reptiles différents. Le Railway Museum quant à lui expose les wagons de l'ancienne "lunatic line".

 
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jour 56 Nairobi, Namanga, parc d'Amboseli

PARC NATIONAL D'AMBOSELI
Situé à 4 heures de route de la capitale, ce site, protégé et subventionné par l'état depuis 1899, est - fait rare - dirigé par les tribus Masai elles-mêmes. Célèbre pour ses troupeaux d’éléphants, il comprend une réserve naturelle, ainsi qu'un espace où vivent les Masaï et leurs troupeaux, dans le respect de leurs traditions ancestrales : vêtements ; bijoux très colorés d'art primitif, qu'ils portent autour du front et du cou et demeures typiques, les manyatas. L'enchantement dû à l'ampleur du paysage (3810 km2 à 1100 m d'altitude en moyenne) est encore renforcé par la présence majestueuse du Mont Kilimandjaro, plus haut sommet d'Afrique avec ses 5892 m d'altitude. Nimbé de ses célèbres neiges éternelles, celui-ci a souvent servi de toile de fond aux scènes bucoliques se déroulant à ses pieds, sur les rives du Lac Amboseli ou celles des rivières marécageuses voisines, accaparées par des flopées d'oiseaux exotiques, des groupes d'éléphants et de gnous. Bref, on l'aura compris, un ensemble donc très photogénique, pour le moins ! D'ailleurs, ces terres tellement magiques inspirèrent à Joseph Kessel son fameux "Lion".

 
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jour 57 Amboseli, Namanga, Mto Wa Mbu, Karatu

NAMANGA :
La plupart des visiteurs font escale à Namanga avant de découvrir le magique Amboseli. Namanga constitue le poste frontière principal entre le Kenya et la Tanzanie. La ville est surplombée par la montagne Noire ou Oi-Doinyo Orok, qui est la montagne sacrée des Masaïs. Vous y trouverez toutes sortes de bijoux et d’objets d’artisanat masaïs.

Vallée du Rift :
Il y a 20 millions d’années, la croûte terrestre se réveilla et se déchira créant ainsi sur le continent africain un vaste rift, long de plusieurs milliers de kilomètres. De chaque côté de la grande fissure, la terre s’éleva et forma des montagnes volcaniques tandis que l’intérieur de la faille se mua en une large plaine. En 1959, deux savants kényans d'origine anglaise, Richard et Mary Leakey, firent d’extraordinaires découvertes paléo-anthropologiques dans la vallée du Rift, qui traverse l'Afrique orientale de l'Éthiopie au Malawi. Ils mirent à jour à jour dans les gorges d'Olduvai, en Tanzanie, des restes humanoïdes accompagnés d'outils en pierre taillée dans un niveau géologique vieux de 1.700.000 années. Cette découverte repoussa de près d'un million d'années la date d'apparition supposée de l'humanité. Elle permit de renforcer l'hypothèse qui fait de l'Afrique le berceau de l'humanité.

En raison de sa maîtrise de la pierre taillée, l'australopithèque d'Olduvai est dénommé homo habilis

En 1974, l'International Afar Research Expedition (dont les anthropologues Tom Gray, Donald Johanson, Yves Coppens et le géologue Maurice Taïeb) découvrent 52 restes d'un squelette vieux de 3 millions d'années dans la vallée desséchée de l'Omo, au sud de l'Éthiopie. Ces ossements se révèlent être ceux d'une femme de 1 mètre 10. Ils la nommèrent Lucy et firent ainsi reculer jusqu'à 3 millions d'années l'origine de l'humanité... Les scientifiques n'en ont pas fini avec les découvertes qui repoussent toujours plus loin l'origine de l'humanité...Aujourd’hui même s’il existe différentes hypothèses quant à l’origine de l’homme, on considère toujours la vallée du rift comme le berceau de l’humanité.

 
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jour 58 Mto Wa Mbu

Cette petite localité très animée et très accueillante, offre elle-aussi de splendides paysages. Accompagné d’un guide local du programme pour un tourisme culturel, vous visiterez le village ainsi que les bananeraies aux alentours. Le village est une bonne introduction à la vie tanzanienne du fait de sa population qui est composée de différentes ethnies. Il existe environ 120 différentes tribus en Tanzanie. Lors de la visite, vous découvrirez les préparations de la médecine traditionnelle (différentes herbes et écorces d’arbres utilisés pour soigner toutes sortes de maux). En circulant entre les cases, vous assisterez à la préparation artisanale de la bière de banane. Le prochain arrêt a lieu dans une école primaire où vous aurez l’opportunité de rencontrer les enfants du village. La ballade dans le labyrinthe ombragé de la bananeraie se solde par un incroyable point de vue sur la ville, les montagnes rocheuses de la vallée du rift et les baobabs géants. Ensuite, il vous sera proposé un déjeuner typique dans le village pour découvrir les mets traditionnels les plus fins.

 
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jour 59 Karatu, parc du N'Gorongoro, Karatu

Ngorongoro :
Pour cette étape, nous effectuons le safari à bord d'un véhicule tout terrain Land Rover (5 participants par voiture). On éprouve le sentiment d'embrasser d'un seul regard l'Afrique toute entière. La nature a signé là un de ses chefs-d'oeuvre dont le caractère sauvage est demeuré intact. Le cratère est une "caldera" (de 20 km de diamètre et près de 700 m de profondeur), c'est à dire un ancien volcan gigantesque, peut-être aussi haut que le Kilimandjaro aujourd'hui, mais qui s'effondra-il y a environ 2,5 millions d'années, après que tout l'intérieur ait été propulsé sur les plaines environnantes par les violentes éruptions. Environ 30 000 mammifères se côtoient dans le cratère et sa savane parsemée d'acacias, ce qui en fait la zone où la densité de faune sauvage africaine est la plus importante… Cinquante cinq espèces de mammifères animales ont été récemment recensées. Parmi les prédateurs, nous rencontrons notamment des lions, léopards, hyènes, chacals, servals (rares). Les plaines accueillent d'immenses troupeaux d'éléphants et des milliers d'antilopes, en particulier des gazelles de Grant, des gnous (plus de 10 000), des zèbres (200 000), des gazelles de Thomson, des élans. Le Ngorongoro est particulièrement intéressant pour sa forte population de rhinocéros noirs. Nous contemplons des troupeaux de centaines de buffles. Près du lac de Magadi, où vivent de très nombreux hippopotames, la forêt de Lerai est célèbre pour sa riche population d'éléphants de montagne de taille plus petite que les éléphants communs d'Afrique, ils ont de très longues défenses qui se courbent et se croisent à leur extrémité. Autour du lac Magadi, plus ou moins à sec selon les saisons, l'avifaune est exceptionnellement riche : flamants, autruches, grues royales, mouettes d'Egypte, pélicans, aigles et autres rapaces

 
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jour 60 Karatu, Arusha, camp de base du Kilimandjaro, Marangu

Le mythique Kilimandjaro, vieux d’environ un million d’années, apparut suite à une série d’éruptions volcaniques qui se produisirent le long de la vallée du Rift. Trois sommets s’élevèrent alors dans la vaste plaine : le Shira, le Kibo et le Mawenzi (« mont noir » pour les Chaggas). Le Shira perdu son activité il y a près de 250 000 ans, et devint un cratère, mais le Kibo et le Mawenzi démontrèrent leur puissance jusqu’il y a environ 200 ans. De nos jours, le Kibo dort sous son dôme enneigé. C’est une caldeira à l’intérieur de laquelle un cône de lave prouve son ancienne activité volcanique. C’est le missionnaire allemand, Johannes Rebman qui le découvrit en 1848 et c’est le 6 octobre 1889 que le géographe allemand Hans Meyer accompagné d’un alpiniste autrichien, Ludwig Purtscheller, atteignit pour la première fois les hautes neiges du Kilimandjaro. Hans Meyer évoque un «spectacle d'imposante majesté et d'inaccessible grandeur», Ernest Hemingway quant à lui, le décrit « Vaste comme le monde, immense, et incroyablement blanc dans le soleil ». Son nom reste une énigme. Est-il composé des mots de swahili, «kilima» (petite montagne) et «njaro» (le démon du froid)? Provient-il de l'expression «njaro» (caravanes), en référence aux convois d'esclaves des marchands arabes de Zanzibar qui passaient par là? Ou du mot «njare», la source de l'eau? Les Masais le nommaient «Ngage Ngai», c'est-à-dire la «maison de Dieu». Les tribus Chaggas, peuple bantou d’agriculteurs qui cultivent ses contreforts fertiles depuis près de cinq siècles, n'ont jamais baptisé cette montagne. Cependant, elles distinguent le grand volcan blanc, à l'ouest, nommé Kibo (celui qui rayonne), symbole de l'éternité et de la chance, du noir pic Mawenzi, à l'est, associé aux forces du mal. D’abord Kenyan (anciennement Afrique de l’Est britannique), la reine Victoria l’offrit à son cousin et le Kilimandjaro fut rattaché au Tanganyika allemand et la frontière fut déplacée. Le site est classé en tant que parc national depuis 1973. Il couvre une surface de 756 km². Près de 20 000 trekkeurs de tous horizons, se lancent chaque année dans l’ascension du volcan.

 
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jour 61 Marangu, Dar es Salam, Zanzibar

Dar el Salam:
Dar e Salam "port de la paix" est la plus grande ville de Tanzanie. Vers 1850, cet ancien village de pêcheurs devint un port commercial sous l’influence du sultan de Zanzibar. Dar es-Salam est de nos jours une gigantesque métropole d'1,5 millions d'habitants où les boutres, (petites embarcations arabes) croisent d'immenses navires de haute mer. Ses différents quartiers sont très contrastés. Quelles différences entre les rues animées du centre, proches du pittoresque marché Kariakoo et de la tour de l'horloge, et les boulevards ombragés du quartier administratif situé au nord. Dar es-Salam permet de percevoir et de vivre d’une manière très agréable le mélange des cultures. Le musée national de Dar es-Salam se situe non loin des jardins botaniques du centre-ville. On y admire une importante collection archéologique, notamment des fossiles d’Australopithèque. De plus, le visiteur peut y découvrir l’histoire du commerce des esclaves à Zanzibar. Un village-musée, à environ 10 km du centre-ville, est très vivant. Il présente des demeures typiques des diverses régions de Tanzanie. Des danses traditionnelles y sont organisées le week-end. Oyster Bay est la plage la plus proche de la ville. C’est une superbe étendue de rivage tropical.

 
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jour 62 Ile de Zanzibar - 2 jours avec petites marches

L’île de Zanzibar ou l'Île aux épices, a toujours été considéré par les voyageurs depuis la nuit des temps comme un paradis Au temps des grandes expéditions, certains venaient y chercher des clous de girofle ou autres choses précieuses tandis que d'autres encore venaient pour le cadre de vie idyllique. Zanzibar, aujourd’hui rattachée à la Tanzanie, fut occupée successivement par les Sumériens, les Assyriens, les Égyptiens, les Phéniciens, les Indiens, les Chinois, les Persans, les Portugais, les Omanais, les Hollandais puis les Britanniques. Ce sont les Persans Shirazi et les Omanais qui ont le plus fortement marqué l’île. La vieille ville de Stone Town est l'un des lieux les plus éblouissantes et mystérieux de la côte orientale. Ses ruelles sinueuses forment un véritable labyrinthe dans lequel les maisons couleur corail sont parées de magnifiques portes cloutées de cuivre. Dans la ville vous trouverez d'innombrables bazars, mosquées, échoppes, cours et forteresses ainsi que deux anciens palais de sultans, deux immenses cathédrales, des hôtels particuliers coloniaux, un établissement de bains publics de style persan (aujourd’hui abandonné) et de nombreux consulats étrangers. L'île abrite beaucoup de sites historiques tel que le palais Marhhubi, construit en 1882 par le sultan Barghash qui y avait établit son harem. On peut également y visiter la grotte des esclaves de Mangapwani, plusieurs palais en ruines et les diverses plantations d'épices et de fruits installées au cœur de l'île. A 24 km au sud-est de Stone Town, la forêt de Jozani, constitue une réserve de singes rouges et d'antilopes de Zanzibar.

 
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jour 63 Zanzibar, Dar Es Salam, Morogoro

Dar es Salam "port de la paix"est la plus grande ville de Tanzanie. Vers 1850, cet ancien village de pêcheurs devint un port commercial sous l’influence du sultan de Zanzibar. Dar es Salam est de nos jours une gigantesque métropole d'1,5 millions d'habitants où les boutres, (petites embarcations arabes) croisent d'immenses navires de haute mer. Ses différents quartiers sont très contrastés. Quelles différences entre les rues animées du centre, proches du pittoresque marché Kariakoo et de la tour de l'horloge, et les boulevards ombragés du quartier administratif situé au nord. Dar es-Salam permet de percevoir et de vivre d’une manière très agréable le mélange des cultures. Le musée national de Dar es Salam se situe non loin des jardins botaniques du centre-ville. On y admire une importante collection archéologique, notamment des fossiles d’Australopithèque. De plus, le visiteur peut y découvrir l’histoire du commerce des esclaves à Zanzibar. Un village-musée, à environ 10 km du centre-ville, est très vivant. Il présente des demeures typiques des diverses régions de Tanzanie. Des danses traditionnelles y sont organisées le week-end. Oyster Bay est la plage la plus proche de la ville. C’est une superbe étendue de rivage tropical.

 
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jour 64 Morogoro, Mikumi, Iringa, Mbeya

Le parc de Mikumi se situe à 290km de Dar es Salaam. Ce parc couvrant 3237 km²,est le troisième de Tanzanie en superficie mais seule une petite partie nord est véritablement accessible. Le sud est sauvage et peu exploré. Il est entouré par les monts ULUGURU et RUBEHO et présente de très beaux paysages et de nombreuses cascades. La concentration animale y est importante. On y trouve des éléphants (+2000), des lions, des léopards, des girafes, des buffles, des hippopotames, des gnous, des zèbres, des phacochères, des civettes, des chacals, des babouins jaunes et bien d'autres encore. Vous pourrez aussi peut-être y rencontrer trois espèces particulièrement rares, les hippotragues noirs, les grands Koudous et les Lycaons.

Iringa, est installée sur un plateau dans une région très fertile où l’on cultive du maïs, des légumes, des fruits… La charmante petite ville au climat agréable est dotée d’un merveilleux marché de fruits et légumes frais qui égayent ses ruelles bordées encore ça et là de bâtiments coloniaux. Makambo est une ville étape réputée pour sa gare de chemin de fer Tanzanie-Zambie

 
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jour 65 Mbeya, Kyela, Karonga (Malawi).

La localité de Mbeya se trouve dans l’un des régions les plus fertiles de Tanzanie, au coeur des monts Mbeya. Elle doit son essor aux mines d’or de Lupa. Des années 20 jusqu’à la fin de l’exploitation en 1956, la ville se développa. Toujours très animée, elle est aussi un important centre de commerce.

Tukuyu quant à elle est une ville plutôt monotone au cœur des Poronto Mountains. Ancien centre administratif durant l’époque coloniale, on peut y voir d’anciens bâtiments datant de cette période qui s’insèrent au charme des plantations de thé des campagnes environnantes.
Karonga est la ville la plus importante au nord du Malawi. Située à 50km au sud de la frontière tanzanienne elle est non seulement un pôle de commerce mais elle offre également un très joli panorama sur le lac Malawi

 
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jour 66 Karonga, Nkhata Bay, lac Malawi - Petites marches

Le Lac Malawi est charmant notamment pour ses nombreuses petites îles qui peuvent être visitées. L' Iala effectue des liaisons régulières entre les berges du lac et les différentes îles. L'île de Likoma est particulièrement appréciable si vous aimez les plages de sable fin, la baignade et le farniente sous un immense baobab ou encore la sérénité typique des villages de pêcheurs. L'île de Chizumulu est plus petite mais offre à peu près la même gamme d'activités. Le long des côtes, sur environ 17 kilomètres, les marches et balades sont également très agréables. Non loin de là, on arrive assez facilement à pied à la " ville ". Cette « ville » pleine de charme vous permettra de visiter la cathédrale anglicane de Saint Peter. Vous ne manquerez pas d’exercer vos sens au cœur du marché local riche en couleurs et en parfums. La pêche rythme la vie de la région. Il est également possible de vous mesurer aux pêcheurs locaux et vous pourrez ensuite goûter, à des prix très abordables, les spécialités de poissons.

 
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jour 67 Nkhata Bay.

A 50 km de Mzuzu, Nkhata Bay se situe sur les rives Nord du Cap Maclear. Un petit havre de paix apprécié pour ses plages et ses activités nautiques. A ne pas manquer : le marché coloré et animé du village de Nkhata Bay !

 
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jour 68 Nkhata bay, Sengay bay. Petites marches

La localité de Senga Bay se trouve juste au bord du lac Malawi, à la pointe d'une large péninsule débutant à Salima et avançant en saillie sur le lac. Célèbre pour son artisanat, Senga Bay est également très agréable pour ses plages aux eaux très claires qui ressemblent à celles qui bordent l'Océan Indien. Vous pouvez y faire de la plongée, de la planche à voile, une excursion en bateau ou des randonnées. Plus au sud, se trouve Cape MacLear, de l'autre côté de la péninsule, autre site prisé par les touristes. La majorité des habitants sont très chaleureux. Ils ont compris que le tourisme était pur eux un apport d’argent et surtout une source d’emplois. Le lac Malawi est parsemé de plusieurs îles (qu’il est possible d’approcher lors d’excursions en bateau). Les terres entourant Cape MacLear, y compris plusieurs îles, appartiennent au Lac Malawi National Park, l'une des rares réserves aquatiques en eau douce du continent africain. Le musée et l'aquarium valent le détour.

 
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jour 69 Senga Bay, lac Malawi, Lilongwe

Le Lac Malawi est le neuvième plus grand lac au monde. Il peut atteindre jusqu’à 700 mètres de profondeur et forme la majeure partie de la frontière est entre le Malawi et le Mozambique. Le lac Malawi abrite l’une grande variété d'espèces de poisons au monde! Les chercheurs de la World Wildlife Fondation ont identifié plus de 500 espèces qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur la terre. La plupart des poissons sont très colorés, le corps couverts de formes étranges…un paradis pour les amateurs ! Beaucoup de villages traditionnels sont situés aux alentours du lac. En effet, le lac est une riche source de nourriture. D’ailleurs l’un des plats populaire au Malawi est le chambo (une sorte de poisson) et le nsima (une sorte de maïs, ou de porridge).

 
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jour 70 Lilongwe, Chipata (Zambie), reserve de South Luangwa

Lilongwe fut fondée à la fin des années 60, début des années 70 et devint la nouvelle capitale du Malawi en 1975. Lilongwe est une cité tentaculaire qui offre finalement peut d’intérêt touristique. En effet, il y a énormément de hauts buildings modernes, de bâtiments administratifs…on se croirait à New-York ! C’est à Lilongwe que se regroupent toutes les ambassades, les ministères, les agences des compagnies aériennes et autres bureaux d’affaire concentrés dans le centre commercial de la ville. A quelques kilomètres au sud-ouest, la vieille ville suscite déjà beaucoup plus d’inspirations. On y trouve un marché très sympathique, quelques restaurants et différents hôtels. Le cœur de cette vieille ville est véritablement son marché où l’on trouve absolument tout ce qui est possible, des poêles ou pièces de vélo en passant par les fruits et légumes, le dentifrice, les poissons séchés ou les poulets vivants. Ca vaut le coup d’y faire un tour, même si on n’achète rien.
Entre la nouvelle ville et la vieille ville se trouve un sanctuaire naturel de 150 ha de végétation locale qui échappa au développement. La rivière Lingadzi et ses crocodiles coule à travers cette réserve. La réserve est très prisée des amateurs d’ornithologie. Elle abrite en effet une jolie variété d’oiseaux. On peut également y croiser quelques mammifères comme l’hyène ou le léopard. Nous quittons ensuite la Malawi pour découvrir les terres de Zambie. Chipata est la première ville de Zambie après la frontière. Après encore quelques kilomètres, nous arriverons à South Luangwa National Park

 
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jour 71 réserve de South Luangwa

Au niveau des parcs, la Zambie n’a presque rien à envier au Kenya ou à la Tanzanie. Le pays dispose de nombreux et très beaux parcs dans lesquels évoluent de nombreuses espèces d'animaux. L’avantage des parcs zambiens est qu’ils ne souffrent pas de surpopulation touristique. Le « tourisme sauvage » prend alors ici tout son sens et c’est là l’un des attraits majeurs du pays dont on ne se lasse pas. Le Parc National de South Luangwa dans la vallée de Luangwa est sans doute le plus intéressant parc de Zambie et l'un des plus intéressants d'Afrique. En sillonnant les pistes de ses 9050km², vous pourrez y découvrir plus de 60 espèces animalières différentes : des lions, des girafes, des léopards, des zèbres, des rhinocéros, des gnous, des buffles et bien d'autres animaux encore ainsi que 400 différentes espèces d’oiseaux ! Au niveau de la flore, les grands espaces ouverts font place aux forêts d'ébènes. Véritable communion avec la vie sauvage, dans un cadre d’une beauté naturelle, ce parc est l’un des seuls à organiser des safaris à pied. Il est aussi connu et reconnu dans le monde entier pour ses grands troupeaux d’éléphants ainsi que pou sa concentration en léopards qui est la plus élevée d’Afrique.(1 léopard par kilomètre !). Il abrite aussi une forte concentration d’hippopotames. Instants magiques au lever et au coucher du soleil lorsque les animaux se retrouvent aux points d’eaux sous une lumière chaude et apaisante.

 
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jour 72 Petauke, Lusaka

Le désordre bruyant et animé de Lusaka fait partie du charme de la Zambie. En général, les touristes n’y restent pas très longtemps. Lusaka est le produit d’un pays qui lutte pour se faire une place dans le nouveau monde. Elle est typiquement le reflet des problèmes auxquels doivent faire face de nombreux pays d’Afrique pour se stabiliser après l’indépendance. Cependant, la chose la plus fascinante à Lusaka est l’énergie de la ville, ce besoin de survivre pour ses 2 millions d’habitants. Lusaka fait autant partie du “vrai visage de l’Afrique” que les parcs naturels et les paysages épatants. Autour du marché très coloré et très animé, se trouve une kyrielle de magasins, de coiffeurs, de restaurants, d’épiceries etc.

 
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jour 73 Lusaka, Livingstone

La ville de Livingstone, fondée en 1905, doit son nom au souvenir du célèbre explorateur victorien, David Livingstone. En 1911, comme Livingstone était une grande colonie européenne, la ville est devenue la capitale de la Rhodésie du Nord. En tant que capitale, elle profitait d’installations bien supérieures à celles présentes dans le reste du pays comme en témoignent encore aujourd’hui les immeubles coloniaux qui bordent la rue principale de la ville. En 1935, Lusaka devint à son tour la capitale de la Zambie et Livingstone, se mua en une petite ville tranquille. De nos jours, elle possède toujours autant de charme. Son emplacement, proche du Zambèze et des chutes Victoria en ont fait une destination prisée pour les voyageurs de par le monde voulant découvrir cette septième merveille du monde.
En ce qui concerne les visites, au programme : le livingstone museum, le musée du chemin de fer ou canoë sur le Zambèze…suivez le guide !

 
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jour 74 Victoria Falls

Un nuage d’embruns se dessine à l’horizon, au-dessus d’une canopée verdoyante, signe que Victoria Falls n’est pas loin ! En dépit de la renommée internationale de ses chutes, la ville de Victoria Falls demeure un village de petite taille. Dotée de toutes les infrastructures nécessaires à son développement touristique, Victoria Falls n’en a pas moins gardé son charme de petite bourgade africaine, très animée. De nombreuses enseignes de sports extrêmes (rafting, parachute, saut à l’élastique..) bordent la rue desservant le parc national “Zambezi” et le fleuve Zambèze, en amont des chutes. Un marché d’artisanat tenu par des autochtones permet de découvrir l’art de la sculpture shona. Livingstone Way, l’artère principale, traverse la voie ferrée au niveau de la petite gare coloniale pittoresque où arrive toujours une vieille locomotive à vapeur luxueuse, le train bleu, en provenance d’Afrique du Sud. Livingstone Way continue jusqu'à l’entrée du parc national de Victoria Falls, qui nous permet d’accéder aux merveilles des Chutes du Zambèze.

” le soleil matinal dore ces colonnes de vapeur du somptueux éclat d’un double ou triple arc-en-ciel. Le soleil vespéral, luisant dans un ciel jaune, leur confère des teintes sulfureuses créant l’illusion que le gouffre béant s’ouvre sur une fosse sans fond. Aucun oiseau ne chante ni ne bâtit son nid dans cette forêt aux averses perpétuelles”. C’est ainsi que Livingstone décrit les Chutes Victoria en 1855.
Aujourd’hui, rien de ce charme n’a disparu. Fascinés par tant de splendeur et de puissance, nous jouissons du spectacle sans discours superflu ! Puis, à pied, dans un dédale de petites allées qui surplombent la faille, nous longeons les Chutes pour les admirer de différents points de vue. Sur une largeur de plus de 1.700 mètres, des trombes d’eau s’écrasent bruyamment quelques 107 mètres plus bas, dans les gorges du Zambèze.

 
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jour 75 Victoria Falls, Kasane, Parc de Chobe

Nous prenons la route en asphalte en direction de la frontière botswanaise et du parc Chobé. A la sortie de Victoria Falls, la route traverse le parc national de “Zambezi River”. Là, nous sommes susceptibles de croiser des troupeaux de 15 à 20 hypotragues noirs (antilopes rares qui portent de superbes cornes en dague) et si nous sommes chanceux, d’apercevoir les lions qui paressent parfois au bord de la route. En nous approchant de la frontière, le paysage vallonné est essentiellement composé de grandes forêts de mopanes, de combretum imberbes et de teks de Rhodésie. Le passage du gibier sur la route est fréquent, notamment les éléphants et les koudous. Après le passage de la frontière, nous gagnons la ville de Kasane, porte d’entrée sur le parc Chobé. Nous avançons le long du fleuve, dans de larges pistes de sable profond.

L’aube est le moment privilégié pour l’observation des lions qui, après la chasse nocturne, profitent paresseusement des premiers rayons de soleil au pied des taillis. Les prédateurs à Chobé sont en effet nombreux, notamment les lions (“prides” de Serondella et de Savuti) et les hyènes, qu’à défaut de voir, on devine grâce à leurs empreintes nombreuses laissées dans le sable. Les guépards sont en nombre importants mais toujours très difficiles à observer, de même que les léopards. Nous espérons avoir la chance de croiser une meute de lycaons (chiens sauvages), dont le nombre est en nette amélioration depuis quelques années. Dès l’aube, les babouins et les premières antilopes s’affairent sur les zones de verdure. Nombreuses sont les espèces communes au delta de l’Okavango, telles les cobes lechwe rouges, les koudous, les impalas, les cobes à croissant, mais Chobé offre l’occasion de voir des spécimens rares. Mais le parc Chobé est surtout célèbre pour la concentration d’éléphants et de buffles, que l’on peut observer par centaines voire milliers près du fleuve, les fins de journée d’hiver. Le nombre exact des pachydermes reste imprécis (les estimations varient selon les années et les sources entre 35.000 et 72.000 éléphants), mais leur impact sur l’environnement est évident : les forêts de mopanes ressemblent parfois à un champ de bataille ! Les buffles se déplacent en larges troupeaux, que l’on rencontre généralement en fin d’après-midi, lorsqu’ils se dirigent vers le fleuve, pour s’y désaltérer, mais aussi pour paître sur Sedudu Island, une grande bande de terre très fertile immergée du fleuve. Dans la fraîcheur matinale, nous observons souvent un nuage de buée au-dessus de l’île Sedudu, dégagé par les milliers de buffles qui s’y concentrent jusqu'à l’aube, avant de regagner les terres intérieures du parc Chobé.

 
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jour 76 Kasane, Katima Mulillo, Parc de Mudumu

En nous approchant de la frontière, le paysage vallonné est essentiellement composé de grandes forêts de mopanes, de combretum imberbes et de teks de Rhodésie. Le passage du gibier sur la route est fréquent, notamment les éléphants et les koudous. Après le passage de la frontière, nous gagnons la ville de Kasane, porte d’entrée sur le parc Chobé. Nous avançons le long du fleuve, dans de larges pistes de sable profond.

 
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jour 77 Parc de Mudumu, Shakawe, fleuve Okavango

La diversité de la faune réside dans la cohabitation de deux écosystèmes contradictoires : le désert du Kalahari et les marécages de l’Okavango.

Le Delta de l’Okavango concentre une densité d’espèces végétales largement supérieure à toutes les régions d’Afrique australe. Le fleuve se perd dans un vaste labyrinthe de lagunes et d’îlots séparés par des haies naturelles de papyrus. Les plantes aquatiques constamment immergées, laissent la place au sud et à l’est à des zones de forêts : mopanes, figuiers (“wild” ou “water fig“), acacias (les espèces “nigrescens” et ”tortilis” sont les plus courantes à Moremi), marula, arbres à saucisses, ébéniers, puis à des zones de savane arbustives et de buissons épineux. L’hydrographie complexe du Delta conduit certaines zones à ne recevoir que très peu d’eau, d’où l’existence de petites îles assez arides d’où s’élèvent quelques palmiers “Mokolone” (hyphaene petersiana), espèces particulièrement adeptes des terrains secs et à forte concentration en sodium. C’est la diversité de la faune sauvage, préservée au cœur de cet écosystème extraordinaire, qui dévoile la véritable grandeur du Delta de l’Okavango. Aux espèces classiques de l’Eden africain (troupeaux d’éléphants, de buffles, de gnous, de zèbres, d’impalas, ainsi que des girafes, hyènes, lions, léopards, guépards, crocodiles, hippopotames), s’ajoutent des animaux moins communs (lycaons, sassabis, cobes à croissant..) et les spécimens rares de l’environnement aquatique du Delta de l’Okavango :comme le Sitatunga.

 
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jour 78 Fleuve Okavango, Shakawe, Tsodillo Hills

L’Okavango concentre une densité d’espèces végétales largement supérieure à toutes les régions d’Afrique australe. Le fleuve se perd dans un vaste labyrinthe de lagunes et d’îlots séparés par des haies naturelles de papyrus. Les plantes aquatiques constamment immergées, laissent la place au sud et à l’est à des zones de forêts : mopanes, figuiers (“wild” ou “water fig“), acacias, marula, arbres à saucisses, puis à des zones de savane arbustive et de buissons épineux. L’hydrographie complexe du Delta conduit certaines zones à ne recevoir que très peu d’eau, d’où l’existence de petites îles assez arides d’où s’élèvent quelques palmiers “Mokolone” (hyphaene petersiana), espèces particulièrement adeptes des terrains secs et à forte concentration en sodium.
La faune
C’est la diversité de la faune sauvage, préservée au cœur de cet écosystème extraordinaire, qui dévoile la véritable grandeur de l’Okavango. Aux espèces classiques de l’Eden africain (troupeaux d’éléphants, de buffles, de gnous, de zèbres, d’impalas, ainsi que des girafes, hyènes, lions, léopards, guépards, crocodiles, hippopotames), s’ajoutent des animaux moins communs (lycaons, sassabys, cobes à croissant..) et les spécimens rares de l’environnement aquatique du Delta de l’Okavango :Le Cobe lechwe rouge : ces antilopes des marais sont très nombreuses dans le Delta (environ 30.000) mais on ne les rencontre en Afrique australe que sur les berges de l’Okavango et du Chobé. Leur large croupe alezan se repère de loin, d’autant plus que les cobes lechwe avancent d’un pas lourd, l’allure un peu gauche, l’encolure basse par rapport à leur imposant arrière-train. Pourtant, ces antilopes se déplacent rapidement dans les sols marécageux, grâce à leurs longs sabots. Le sitatunga : cette antilope rare est la mieux adaptée pour vivre dans les milieux aquatiques. Ces longs sabots tournés vers l’extérieur lui permettent de vivre dans des zones de marais et de boue. A l’approche d’un prédateur, le sitatunga, excellent nageur, se gîte dans l’eau en ne laissant dépasser que ses narines pour respirer. Le sitatunga est très difficile à repérer, car très craintif, il se tapit fréquemment la journée sur une plate-forme de papyrus qu’il confectionne lui-même, comme un îlot dans une zone de marécages, afin d’entendre le bruit de l’eau si un prédateur s’approche. Enfin, le paradis de l’Okavango est indissociable de la richesse de sa population ailée (plus de 350 espèces recensées). Lors de notre ballade en pirogue, nous observons les aigles pêcheurs, les colombars à front nu, les jacanas à poitrine dorée, les anhingas roux, les guêpiers nains, les ouettes d’Egypte, les anserelles naines et les nombreuses aigrettes garde-bœufs qui accompagnent généralement les troupeaux d’éléphants.

 
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jour 79 Tsodillo Hills, Maun, delta de l'Okavango

Les monts Tsodillo s’élèvent au milieu du désert. Vous découvrirez les extraordinaires œuvres de gravures et de peintures rupestres et vous laisserez envoûter par les âmes qui hantent encore ces lieux.. Nombreux sont les mythes et légendes qui leur attribuent une valeur spirituelle. Pour les Sans, ces montagnes sont le lieu de la création. Dans leurs croyances, les Mbukushus évoquent l’épisode au cours duquel leurs dieux arrivèrent sur la colline femelle en descendant avec leur bétail au bout d’une corde pour. Il y a quatre collines principales qui composent les monts Tsodillo: le mâle, la femelle, l’enfant et la « colline du nord ». Une légende raconte à propos de cette petite colline qu’il s’agirait d’une épouse répudiée de la colline mâle. Le mont le mâle est le plus haut. Avec ses 300 mètres, il s’élève vers le ciel en un seul pic. Dans ce décor époustouflant, à quelques centaines de mètres se situe un village kungsan, à l’ouest de la colline mâle, ….vous pensez être sur le plateau de tournage des « dieux sont tombés sur la tête. » Plus au sud par contre se trouve le village de Mbukushu.

Nichée entre l’aridité du désert du Kalahari au sud et les marécages du Delta de l’Okavango au nord, Maun (autrefois “Maung”, signifiant “l’endroit des roseaux courts”) affiche chaque jour son originalité. Petit hameau érigé par les Batwana qui s’y installèrent en 1915 puis avant-poste de l’armée britannique dès les années 30, ce fief reculé de tout est devenu le centre administratif de la région de Ngamiland. Pourtant, ses enseignes et ses rues poussiéreuses traversées par des personnages pittoresques (des femmes héréros qui déambulent nonchalamment sous la chaleur parées de leur robes d’époque victorienne aux Blancs au volant de leurs puissants 4x4, dont les visages rougeâtres certifient de leur intimité avec la vie sauvage du Delta de l’Okavango) révèlent que la ville est avant tout la capitale de l’exploration de l’Afrique sauvage, le point de départ des expéditions vers le Delta (la petite cité offre les services de deux banques, quelques restaurants, des boutiques d’artisanat, des supérettes).

 
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jour 80 Delta de l'Okavango, Maun, Ghanzi

Nous nous rendons au cœur du Delta (en véhicule ou en avion, cf. options d’itinéraire) pour découvrir sa faune sauvage. Une exploration en “mokoros” (pirogues locales) puis à pied est le moyen idéal pour découvrir l’intimité de la nature du Delta. La diversité de la faune réside dans la cohabitation de deux écosystèmes contradictoires : le désert du Kalahari et les marécages de l’Okavango.
Le Delta de l’Okavango concentre une densité d’espèces végétales largement supérieure à toutes les régions d’Afrique australe. Le fleuve se perd dans un vaste labyrinthe de lagunes et d’îlots séparés par des haies naturelles de papyrus. Les plantes aquatiques constamment immergées, laissent la place au sud et à l’est à des zones de forêts : mopanes, figuiers (“wild” ou “water fig“), acacias (les espèces “nigrescens” et ”tortilis” sont les plus courantes à Moremi), marula, arbres à saucisses, ébéniers, puis à des zones de savane arbustives et de buissons épineux. L’hydrographie complexe du Delta conduit certaines zones à ne recevoir que très peu d’eau, d’où l’existence de petites îles assez arides d’où s’élèvent quelques palmiers “Mokolone” (hyphaene petersiana), espèces particulièrement adeptes des terrains secs et à forte concentration en sodium. C’est la diversité de la faune sauvage, préservée au cœur de cet écosystème extraordinaire, qui dévoile la véritable grandeur du Delta de l’Okavango. Aux espèces classiques de l’Eden africain (troupeaux d’éléphants, de buffles, de gnous, de zèbres, d’impalas, ainsi que des girafes, hyènes, lions, léopards, guépards, crocodiles, hippopotames), s’ajoutent des animaux moins communs (lycaons, sassabys, cobes à croissant..) et les spécimens rares de l’environnement aquatique du Delta de l’Okavango :

 
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jour 81 Kalahari

Nichée entre l’aridité du désert du Kalahari au sud et les marécages du Delta de l’Okavango au nord, Maun (autrefois “Maung”, signifiant “l’endroit des roseaux courts”) affiche chaque jour son originalité. Petit hameau érigé par les Batwana qui s’y installèrent en 1915 puis avant-poste de l’armée britannique dès les années 30, ce fief reculé de tout est devenu le centre administratif de la région de Ngamiland. Pourtant, ses enseignes et ses rues poussiéreuses traversées par des personnages pittoresques (des femmes héréros qui déambulent nonchalamment sous la chaleur parées de leur robes d’époque victorienne aux Blancs au volant de leurs puissants 4x4, dont les visages rougeâtres certifient de leur intimité avec la vie sauvage du Delta de l’Okavango) révèlent que la ville est avant tout la capitale de l’exploration de l’Afrique sauvage, le point de départ des expéditions vers le Delta (la petite cité offre les services de deux banques, quelques restaurants, des boutiques d’artisanat, des supérettes).

 
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jour 82 Kanya, Vryburg, Kimberley

Kimberley culmine à 1 230 mètres d'altitude. C’est la capitale de a province du Cap-du-Nord en plein désert du grand karoo.
Avec ses 220 000 habitants et fait partie de la nouvelle municipalité post-apartheid de Sol Plaatje. Cette région fut repeuplée au XIXème siècle par les métis chassés du Cap.
Kimberley doit son existence et sa renommée au diamant.
C'est en 1867,à Hopetown à 120 kilomètres au sud de Kimberley, que le diamant Eureka fut découvert par un enfant, déclenchant une véritable ruée vers le diamant.
En 1871, trois autres diamants sont découverts au sommet d'une petite colline autour de laquelle va naître la ville de Kimberley, du nom du secrétaire britannique aux colonies.
La colline est alors creusée par les centaines de mineurs et aventuriers à la recherche de diamant et devenir le « Big Hole », le grand trou, au bord duquel la ville va prospérer et devenir la première ville électrifiée d'Afrique.
Plus tard, l'anglais Cecil Rhodes fera fortune à Kimberley en rachetant la compagnie minière « De Beers » pour devenir ensuite le 1er ministre de la colonie du Cap en 1890.
Assiégée en 1899 par les Boers en guerre contre les Britanniques, la ville est anglophone et métisse, rivale de l'afrikaner Bloemfontein dans l'État libre d'Orange.
La plupart des circuits touristiques ignorent cette ville pourtant chargée d’histoire et de magie. La ville mérite effectivement une visite et pas seulement pour le Big hole qui, il est vrai, est son attraction principale. Ainsi la visite commencera par le Kimberley Mine Museum avec son impressionnant Big Hole, le plus grand puits jamais creusé par l'homme. Ce musée est en fait un village, reproduction à ciel ouvert sur 17 hectares de Kimberley à l'époque de la ruée vers le diamant.
Au centre-ville les buildings modernes jouxtent les édifices coloniaux. Tout proche, un mémorial de rocs en équilibre honore la 1ère colonne de pionniers partis en 1890 débuter la colonisation de la future Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe). On peut aussi visiter dans le quartier la galerie d'art William Humphrey ou le musée Sol Plaatje, du nom du militant anti-apartheid, premier noir à écrire un roman en anglais et qui a donné son nom à la nouvelle municipalité.
Au sud-est de la ville, le Honoured Dead Memorial, conçu par Herbert Baker, rend hommage aux victimes du siège de 1899 et fait écho au Concentration Camp Mémorial sur Hertzog square, qui commémore les familles boers, victimes des camps de concentration britannique. Il y a aussi le quartier de belgravia avec ses maisons victoriennes.
Les environs de Kimberley sont tout aussi intéressants. Situés à cinquante kilomètres au sud de Kimberley, les passionnés d’histoire apprendront que se trouve le champ de bataille de Magersfontein où se sont opposés Boers et Britanniques en 1899.

 
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jour 83 Kimberley, parc de karoo

Les routes vers le nord multiplient les effets d’enchantement : aux vergers d’agrumes succèdent des vignobles opulents des fameux vins d’Afrique du Sud. Villes et villages traditionnels s’intègrent dans ce paysage de montagnes verdoyantes. Au nord de cet éden commence le pays des Namas

 
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jour 84 parc du Great Karoo, route des vins

Great Karoo est une zone aride unique au monde ! Karoo est un ancien mot indigène qui signifie “terre sèche”. Great Karoo est considéré comme une énigme dans le monde scientifique.
Il y a près de 250 millions d’années, Great Karoo était une vaste mer intérieure.
Cette terre est riche en fossiles et abrite un immense panel de plantes grasses. En effet, on dénombre plus de 9000 variétés de plantes dans Great Karoo.
Sur les roches on peut apercevoir des gravures et peintures représentants des scènes de chasse ou de danse….traces de la présence passée des Bochimans qui peuplaient la région.

Les Hottentots traversèrent également la région ainsi que quelques voyageurs européens qui décrivirent cette zone en parlant de chaleur et de monotonie.
Dans le parc protégé, vous apercevrez lynx, zèbre, antilopes et le célèbre aigle noir

 
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jour 85 Route des vins, Le Cap

Dans un rayon de 150 km autour du Cap, les 13 régions productrices de vin principales d'Afrique du Sud, peuvent se découvrir et se « déguster » au détour des routes des vins, parmi lesquelles, les meilleures comprennent la Stellenbosh Wine Route (la première du pays, dont toutes les entreprises vinicoles sont situées dans un rayon de 12 km par rapport à Stellebosch. La Olifants Wine Route (longue de 200 km, et qui traverse les montagnes Cederberg, la côte ouest préservée et le Knersvlakte) ; la Klein Karoo Wine Trust (un périple de 300 km à travers les vignobles de la Province Orientale du Cap) ; la Swartland Wine Route (à 40 minutes du Cap en voiture), la Orange River Wine Trust (comprenant les régions vinicoles du nord, irriguées par les rivières Orange, Vaal et Riet) et la Robertson Valley (située à deux heures de voiture du Cap, particulièrement célèbre pour son Chardonnay). Offrant une diversité de paysages, la route témoigne également de l'architecture "Cape Dutch", mais aussi du fait de la présence des hugnenots français. Et puis…la qualité des vins sud africains n'est plus à prouver.

Cape Town
Les résultats d’une récente émission de la télévision britannique BBC ’ 50 Endroits à Voir Avant de Mourir ‘ a classé Cape Town en première position au niveau des villes et en 5ème position en tout, seulement devancée par des merveilles du patrimoine mondial telles que le Grand Canyon et la Grande Barrière de Corail ou le parc d’attractions de Disneyworld. Cape Town devance Sydney, New York, Paris, San Francisco, Rio de Janeiro, Rome et Barcelone.

La ville du Cap est la première que les Européens fondèrent en Afrique australe. Son développement est à l’image de celui du pays : de village fortifié aux accents européens, replié sur lui-même, Cape Town prend alors l’allure d'une capitale durant l’expansion coloniale. Elle est alors le port et le centre politique d'un territoire en plein essor. Ensuite, la ville passe des mains de la Compagnie hollandaise des Indes orientales dans celle de l'Angleterre. C'est véritablement à la fin du XIXème siècle que la croissance urbaine du Cap débute pour de bon, grâce aux découvertes des mines dans son hinterland.

Aujourd’hui, la ville cosmopolite à l’ambiance détendue regorge de lieux intéressants à visiter. Waterfront un endroit très intéressant à visiter, particulièrement pour son marché de produits artisanaux. Dans le centre-ville, les gratte-ciel et et les autoroutes ont radicalement changé le visage de Cape Town ces cinquante dernières années, et pourtant la ville reste chargée d’histoire. Ses maisons gracieuses, ses vielles rues pavées et ses monuments vous donnent un aperçu de l’histoire de la ville et des cultures qui l’ont façonnée. Vous y verrez Les Jardins de la Compagnie qui contiennent plus de 8000 variétés d’arbres et de plantes différentrs, des musées, la Bibliothèque Sud-Africaine, le Musée National et le Parlement. Green Market Square, un marché aux puces africain coloré où des dizaines de commerçants vendent vraiment de tout. Il y a aussi des antiquaires, le marché aux fleurs ainsi que le bâtiment où vivaient les esclaves

 
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jour 86 Le Cap, île de Ruben

Cape Town est une ville côtière et portuaire est dominée une impressionnante montagne. On y trouve des vignobles à proximité et surtout le Cap de Bonne Espérance, la partie extrême au sud ouest de l'Afrique. Le mythe du Cap de Bonne Espérance est au carrefour de deux océans : à main gauche, sous un brouillard de mouettes argentées, l’océan Indien écume, tandis qu’à tribord déferle une houle atlantique. Sur les rivages, les bergers hottentots et les chasseurs sans vivent depuis plus de vingt mille ans

Le sommet de Table Mountain est accessible par un téléphérique à cabine tournante, mais constitue aussi le but d'une multitude de randonnées magnifiques. Depuis la Table Mountain, on domine la ville. Au loin on aperçoit Roben Island, l'île-prison où Nelson Mandela fut emprisonné 18 ans sur les 27 années qu'il passa en prison sous le régime de l'apartheid. Libéré en 1990, Mandela fut le premier président de la République Noir.

Ile de Roben :
Le sommet de Table Mountain est accessible par un téléphérique à cabine tournante, mais constitue aussi le but d'une multitude de randonnées magnifiques. Depuis la Table Mountain, on domine la ville. Au loin on aperçoit Roben Island, l'île-prison où Nelson Mandela fut emprisonné 18 ans sur les 27 années qu'il passa en prison sous le régime de l'apartheid. En effet, en 1963, Nelson Mandela et huit autres de ses compagnons furent condamnés à l’emprisonnement à vie pour sabotage et conspiration en vue de renverser le gouvernement. Mandela, gardé en isolation avec d'autres chefs "seniors" sur l'île de Roben Island continua à jouer un important rôle derrière les barreaux en maintenant le contact avec les leaders en exil de l'ANC (African National Congress). Libéré en 1990, Mandela fut le premier président noir de la République Sud Africaine. En effet, en 1994 l'ANC remportait les premières élections multiraciales du pays avec une grande majorité. L'intronisation de Mandela en tant que président égala, en terme d’audience et de personnalités présentes, les funérailles du Président John Kennedy !
L’île de Roben, ce lieu-symbole de la lutte antiapartheid, est classée depuis 1999, patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

Visite :
Vous embarquerez depuis la Nelson Mandela Gateway, située sur le Waterfront. Les anciens docks ont cédé la place aux restaurants et aux magasins. Une activité portuaire de faible tonnage y persiste cependant. Chacune des embarcations menant à l’île aux pingouins (Robben Eiland, en néerlandais), porte le nom de prisonniers politiques qui y furent emprisonnés. La traversée dure environ +/- 30 minutes. La visite débute alors par un tour de l’île en bus afin d’en apprendre plus sur son lourd passé. D’abord utilisée comme prison pour les opposants Khoikhoi ou Xhosa (ethnie d’origine de Nelson Mandela, implantée majoritairement entre Port Elizabeth, East London et Umtata), Robben Island servi de léproserie de 1846 à 1931 puis fut transformé en camp militaire durant la Seconde Guerre mondiale.

L’île reprit ensuite sa fonction d’origine : abriter les pingouins. Le régime d’apartheid qui suivit créa de nouveaux pestiférés, les militants du mouvement de libération. On y bâti une prison de haute sécurité au début des années soixante. Après le procès de Rivonia, Nelson Mandela ainsi que plusieurs dirigeants de l’ANC et du PAC (Congrès panafricain, extrême gauche) furent envoyés à Roben Island. Après avoir fait le tour de l’île, vous effectuerez un passage obligé dans la section B, cellule 5, deux mètres cinquante sur deux mètres cinquante, celle qu’a occupée pendant dix-huit ans le quatre cent soixante-sixième prisonnier de l’histoire de l’île entré en 1964. Numéro de matricule 446-64, Nelson Mandela. Puis, en vous baladant dans la cour centrale, vous verrez dans un coin, derrière les arbustes, l’endroit où Nelson Mandela cachait jour après jour des bribes d’un manuscrit qui deviendra son autobiographie : Un long chemin vers la liberté.

Sur le bateau du retour, la gorge serrée, le cœur emplit d’émotions, les yeux plein de souvenirs, le parfum de la liberté n’a jamais été aussi appréciable…

 
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jour 87 Votre vol Cape Town - Europe
 
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