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Éthiopie

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16 jours . SUR LES PAS DE RIMBAUD EN ABYSSINIE ETHDJI 16 AT

À partir de 2530 € / base 4 personnesÀ partir de 3670 € / base 2 personnes
À partir de 2370 € / base 7 personnes
 
Plus le vol, à partir de : 550 € / personne. ETHIOPIE & DJIBOUTI : Cette immersion au coeur d'un monde ou les traditions ancestrales semblent figées dans le temps, ce voyage exceptionnel nous dévoilent des peuples ayant un héritage culturel étonnant. Ponctué de balades à pied faciles, accompagnés d'une équipe locale et d'un chef d'expédition français, nous explorons ce monde fascinant. Les pistes aux paysages très contrastés, du plus vallonné au plus désertique sont ponctuées de villages, de grands marchés, de plantations, de lacs, de déserts extraordinaires.

Pour chaque étape, sélectionnez votre hébergement en cochant le carré, ceci déterminera le prix du circuit en fin d'itinéraire

ETHDJI 16 AT. SUR LES PAS DE RIMBAUD EN ABYSSINIE

À partir de 2530 €
 

jour 1 Votre Vol Europe - Addis Ababa

Envol pour Addis, accueil à l’aéroport.

Nuit en auberge.

 

Addis-Abeba :
Toute jeune capitale au cœur d’un État millénaire, Addis-Abeba, appelée « Nouvelle Fleur » est la ville la plus haute d’Afrique. Elle compte près de 2,5 millions d’habitants et représente également la capitale de la province du Choa. Elle fut fondée il y a à peine une centaine d’années par les rois Ménélik, dans le but symboliser et d’assurer l'union entre Nord et le Sud conquis au XIX^e siècle. Son altitude varie entre 2300 et 2500 mètres. Le centre ville est desservi par deux artères principales : l’une part du palais de Ménélik et l’autre de l'hôtel de ville vers la gare et l'aéroport. C’est à Addis-Abeba que se situent le siège de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et celui de l'United Nations Economic Commission for Africa (UNECA). Autrefois le marché se tenait en centre ville mais les Italiens ont éloigné du centre le grand marché des marchands gouragués, qu’on appelle Le Mercato et qui est l’un des plus grand marché ouvert de l’Afrique de l’Ouest.. Comme dans toute grande capitale, on y trouve aussi,, les Ministères, des universités, hôtels, cathédrales, musées, poste, banques, lycées et écoles etc.

Jusqu’à près de 15 km aux alentours de l’agglomération, le cadre bordé de forêts d’eucalyptus présente un mélange de résidences habitées par des diplomates, étrangers, experts ou étrangers et d’habitats de torchis couverts de tôle. En suivant la route d'Assab et la voie ferrée, vers le sud, des entrepôts et des ateliers rejoignent les industries légères d'Akaki. Vers le Nord, la croissance urbaine est limitée par le domaine protégé des églises et des forêts d'Entotto

 
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jour 2 Addis Abeba - Dejen

C’est à travers les paysages du plateau de Choa que vous prendrez la piste qui vous enfoncera dans l’Ethiopie traditionnelle pour rejoindre les gorges du Nil bleu et le village de Dejen.

Nuit en auberge simple.

Plateau de Choa :
Le relief de l’Ethiopie est constitué d’un triangle de hauts plateaux découpés de pics et de canyons. Ancien royaume historique, Choa est la province abritant Addis Abeba. C’est dans ces paysages incroyables de crêtes, de collines et de monts verdoyants que le roi Ménélik y établit son campement de 1881 à 1891. Il y fit même construire son palais, le Gebi. Autrefois, les rois avaient bâti leur capitale au sommet du mont Yerer, un volcan vieux de 4 millions d’années atteignant les 3100 mètres.

Dejen :
Dans un cadre surprenant parsemé d’eucalyptus, le village traditionnel de Dejen surplombe les gorges du Nil Bleu. Le point de vue qui vous est offert est saisissant !

 
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jour 3 Dejen - Lac Tana

Vous partirez sur une piste bordée d’immense culture de tef particulièrement adaptée aux hauts plateaux. Vous rejoindrez Bahar Dar au bord du Lac Tana.* *Danse et dîner éthiopien.

Nuit en hôtel sur le bord du Lac Tana.



Lac Tana :
Le lac Tana est le plus grand lac d'Éthiopie, situé à 1800m d'altitude avec une superficie de 3600 km. Il constitue un habitat unique pour la végétation. La réputation du lac Tana s’est bâtie sur ses nombreuses petites îles dont certaines abritent des monastères. Le lac compte 37 îles. On compte 29 monastères orthodoxes au sein des îles. Certains d’entre eux restent inaccessibles et inexplorés. Certains remontent au 11^ème , d’autres sont plus récents (16ème siècle). Les monastères de* *Kidane Mehret, Kebran Gabriel (interdit aux femmes) et de Debre Maryam comptent sans doute parmi les plus célèbres. Leur emplacement stratégique au milieu du lac devait les protéger des invasions arabes dans la région. Dans de nombreux cas, ils ont permis d’abriter de précieux manuscrits de l'église orthodoxe. Parallèlement à cela, on a vu apparaître dans les églises de nouvelles formes d'art religieux en plein développement. On peut y voir environ une quarantaine d'églises dont les plus anciennes datent du XIVe siècle. Elles témoignent de la tradition architecturale locale par leurs matériaux, leurs formes arrondies et leurs techniques de construction. Les églises sont composées de trois parties : le saint des saints, la partie réservée à la célébration des offices et les déambulatoires intérieurs et extérieurs. Habituellement, à l’intérieur et sur toute sa longueur, l'enceinte du sanctuaire est ornée de splendides peintures. Sept des plus représentatives de ces églises, qui remplissent encore leurs fonctions originelles, ont été sélectionnées et inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO: Kebran Gabriel, Uhra Kidane, Mehret, Narga Sélassié, Déga Estifanos, Medhane Alem de Rema, Kota Maryam, Mertola Maryam.
Le lac Tana tire également son importance du fait qu’il constitue la source du Nil Bleu. Celui-ci remonte ensuite vers le nord à Khartoum pour s’unir avec le Nil Blanc et ainsi former le Nil.

Cuisine éthiopienne :
La cuisine éthiopienne est très variée. La dimension culturelle de cette cuisine exige que l'on présente les différents mets dans un plat unique. Le mélange des épices, des saveurs et des odeurs produit alors une alchimie subtile.

Le Wot constitue l’un des plats les plus typiques. Il s’agit d’un ragoût épicé de viandes, de poissons ou de légumes. Le Doro Wot ou ragoût au poulet, est le plus courant. Le berberé est un mélange éthiopien, un assaisonnement assez fort de piments séchés, d'épices et de sel. Il se présente également sous forme de pâte lorsqu’on y ajoute de l'ail, de l'oignon rouge, du vin et du gingembre frais. Cela accompagne les wot, les plats mijotés ou on s’en sert pour enrober les aliments à frire. Plat national éthiopien, le wot est servi avec des galettes de tef, céréale connue surtout en Ethiopie, appelées injera., L'injera est, le pain éthiopien. Elle est généralement faite avec de la farine locale - tef blanc, rouge ou noir, ou avec une céréale minuscule telle que le fonio d'Afrique de l'ouest ; chez les Oromos, la galette se fait avec de la farine de maïs ou de millet. L'Éthiopie produit ses propres vins. C’est t le Tel, un vin de miel qu'on retrouve de part et d'autre du pays qui est le plus réputé. On trouve aussi la Tela, la bière locale et la liqueur Katikala. L'Éthiopie est aussi le producteur du fameux Moka, café très parfumé.

 
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jour 4 Bahar Dar - Chutes du Nil Bleu

De bonne heure, balade au grand marché de Bahar Dar (le samedi), courté étape pour les chutes, marche de 2H. Dans l’après midi, tour en bateau facultatif sur le lac et visite d’une île et de son monastère.
Nuit au même hôtel.



Bahar Dar :
En perpétuel développement, la ville est logée au sud du Lac Tana et est entourée d’une végétation luxuriante. . Bahar Dar est une petite cité calme et paisible à 520 km au nord-ouest d'Addis-Abeba. Son marché quotidien coloré est très agréable.. Son principal intérêt est sa position géographique sur les rives du lac Tana. Ses environs sont également attrayants. On peut y voir des artisans confectionner des embarcations en papyrus. Vous aurez la possibilité de naviguer sur le lac Tana à la découverte des grands sanctuaires monastiques édifiés aux XVe et XVIe siècles. Cachés dans les zones boisées et sauvages des îles, ces édifices représentent la splendeur de l’architecture et de la peinture religieuse d’Éthiopie. Vous admirerez également les décors grandioses depuis ces hauts plateaux découpés de vallées encaissées dans un extraordinaire décor luxuriant de caféiers.

Chutes du Nil Bleu :
Le Nil Bleu (Bahr el-Azraq ) prend sa source à un peu plus de 100 km au sud-ouest du lac Tana. Ensuite, il plonge dans les chutes Tissisat (« l’eau qui fume »). Celles-ci, appelées également chutes du Nil Bleu se situent à environ 45 minutes en bus de Bahar Dar. Ces chutes furent longtemps l’objet de la quête de nombreux explorateurs. C’est finalement en 1170 que Paez, d’origine portugaise, les découvrit. Hautes de 50 m et larges de 400 m, ces chutes comptant parmi les plus belles du monde offrent vraiment un spectacle impressionnant.

Après les chutes de Tissisat, le Nil Bleu s'engouffre dans des gorges profondes et inhabitées, jusqu'à la plaine soudanaise. Dans ces régions il est rejoint par deux affluents saisonniers, la Rahad et le Dinder. Avec le Tekézé au nord et le Baro au sud, Le Nil Bleu et ses affluents représentent 50% du réseau fluvial du pays.

Les chutes du Nil Bleu ou chutes de Tissiat sont parmi les chutes les plus impressionnantes de tout le continent africain. Après avoir marché le long d’un sentier caillouteux, vous ne pouvez pas imaginer ce qui vous attend : une découverte spectaculaire ! Toute la puissance de la nature mêlée à une profonde sérénité, voilà les chutes du Nil Bleu. Vous profiterez de cette beauté en toute tranquillité…il y a assez peu de touristes.

 
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jour 5 Bahar Dar - Gondar

La piste contourne le Lac Tana par l’Est, d’immenses rochers en forme de pain de sucre bordent la piste. En cours de piste, balade d’une heure à la découverte du château de Fasilidas.
Nuit en auberge simple.


Sur de magnifiques routes de montagnes, nous prenons de l’altitude Les images qui défilent devant nos yeux sont à ce point époustouflantes qu’on n’hésite pas à faire tourner les caméras et à mitrailler chaque point de vue. Devant pareil décor, le silence s’impose de lui-même…c’est peut-être la première fois qu’on apprécie autant de faire de la route.

Ces « cartes postales en live » sont baignées de lumière. L’Ethiopie, c’est aussi le pays des treize mois de soleil. Leur calendrier ainsi que leur système horaire différent du nôtre. Dans le calendrier Julien, on compte douze mois de trente jours et un mois de 5 à 6 jours selon les années. Dans le système horaire amharique, il y a six heures de différence avec notre système horaire.

Château de Fasilidas :
En 1632, la cité de Gondar fut fondée par l'empereur Fasilidès. Elle prit alors le statut de la capitale de l'Ethiopie jusqu’en 1886. Chef-lieu de la province de Beghemeder, au nord du lac Tana et à environ 750 km au nord d'Addis-Abeba. La ville compte aujourd’hui près de 167 000 habitants. Cette ville rayonnait dans tout le pays et son influence se fit sentir aussi bien par sa vie économique et politique que par sa célèbre école de théologie. Son passé glorieux se lit dans les ruines de ses châteaux et dans ses vestiges d’églises peintes.

Entre le règne de l’empereur Fasiladas (1632 - 1665) et la chute de l’empereur Tewodros (1855 - 1868)., 40 églises furent bâties dans la cité. Le château de Fasiladas se trouve dans le quartier impérial. Il révèle une influence portugaise. De plus, certaines techniques de construction viennent du temps axumites et rappellent certaines techniques contemporaines à celles du sud du Yémen.

 
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jour 6 Cité royale de Gondar

En matinée, accompagné d’un guide Ethiopien, vous partirez à la découverte des sites de l’ancienne capitale de l’empire abyssin qui vous étonnera par ses palais à architecture médiévale. Eglise de Debre Birhan Selassié, bain et château de Fasilidas, marche de deux fois 2H.

Nuit à la même auberge simple.

Cité de Gondar : Entre le XIIIe et le XVIIe siècle, durant les périodes d'instabilité, les dirigeants éthiopiens déménageaient fréquemment leur campement royal. En 1636, à Gondar, Le roi Fasiladés prit ses quartiers d’hiver et en fit une capitale. Les souverains qui lui succédèrent poursuivirent ses travaux de construction en perfectionnant le style et les techniques architecturales. A la fin du XVIIIe siècle, la Cour royale, avait transformé le petit camp de Gondar en une cité impériale fortifiée nommée Fasil Ghebbi. Celle-ci comprenait un rempart de 900 mètres qui encerclait six principaux corps de bâtiments. Outre la cité, on recense environ vingt palais et autres édifices royaux, ainsi qu’une trentaine d’églises autour de Gondar. Les divers talents artistiques s’épanouirent à cette époque. (littérature, musique…). Aujourd’hui, Fasil Ghebbi est classé sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Site de l’UNESCO

En vous baladant dans cette charmante petite ville aux allures de station de ski, nous visiterons châteaux et églises. Le premier château de l’ancienne cité fut érigé par l’empereur Fasiladas. Il date de 1640 et est l’un des plus impressionnants. On peut aussi voir l’église orthodoxe de Debre Birhan Selassie avec ses superbes peintures murales. Les Bains de Fasiladas constituent dernier lieu touristique. La piazza désigne la cour de la ville moderne.

 
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jour 7 Gondar - Lalibella

Longue étape de piste par le village de Debre Tabor. A plus de 3100 mètres, la piste est parfois perchée sur les crêtes des monts et collines, le paysage déborde de beauté. De colossales chaînes de montagnes semblent se superposer à l’infini.
Nuit en hôtel



Le village de Debre Tabor se trouve en pays Amara sur le plateau central. Les Amaras constituent le groupe ethnique dominant d’Ethiopie tant culturellement que politiquement. Cependant, au regard de la totalité de la population éthiopienne, les Amaras sont numériquement minoritaires. Installés dans les montagnes au Nord-Est de l’Ethiopie entre les canyons et les plateaux, les Amaras mènent une vie dure. Beaucoup de leurs villages sont difficiles d’accès. Ils dépendent de l’agriculture et possèdent quelques têtes de bétails. La plupart d’entre eux font partie de l’église éthiopienne orthodoxe (copte)

Lalibella :
Lalibella ou la« Nouvelle Jérusalem » éthiopienne se situe à plus de 2600 mètres d’altitude, à 640 km d’Addis-Abeba. Le site comporte un monastère et onze églises datant du XIIe siècle qui furent taillées et creusées dans la roche volcanique. Tout autour s’étend un village traditionnel aux maisons rondes. Ces étranges édifices à l’allure d’églises excavées s’élèvent depuis les entrailles de la terre. Leurs toits se confondent avec le sol. Dans les montagnes aux environs, on peut trouver d’autres d'églises monolithiques. D’après les archives de Lalibela, un ouvrage éthiopien datant du XVe siècle ces pierres auraient été taillées suite au rêve d’un roi. La légende veut que les onze églises de Lalibella aient été taillées par des anges en une seule nuit

 
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jour 8 Lalibella

En petits groupes, accompagné d’un guide Ethiopien c’est à pied que nous découvrons un dédale de ruelles qui permettent d’observer les églises monolithiques sculptées à même la roche. Marche de deux fois 2H.
Nuit au même hôtel.



Lalibella :
Le Roi Lalibella (1181-1221) de la dynastie des Zagoué régnait sur l’Empire. Selon la légende Lalibela ( ou “* *Celui dont les abeilles reconnaissent la souveraineté ”, en amharique, une des langues parlées en Ethiopie, car lorsqu’il était enfant un essaim avait recouvert son corps sans lui faire aucun mal) fut empoisonné par son frère et tomba en catalepsie. Un ange apparut dans ses songes et celui-ci l’emmena voir de merveilleux édifices. Dieu ordonna ensuite à Lalibella de reproduire ces monuments sur Terre. Trois jours plus tard, il sortit de sa léthargie et commanda la taille de onze églises dans les montagnes de l'ancienne ville de Roha. Depuis, on dit que les hommes et les anges travaillèrent ensemble pour édifier Lalibela, la « Nouvelle Jérusalem ». L’un des attraits du site est que chaque église a sa propre originalité de structure et de style. Les églises de Lalibela figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

 
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jour 9 Lalibella - Weldiya - Dessie - Désert Afar

La piste des hauts-plateaux de la rive orientale de la vallée du rift est ponctuée de nombreux villages de huttes et de marcher. A pied, sur le bord des pistes, des milliers de personnes ne cessent de voyager portant sur leur dos, sur leurs têtes, à dos de mulet, quelques articles vendus au marché de région. Nous quittons la Rift vallée pour le désert Afar.
Nuit en bivouac.

Cette région des hauts plateaux déborde de paysages grandioses parsemés de petits villages de cases oromos rondes et de collines à perte de vue sur les quelles se cultive le tef, la céréale locale. Des arrêts à Weldyia et Dessie vous font rencontrer les populations locales et les marchands de souvenirs. Weldyia, véritable carrefour routier, est un important centre commercial. L’essor de cette cité débuta dans les années 80, avec l’inauguration de la « route chinoise » (route construite avec l’aide de la Chine) qui part vers l’ouest et permet la jonction des deux grands axes routiers nord-sud. Dessié quant à elle, est localisée au pied du mont Tossa, sur les versants d’un col de la chaîne méridienne qui divise les eaux entre le bassin du Nil Bleu vers le nord-ouest et le bassin de l’Awash, vers le nord-est. Dessié, capitale du Sud-Welo, signifie « ma joie » en amharique. La ville n’était autrefois qu’un tout petit village. Puis, à la fin du 19^ème siècle, le ras Mikaël (musulman converti au christianisme) s’y installa et devint le chef de la région après avoir été nommé par son parrain, le roi Johannes IV.

 
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jour 10 Désert Afar - lac Assal (Djibouti)

Moins 155 mètres en dessous du niveau de la mer, le point le plus bas du continent africain. Paysages lunaires…
Nuit en bivouac.

Tribu des Afars :
Le désert Afar est composé de vastes étendues volcaniques. Sensations fortes garanties dans ce paysage lunaire hallucinant !

Les Afars (ou Danakils) occupaient traditionnellement la dépression du Denakil qui s'étend du nord de Djibouti à l'Ethiopie. Les afars sont des pasteurs nomades ou semi-nomades. Ils assuraient autrefois le transport caravanier en particulier le sel et les esclaves, pour le compte des marchands yéménites entre le plateau éthiopien et le golfe de Tadjourah, sur la mer Rouge. Aujourd’hui, la plupart se sont islamisés et continuent à élever les chèvres. Chez les Afars comme chez les Somalis, la tribu correspond à la première réalité qui structure la société. Chez les Afars, la tribu s'annonce après la cellule familiale (laquelle englobe parents, grands-parents, oncles paternels et maternels et leurs descendants), le premier organe qui détermine la place de l'individu dans la société.* *Le territoire afar est divisé en différentes régions.

Système économique:
Les pasteurs afars transhument avec les troupeaux d'un même clan, dans la vallée de l'Awash. En période faste, lorsque les pâturages sont abondants, les parcours respectent l'occupation d'origine des territoires. Par contre, lors des périodes de grande sécheresse, l'ensemble du pays afar est ouvert à tous ses membres sans distinction. Pendant ces saisons plus difficiles, les Afars accèdent parfois aux domaines occupés par les habitants des hautes terres. Les marchés des hauts plateaux sont l'occasion d'échanger du bétail, du beurre et des peux contre des céréales et des tissus.

Au retour de la transhumance, les Afars rentrent toujours à leur camp d'origine. Ces campements en pleine campagne comportent des tentes et des enclos pour les animaux. Ces tentes sont faites d'arceaux en bois et de nattes végétales et les enclos sont constitués de branchages d'épineux ou de murets de pierres. Les Afars conçoivent également des abris pour les veaux, les chevreaux et les agneaux tandis que les vaches et les dromadaires passent la nuit à l'extérieur, gardés par les bergers. Le lait et le beurre sont bien entendu à la base de l'alimentation afar. Seuls les animaux mâles sont égorgés lors des grandes occasions. Ces derniers pourront également être vendus ou échangés. Ils pourront aussi servir d’offrande à l’occasion d'une naissance ou d'un mariage. Ce sont les garçons de la famille qui héritent des troupeaux. Les bêtes femelles portent des noms bien particuliers; ses propriétaires connaissent leur généalogie et entretiennent parfois des relations très fortes avec leurs vaches ou leurs chamelles.

Les Afars vivant dans les petits villages sur la côte de la mer Rouge et dans le golfe d'Aden ou de Tadjoura sont plutôt sédentaires. Ils ont de petites embarcations - les boutres - avec lesquelles ils pêchent et collectent des perles.

Système Politique:
Les groupes, les clans, les, lignages, les familles et les familles conjugales sont dominés par des sultanats. Chaque clan se compose de tous les Afars descendant ou supposés descendre d'un même ancêtre. La société afar présente une structure patrilinéaire et égalitaire. Chacun se doit d’agir en vue du bien-être de la communauté. Le droit est le même pour tous, chefs ou simples membres. On ne recense aucune caste, à l'exception du clan des forgerons à la fois craint et protégé parce qu'ils travaillent le feu et fabriquent les armes.

Autrefois, les Afars étaient organisés par région (/rasu ou bâro/). Parmi les plus importantes, citons: les sultanats de l'Awsa, de Tadjoura, de Rahayra, Biru, Bori... Les sultans se succédaient héréditairement. Entourés de conseillers et souvent secondés par un vizir, ils jouaient un rôle politique et spirituel.

Il existait aussi de grandes chefferies gouvernées par des chefs traditionnels héréditaires ou des chefs spirituels. De nos jours, suite aux pressions exercées par les gouvernements, la plupart des sultanats ou grandes chefferies ont disparu ou n'ont plus qu'une valeur réduite ou même symbolique. Seul le sultanat de l'Awsa a conservé une force réelle (possession de troupeaux, prélèvement de taxes, garde armée).

Système Social :
Selon leurs traditions, les Afars parlent pendant des heures. Ils entretiennent de longues conversations qu’ils appellent /walala :/lors d’une rencontre/, /ils prennent le temps de s'informer sur les gens et les animaux selon un véritable rite où chacun prend la parole presque en chantant. Leur indépendance et leur attitude d’hommes libres marquèrent les habitants des hauts plateaux: lorsque des délégations afars venaient rencontrer l'empereur Ménélik et qu’on leur reprochait leur façon d’être, les Afars répondaient: "/Comme pour nous, il a fallu à l'empereur neuf mois avant de voir le jour/".

L’homme afar est chargé de garder les troupeaux de bovins et de dromadaires. Il a aussi la charge de la traite des chamelles mais rarement les vaches. Il construit l'enclos, abat les animaux et est responsable de la sécurité de sa famille, de son lignage et de son clan Lors des réunions, il participe aux décisions de son groupe. Au fur et à mesure qu'ils grandissent, les garçons se forment en aidant leur père : ils conduisent le bétail et le soignent, apprennent l'usage des plantes et s'initient au respect des coutumes afar.

La femme et ses filles s'occupent des tâches ménagères. C'est au contact de sa mère qu'une fille apprend ce qu’est être une femme afar. La femme est chargée de construire la tente avec l'aide de ses voisines. La tente afar, située dans un enclos, est faite de nattes végétales posées sur des arceaux de branches courbées. L'intérieur traditionnel comporte : un lit collectif, fait de bâtons et d'une natte rigide, un foyer est disposé entre trois pierres à l'autre extrémité, une petite étagère supporte les outres pour l'eau; d'autres fourches permettent d'entreposer les outres grains, les cordages et autres ustensiles. La tente est à la fois adaptée au mode de vie nomade, aux conditions climatiques et aux ressources du pays.

La femme tresse les paniers destinés à la traite, collecte le bois et l'eau et prépare les repas pour la famille. C’est elle aussi qui se doit d’éduquer ses jeunes enfants. Certaines femmes, dites /uletina/, sont des sortes de sage-femmes. Elle garde les troupeaux de chèvres et de moutons, ainsi que les vaches Les femmes ont la charge des agneaux et des chevreaux.. Seule la traite des chamelles lui est interdite. C'est elle, toutefois qui, pendant de longues heures, baratte le lait dans des outres de peaux. Bien que discrète, elle joue un rôle dynamique et essentiel dans la société. En effet, même si les femmes ne sont pas admises aux réunions, leurs remarques et leurs encouragements peuvent avoir une grande influence auprès des hommes.

Les Afars, vivant à l'état nomade, dans des conditions d'environnement très difficiles, forment une société solidement hiérarchisée et organisée de manière rigoureuse. Aujourd’hui, la société change et les Afars sont conscients de la nécessité de s’adapter à ces changements

Lac Assal :
« Les parois suintantes qui étranglaient le défilé s'écartèrent d'un seul coup. Le soleil déferla comme un flot aveuglant, le ciel fut vaste et dur comme un maléfice infini. Et, sous cet azur enflammé, dans un immense cirque de montagnes qui se pressaient sans terme ainsi que des vagues de plus en plus hautes et furieusement tordues par une invisible tempête, trois cercles parurent l'un dans l'autres enfermés. Le premier était d'argent étincelant. Le dernier était peint de ce bleu intense et profond que l'on voit aux eaux mortes.

- « Les cercles de l'enfer, murmura Philippe »

- « Assal, crièrent les caravaniers »

Joseph KESSEL in Fortune Carrée


Le lac Assal est endroit unique qui vous enchantera ! Les gammes de couleurs magnifiques varient au cours de la journée. Sous les reflets de soleil, se dessinent une mystérieuse alliance entre le blanc du sel, le noir de la lave, l'ocre de la terre, l'émeraude intense de la profondeur du lac et le bleu parfait du ciel. Cette région du globe est exceptionnelle tant d’un point de vue touristique que géologique. Le Lac Assal est en effet une curiosité naturelle d'une grande beauté. Il se situe dans un cadre de volcans et de laves noires, à 155 mètres au-dessous du niveau de la mer, bordé de banquises de sel et de gypse d'une éblouissante blancheur. Divers volcans s’élèvent non loin du lac. Le plus récent, l'Ardoukoba, date seulement de 1978. A quelques kilomètres se situe la vaste baie du Goubet-al-Kharab, ceinte de falaises verticales. Elle communique avec la mer par un passage étroit : c'est le fond du golfe de Tadjourah appelé aussi "gouffres des démons". La région du Lac Assal compte parmi les points les plus chauds de la planète avec des températures pouvant atteindre 50°. Selon certains géologues, à une époque révolue le lac communiquait avec le Goubet et la baie de Tadjourah. Aujourd’hui, il en est séparé par une zone volcanique de 7 kilomètres. Cependant, il continuerait à être alimenté en eau de mer par des fissures souterraines, ce qui compenserait l’importante évaporation que subit le lac. Situé à 155 mètres sous le niveau de la mer, cette dépression constitue le point le plus bas du continent africain et le troisième du monde après la Mer morte et le Lac Tibériade.

 
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jour 11 Lac Assal - Tadjoura - Djibouti

Journée libre. Facultatif : tour en bateau, plongée en Mer Rouge.

Nuit à l’hôtel Plein ciel !

Djibouti :
La seule évocation de son nom ouvre les portes de l’imaginaire. Djibouti est avant tout une terre de rencontres au bord d’une mer hospitalière, terre des légendaires guerriers nomades, terre au passé mythique et à la nature admirable.

L’actuel Djibouti était déjà connue des Egyptiens de la Haute Antiquité . Ils l’appelaient le pays de Pount (le lieu où selon les croyances les Pharaons morts allaient renaître). Elle figure parmi les terres de la Corne de l’Afrique situées à égale distance du Tropique du Cancer et de l’Equateur. Ces dernières ont toujours été parcourues par des marins et aventuriers arabes, chinois, grecs, indiens ou français qui connaissaient les routes caravanières reliant la côte des Aromates à l’intérieur des terres pour y ramener de l’ivoire, des plumes d’autruche, du khôl ou bien les bibliques encens et myrrhe.. Ainsi Djibouti fait partie de ces contrées parcourues par des hommes hors du commun au destin d’aventurier tels Rimbaud ou Henri de Montfreid.

Djibouti est un petit pays d’environ 23 000 km2. Il possède des frontières avec l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie et s’ouvre sur la Mer Rouge et l’Océan indien. Terre de contraste, ses eaux turquoises y côtoient des déserts de sable et de pierres, des paysages lunaires et même des montagnes. On y rencontre une forêt millénaire, une faune sous-marine d’une richesse inouïe, des paysages volcaniques exceptionnels, des chèvres dans les arbres, un lac couleur émeraude à 155 mètres au-dessous du niveau de la mer (le lac Assal), et de longues étendues désertiques peuplées d’antilopes….* *C’est aussi un pays multiculturel où vivent ensemble différentes ethnies, qu’une longue histoire commune ainsi qu’une religion commune (l’islam) ont placé dans une même grande civilisation. C’est le pays des Afars et des Issas.

Dès le 19^ème siècle, la France voulu établir un comptoir commercial au niveau de la Corne de l’Afrique. En effet en 1862 seuls les Anglais occupaient le port de Zeila par lequel transitaient les marchandises en provenance d’Abyssinie ou des différentes voies caravanières. La région de Djibouti était alors divisé en sultanats indépendants. Cette même année, un traité portant sur la cession du mouillage d'Obock et de la côte depuis le ras (cap) Ali jusqu'au ras Doumeira fut signé. Ainsi le pavillon français fut hissé à Obock, mais, jusqu'en 1881, seul un vieil Afar était chargé de sa garde. Cependant, compte tenu des convoitises de l’Egypte vis-à-vis de cette zone, la France se décida à désigner un gouverneur. En 1895, les services administratifs s'installent à Djibouti : la nouvelle capitale. La ville se dote alors des équipements nécessaires : installations portuaires, maison de commerce et bâtiments administratifs. Enfin, la construction des Salines et du Chemin de fer donne à la ville un aspect qu'elle conservera jusqu'à la Deuxième Guerre Mondiale.

La construction du chemin de fer Djibouti/Addis-Abeba consacrera Djibouti comme porte maritime de l’Ethiopie. Peu à peu, la ville a pris forme. Des artisans yéménites et pakistanais bâtirent ces splendides maisons qui constituent le cœur de la cité et que l'on peut toujours admirer lors d’une ballade au centre ville. Après 1945, un désir d’autonomie et d’indépendance commença à se manifester. En 1977*,* un référendum instaura l’indépendance : la République de Djibouti fut établie. Les langues officielles sont le français et l'arabe. Les langues usuelles sont l'afar et l'issa (somali). La population est majoritairement composée de musulmans sunnites (96 %). Djibouti même présente un intérêt culturel certain et offre un caractère exceptionnel ainsi que la possibilité de s'adonner à la plongée sous-marine.

Mer Rouge :
Cousteau la qualifiait de « /corridor des merveilles/ ». On donne généralement trois explications possibles à son nom. La première est qu’il viendrait du souverain mythique Erythras, ce qui en grec signifie «rouge».La deuxième veut que ce soit la fleur d'une algue qui teinte à intervalles réguliers l'eau de mer en rouge justifierait cette appellation. Enfin, son origine serait due à la présence sur le littoral de nombreux rochers à l'éclat rouge. La Mer Rouge s'est formée suite à la séparation des plaques africaine et asiatique il y a environ 25 millions d'années. Actuellement, cette scission se poursuit à un rythme de 1 à 2 centimètres par an. La mer Rouge fait partie du système de la Grande Vallée du Rift qui traverse une bonne partie de l'Afrique de l'Est. C’est cette même faille qui, dans sa partie nord, a donné naissance à la Mer Morte. C'est cela qui fait que les eaux du Golfe d'Aqaba et de la péninsule du Sinaï atteignent des profondeurs qui avoisinent les 2000 mètres par endroits alors le Golfe de Suez n’atteint qu’une profondeur maximum d'environ 80 mètres. Sur les rives de la Mer Rouge faites de falaises et dunes escarpées, toutes sortes de plantes se sont adaptées au milieu et au bleu turquoise de la mer. En marge des étendues arides, la Mer Rouge et ses superbes récifs coralliens abritent une riche vie sous-marine, véritable paradis des plongeurs toujours intact. Sur les côtes, d'anciens ports témoignent de l'activité maritime intense qui façonna l'histoire de la région depuis les pharaons. En effet, les commerçants et égyptiens utilisèrent cette route pour se rendre aux Indes. Les navires étaient alors chargés de cuivre, de poteries et de tissus aux départs de el-Quseir et de Berenice et revenaient avec des cargaisons de pierres précieuses, d'épices et d'ébène. Durant des siècles, la Mer Rouge fut le théâtre de passages incessants de contrebandiers, de marchands, de pirates et de pèlerins. Autrefois les vents chauds poussaient les voiliers vers l'est. Aujourd’hui ils conduisent toujours des milliers d'oiseaux migrateurs en direction des côtes de la Mer Rouge, faisant le bonheur des ornithologues en herbe. D’autres préfèrent prendre des bains de soleil sur le sable blanc ou se prélasser à l'ombre sous les palétuviers des lagons, tandis que les amateurs de plongée se régalent en explorant les récifs. L'émerveillement face à ce parterre vivant de coraux et de poissons exotiques reste toujours aussi incroyable

 
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jour 12 Djibouti - Dire Dawa (Ethiopie) en avion

Courte étape pour Harar, pays de Rimbaud et de Montfreid. Visite de la vieille ville, de maisons traditionnelles et des souks.

Nuit en auberge.

Dire Dawa :
Ville assez importante (85 000 habitants) et relativement neuve, industrielle et commerciale, l’expansion de Dire Dawa date de la construction de la voie de chemin de fer Djibouti/Addis Abeba qui a atteint Dire Dawa en 1902. Les deux cités sont séparées de 54 km.


Harar :

L'origine de la ville de Harar se situe déjà bien avant le XIIIe siècle. Sa position stratégique, entre les hauts plateaux du centre et les plaines côtières ont fait de Harar aussi bien un carrefour commercial qu’un important centre de la culture islamique. Jusqu'au XVIIème siècle, le développement de la ville s'est fait seulement à l'intérieur des remparts datant du XVIe siècle. Même si la ville moderne s’est lentement développée extra-muros, Harar a, d'une façon générale, préservé une apparence harmonieuse. On y dénombre près de 100 mosquées. La vieille ville de Harar compte parmi les seules cités éthiopiennes à s’être développées à partir des traditions architecturales islamiques. Elle a cependant préservé sa spécificité : une combinaison exotique de différentes cultures éthiopiennes.

«Je suis arrivé dans ce pays après vingt jours de cheval à travers le désert Somali. Harar est une ville colonisée par les Egyptiens et dépendant de leur gouvernement. La garnison est de plusieurs milliers d'hommes. Ici se trouve notre agence et nos magasins. Les produits marchands du pays sont le café, l'ivoire, les peaux, etc. Le pays est élevé, mais non infertile. Le climat est frais et non malsain. On importe ici toutes marchandises d'Europe, par chameaux. Il y a, d'ailleurs, beaucoup à faire dans le pays »
Arthur Rimbaud - Lettre de Harar à sa famille (13 décembre 1880)



L’ancienne cité marchande d’Harar aux confins de l’Ogaden est chargée d’histoire. Populations et religions semblent cohabiter avec une étonnante harmonie. Loin des clichés que l’on peut avoir de l’Ethiopie, c’est là que vécu Arthur Rimbaud durant les dix dernières années de sa vie en tant que marchand d’armes et de diverses breloques. De nos jours, le souvenir de sa présence continue de hanter la « /Maison Rimbaud/ », une grande maison de bois et de verre teinté, dressée au cœur du vieil Harar Pour les habitants d’Harar, le nom du poète reste une énigme*.** *Dans un dédale de ruelles tortueuses, ses habitants appellent le jogol. Elle passe souvent pour le plus beau monument. C’est à l’âge de 26 ans, que l’« l’homme aux semelles de vent » a échoué presque malgré lui dans cette ville fortifiée de l’est éthiopien, perdue entre désert et montagne. Nouvelle étape d’une fuite continue érigée en règle de vie. « /Je m’ennuie beaucoup, toujours; je n’ai même jamais connu personne qui s’ennuyât autant que moi/ », écrit Rimbaud en 1888 depuis son exil abyssin. Il avait alors pratiquement renoncé à toute création poétique Il se livra à la photographie, rédigea des rapports pour la Société de Géographie et organisa des caravanes à travers l’Ogaden pour la compagnie d’import-export d’Alfred Bardey. En 1885, il espère faire fortune en vendant deux mille fusils au futur empereur Ménélik, mais on raconte qu’il ne vit jamais la couleur de l’argent. Ainsi couvert de dettes, il quitta précipitamment Harar. L'Ethiopie, et Harar en particulier, inspira de célèbres écrivains français dont Henri de Monfreid, auteur notamment de « /Ménélik II, tel qu'il fût/ ». Henri de Monfreid appelait Ménélik "/Louis XI africain/" Ce dernier fit venir des ingénieurs français et anglais pour moderniser son pays. En 1901, il inaugura ainsi la première ligne téléphonique Addis-Abeba-Harar. Pour l’anecdote, on raconte qu’on l'invita à essayer l'appareil. Ménélik porta l'écouteur à son oreille et recula, effrayé, en entendant la voix de son ministre Makonnen. On le rassura en lui expliquant le fonctionnement du téléphone dont il saisit aussitôt la prodigieuse utilité

L’Ethiopie est le seul pays d’Afrique, avec le Liberia, à ne jamais avoir été colonisé. Harar en fit partie après avoir elle-même connu une longue période d’isolement. L’histoire lui offre donc une double raison de cultiver sa fierté et son esprit d’indépendance. Encore, le tourisme reste discret et les modes préservent leurs traditions de la modernité. La ville d’Harar semble hors de l’espace et hors du temps

 
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jour 13 Dire Dawa - Parc d'Awash en train

Construit au début du siècle par le Négus, cette ligne relie Addis-Abeba à la Mer Rouge, toutes les ethnies d’Abyssinie y sont présentent (inconfort garanti). Visite de la réserve.

Nuit en auberge.

Parc d’Awash :
Bien qu’ils aient du faire face à de nombreux problèmes, les parcs éthiopiens sont d’une beauté rare. Le par d’Awash est situé à 220 km à l'Est d'Addis-Abeba. Avec ses 837 km², il abrite près de 50 espèces de grands mammifères et 400 espèces d'oiseaux caractéristiques de la savane sèche à épineux. En effet, les quelques forêts et les savanes du Parc national d'Awash, sont le royaume des gazelles, des kudus, des babouins, des oryx (sorte d'antilope), des lions, des autruches, et d'une grande variété d'oiseaux, parmi lesquels on trouve des faucons, des aigles, des vautours, des flamants roses et des guêpiers. /Crocodiles et hippopotames fréquentent la rivière Awash, les rivières du nord et les parties les plus fraîches des sources chaudes. /Les chutes de la rivière Awash et le cratère spectaculaire du volcan Fantall (près de 2000 mètres !) complètent la magie du lieu. Les plaines au sud du parc sont bordées par les incroyables gorges d’Awash, d’une hauteur de 250 mètres

 
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jour 14 Parc d'Awash - Nazret - Sodere - Addis

Route pour les sources des palmeraies de Sodere à la végétation exubérante. Soirée libre.
Nuit en auberge.

Train Djibouti/Addis-Abeba :

La route vers l’est de Nazret longe la voie ferrée Addis-Abeba/Djibouti. Cette ligne constitue la principale voie de communication pour l’approvisionnement du pays, où circulent une multitude de camions soulevant des nuages de poussière. Les rails explorent le désert. Dans ce décor de brousse aride, la locomotive du train Djibouti – Addis-Abeba monte jusqu’à près de 2 000 mètres d'altitude. Cette ligne qui relie le désert djiboutien aux plateaux éthiopiens représente l’un des mythes ferroviaires du continent africain. C’est en 1897 que furent posés les premiers kilomètres de rails. La construction de la ligne s’acheva après 20 ans de travaux. Aujourd’hui, il s’agit du plus ancien chemin de fer de l'Afrique subsaharienne. Cette ligne est d'autant plus célèbre qu'elle n'a cessé de transporter des voyageurs depuis sa construction et ce malgré les troubles qu’a connus la région, exception faite d'une interruption en 1978, lors de la guerre de l'Ogaden.

Cette ancienneté explique la vétusté des équipements. Les locomotives ne parviennent pas à dépasser les 50 kilomètres/heure. Quelques ouvriers persévèrent et s'attèlent toujours à des réparations de fortune. Le jour le plus faste du train est le mercredi. En effet, les fruits et légumes d’Ethiopie descendent alimenter les marchés et épiciers de Djibouti seulement une fois par semaine. Près d’un million de voyageurs empruntent la ligne chaque année, ainsi que près de 350 000 tonnes de marchandises en tous genres. On le comprend, cette ligne ferroviaire demeure une véritable mine d’or commerciale pour l'Ethiopie. Elle offre une ouverture sur la mer indispensable à Addis-Abeba depuis la perte de sa façade maritime, après l'indépendance de l'Eryhtrée. entreprise étatique qui étudie la voie de la privatisation./ " //Les rénovations sont bien sûre nécessaire//. /L'Union européenne a d’ailleurs débloqué 35 millions d'euros pour financer le changement des rails, des locomotives et la rénovation de viaducs qui défient les oueds du désert djiboutien.

 
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jour 15 Addis Abeba

Visite guidée du Mercato un des plus grands marchés d’Afrique et d’Addis-Abeba ville ponctuée de nombreuses échoppes d’art et d’artisanat de qualité. Dîner éthiopien.
Envol fin de soirée.

Tout au long du trajet vous apprécierez l’Éthiopie dans sa diversité géographique, ethnique et ses richesses culturelles dans un décor époustouflant sous un climat toujours relativement frais. Les paysages sont fabuleux, avec une diversité entre les hauts-plateaux du nord (superbes vus d'avions) et la brousse de plaine du sud; entre les oueds, les chutes et les lacs. On peut même y voir des forêts d’eucalyptus venant d’Australie importés à la fin du XIXe siècle, dans le but de lutter contre la déforestation. Concernant la vie animale, on dénombre essentiellement de nombreuses espèces d’antilopes et quelques singes, comme le babouin gelada. L’Ethiopie recense surtout plus de 830 espèces d’oiseaux.

Addis-Abeba :
Depuis la révolution de 1991, Addis-Abeba a vu sa population doubler jusqu’à atteindre les 3 millions d'habitants. C’est une ville gigantesque et exceptionnelle qui présente une grande diversité culturelle et son lot de curiosités.

Le musée National est petit, mais c'est le passage obligé si l’on veut rencontrer en personne notre ancêtre Lucy.

Le musée ethnologique vaut le détour. Il révèle la grande diversité ethnique de cette région du monde. Il se compose de deux départements : un sur l’artisanat local et un sur les peuples.

Les rues grouillent de monde. Il y a de très nombreux restaurants. Les gens visitent la cathédrale de la Trinité, la cathédrale Selassie ou se promènent sur la fameuse Churchill Avenue (du nom du libérateur de l’Ethiopie après l’invasion italienne). Nous passerons également et obligatoirement par le fameux « Mercato » pour y effectuer les dernières emplettes souvenirs). C’est en se promenant à pied que l’on pourra le mieux prendre le pouls de cette cité, en se laissant envahir par le brouhaha ambiant, par les myriades de couleurs et par les odeurs des épices du marché et des étals des marchands. En soirée, vous dégusterez des plats et des boissons traditionnelles éthiopiennes

 
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jour 16 Votre Vol Addis Ababa -Europe
 
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Mon devis gratuit et instantané
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*Toutes taxes inclues, selon disponibilité du moment dans les hébergements sélectionnés et nombre de personnes par chambre. Prix indicatif valide pour 2009.

Le prix comprend
- le vol Djibouti - Dire Dawa
- Un chef d'expédition français spécialiste de l'Ethiopie
- un cuisinier de brousse
- 2 nuits en bivouac, tentes de 2 places, matelas mousse
- 12 nuits en auberge et hôtel simple, parfois rustique (ou selon votre option en hôtel / lodge)
- La pension complète (déjeuner au restaurant ou pique nique, dîner en auberge)

- le transport en Toyota 4X4 (équipé de douche) et minibus, train de Dire Dawa au parc d' Awash.


**** devis gratuit sans engagement ****

Extrait des conditions générales pour TOUS les circuits :

* prix valides pour 2011 ( hors vacances scolaires ), prix 2012 svp nous consulter.
* 200 euros / personne, acompte à l'inscription,
* 20% du total 60 jours avant le départ,
* solde 31 jours avant le départ,
* un dossier de paiement par groupe (pas de paiement individuel)
* à payer par virement bancaire ou chèque (pas par carte de crédit)

www.TRANSAFRICA.eu ..... Du Caire au Cap, une équipe à votre service depuis 1983 
Le prix ne comprend pas


- Le vol Europe - Addis Abeba, aller / retour
- Les boissons & pourboires
- Les excursions facultatives : tour en bateau sur le lac Tana et en Mer Rouge, plongée en Mer etc.
- Les entrées dans les sites & musées ( +/- 40 Euros )
- Les taxes photos & video ( +/- 50 euros )
- Le visa Ethiopie double entrée 45 €, pas de visa pour Djibouti.
- votre assurance de type Europe assistance



Texte actualisé le 02 FEV 2011 GHIS

 

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