Journée libre.
Nuit à l'hôtel
Option véhicule privatif (+30€ / demi-journée)
Option guide à la journée (+65€)
Principaux monuments de la rive Est :
Le Temple de Karnak
Lieu de culte le plus important de toute l’Égypte pendant le règne de Thèbes. Les édifices qui le composent furent bâtis, démolis, restaurés, agrandis et décorés par de nombreux pharaons. Le site consiste en un complexe de sanctuaires, d’obélisques et de pylônes, dédiés à la gloire des pharaons d’Égypte. Les dimensions du site sont gigantesques : 1,5 km par 800 m. Impossible à décrire, cet immense monument doit être visité, ressenti.
Ce plus grand complexe religieux de l'Egypte ancienne (123 hectares) comprend l'enceinte du dieu faucon Montou au nord, celle d'Amon-Rê, au centre, et celle de la déesse Mout, son épouse, au sud. L'axe principal du temple d'Amon, perpendiculaire au fleuve, relie le Saint des Saints, à l'est, au Nil, à l'ouest. L'axe secondaire nord-sud, dit axe royal, conduit au complexe sacré de la déesse Mout.
Orienté selon ces deux axes orthogonaux, le site de Karnak reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se faisaient de l'ordre du monde. L'axe nord-sud est une axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un axe céleste qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.
Le site connaîtra son véritable âge d'or au Nouvel Empire. Les pharaons exprimeront leur dévotion au dieu principal en y apportant d'importantes quantités de richesses en provenance des territoires sur lesquels l'Égypte étendait son influence. Ils contribueront à l'embellissement de Karnak qui deviendra le plus grandiose complexe religieux de l'antiquité.
La puissance du clergé d'Amon, considérable, transformera ce pouvoir en un État dans l'État. Les grands-prêtres d'Amon garderont longtemps une influence prépondérante sur la monarchie pharaonique. Thèbes restera le coeur spirituel de l'Égypte quand elle perdra son statut de capitale dynastique. Ce n'est qu'en 391 de notre ère, qu'un décret de Théodose, entrainera la fermeture des derniers sanctuaires qui seront dépecés.
Karnak sera redécouvert par le capitaine Norden et le révérend Poclocke au début du XVIIIème siècle, avant que l'expédition de Bonaparte en fasse l'inventaire. Le complexe archéologique deviendra une carrière sous Mehemet Ali. Auguste Mariette commencera le dégagement des temples en 1858, à la tête du Service des Antiquités égyptiennes et à la demande du khédive Ismâel Pacha.
Temple de Louxor :
Que de richesse au temple de Louxor, « Harem du Sud » du dieu Amon. Il s’agissait d’une résidence et d'un palais méridional qui hébergeait le dieu entouré des prêtres à son service. Le temple de Louxor n’était en fait qu’une chapelle de pèlerinage. Il demeure néanmoins dans la ligne des conceptions grandioses d’Aménophis III auquel Ramsès II a ajouté sa marque. Les fouilles ont été entreprises en 1881 par Gaston Maspero et poursuivies par ses successeurs. Le plan en est assez simple : sur l’emplacement probable d’un temple plus ancien, Aménophis III a fait se succéder le sanctuaire, la salle hypostyle, la cours péristyle précédée d’une colonnade de procession datant de la fin de la 18ème dynastie. Ramsès II a fait ensuite ajouter une nouvelle cour péristyle.
De peu d’étendue par rapport à la superficie de Karnak, il ne servait que pour la visite que lui rendait le roi des dieux à l’occasion de la nouvelle année. Mais avec quelle recherche Aménophis III le construisit ! A l’époque, édifié en belle pierre blanche « sur un sol d’argent et posé sur un lit d’encens », les battants de ses portes en bois d’acacias sont incrustés d’or avec des gonds de bronze et le nom d’Amon y est inscrit en pierre. A l’entrée du temple, l'obélisque de granit rose de 25 mètres, dont le socle est orné de quatre babouins, est le pendant de celui qui se trouve place de la Concorde à Paris.
Le musée de Louxor est un petit musée très intéressant. Ouvert en 1957, il recèle une magnifique collection réduite mais étudiée de sculptures et d'objets, de poteries, bijoux, meubles, statues et stèles datant pour la plupart du Nouvel Empire et provenant des temples et nécropoles de la région de Thèbes. On y admire notamment la superbe statue en diorite de Thoutmosis III.
Principaux monuments de la rive ouest :
Les grands pharaons d’alors, Thoutmosis III, Aménophis III célébraient Amon par la pierre en rivalisant d’imagination dans l’extraordinaire. Ainsi Karnak va devenir un complexe monumental gigantesque de plus de cent hectares où se succèdent puissants pylônes ornés de mâts à oriflammes, cours à ciel ouvert, salles hypostyles imposantes, obélisques précédant les portes, allées de sphinx bordant de larges avenues, colosses, centaines de statues de rois, sans parler de celles qu’élèvent par milliers les princes, les prêtres, les particuliers qui ont obtenu le droit de se consacrer des monuments pour profiter du contact avec les divinités. Partout éclate la richesse, flamboient l’or et l’argent des revêtements, chante la polychromie des couleurs où dominent le bleu et le vert.
La vallée des Rois est la nécropole royale de Thèbes. Elle se situe sur la rive occidentale du Nil, à 3 kilomètres de la ville de Thèbes au fond d'un long ouardi asséché, dans le désert montagneux. Aujourd’hui 62 tombes y ont été découvertes mais elles ne sont pas toutes accessibles au public. Sur les 62 tombes recensées à ce jour, 25 sont des sépultures royales. Les autres renferment les dépouilles de hauts dignitaires ou n'ont pu être encore identifiées.
Les autres renferment les dépouilles de hauts dignitaires ou n'ont pu être encore identifiées. La Vallée des Rois était surnommée jadis les Portes des Rois ou encore le Lieu de Vérité. Les Egyptiens croyaient que la vie après la mort dépendait de la construction de la tombe, la dernière demeure. Dès le début de la 18ème dynastie et jusqu’à la fin de la 20ème dynastie, les rois délaissèrent la région de Memphis et construisirent leurs tombes à Thèbes. Les pharaons du Nouvel Empire ont fait construire leur sépulture à proximité des temples dans lesquels ils séjournaient afin de suivre l'état d'avancement des travaux. Ils abandonnèrent également le style pyramidal habituellement utilisé. Les tombes furent creusées dans la roche, toutes sur un plan assez similaire : 3 couloirs, une antichambre et une chambre fermée pour le sarcophage. La vallée des rois abrite notamment les tombes de Ramsès III, IV, VI, IX, de Séti 1er, Touthmosis III, Amenhotep II, Horemheb et bien sûr du célèbre Toutankhamon
Temple de la reine Hatchepsout (Thèbes)
Dans le désert de Thèbes, le très étonnant temple à terrasse de la reine Hatchepsout se blottit au pied d’une haute falaise calcaire. Hatchepsout fut la plus grande souveraine d’Égypte, elle sut notamment repousser les prétendants masculins à son trône, pendant les vingt années de paix et de prospérité qui marquèrent son règne. Partiellement enchâssé dans la montagne, son temple s’étend sur près de quarante mètres de large. Ses rangées de colonnades en nid d’abeille s’adaptent harmonieusement aux lignes naturelles et aux replis de sa toile de fond montagneuse. Le temple de Hatchepsout représente avant tout une extension du temple de Mentouhotep II, bien que ses dimensions soient nettement supérieures. De loin, les deux temples composent un ensemble si homogène qu’il est impossible de les distinguer l’un de l’autre.