Journée libre à Louxor pour la découverte des principaux temples et tombeaux.
De nombreux taxis et calèches sillonnent la ville et vous emmènerons sur les principaux sites.
Option véhicule privatif (+30€ / demi-journée)
Option guide à la journée (+65€)
Peu de civilisations au monde auront créé autant de monuments à la gloire de leurs dieux que la civilisation de l'Égypte antique. Simple enclos orné de totems divins à l'époque archaïque, les temples ne vont cesser d’évoluer tout au long de l'histoire pharaonique. C'est surtout le passage de la brique crue au « matériau d'éternité », la pierre, qui révolutionnera l'architecture religieuse et permettra la construction d'édifices monumentaux. Le pharaon, dieu vivant, avait également droit à son temple, le « Château des millions d'années », pour faire perdurer son bâ (âme) au-delà de la mort.
Les Égyptiens pensaient que les dieux dispensaient leurs bienfaits tant qu'ils résidaient sur terre. Pour les garder auprès d'eux et s’assurer leur bienveillance, ils cherchaient par tous les moyens à leur être agréables. Pour ce faire, ils leur construisaient des sanctuaires où les prêtres pratiquaient quotidiennement le culte au lieu et à la place de pharaon, seul intermédiaire entre les dieux et les hommes. Pour les Égyptiens, le temple n'était pas qu’un lieu de prière, il était la demeure terrestre du dieu. Les dieux avaient choisi d’y habiter sous la forme de la statue divine et les prêtres veillaient à leur bien-être par des offrandes et les rites du culte.
Principaux monuments de la rive Est :
Le Temple de Karnak
Lieu de culte le plus important de toute l’Égypte pendant le règne de Thèbes. Les édifices qui le composent furent bâtis, démolis, restaurés, agrandis et décorés par de nombreux pharaons. Le site consiste en un complexe de sanctuaires, d’obélisques et de pylônes, dédiés à la gloire des pharaons d’Égypte. Les dimensions du site sont gigantesques : 1,5 km par 800 m. Impossible à décrire, cet immense monument doit être visité, ressenti.
Ce plus grand complexe religieux de l'Egypte ancienne (123 hectares) comprend l'enceinte du dieu faucon Montou au nord, celle d'Amon-Rê, au centre, et celle de la déesse Mout, son épouse, au sud. L'axe principal du temple d'Amon, perpendiculaire au fleuve, relie le Saint des Saints, à l'est, au Nil, à l'ouest. L'axe secondaire nord-sud, dit axe royal, conduit au complexe sacré de la déesse Mout.
Orienté selon ces deux axes orthogonaux, le site de Karnak reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se faisaient de l'ordre du monde. L'axe nord-sud est une axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un axe céleste qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.
Le site connaîtra son véritable âge d'or au Nouvel Empire. Les pharaons exprimeront leur dévotion au dieu principal en y apportant d'importantes quantités de richesses en provenance des territoires sur lesquels l'Égypte étendait son influence. Ils contribueront à l'embellissement de Karnak qui deviendra le plus grandiose complexe religieux de l'antiquité.
La puissance du clergé d'Amon, considérable, transformera ce pouvoir en un État dans l'État. Les grands-prêtres d'Amon garderont longtemps une influence prépondérante sur la monarchie pharaonique. Thèbes restera le coeur spirituel de l'Égypte quand elle perdra son statut de capitale dynastique. Ce n'est qu'en 391 de notre ère, qu'un décret de Théodose, entrainera la fermeture des derniers sanctuaires qui seront dépecés.
Karnak sera redécouvert par le capitaine Norden et le révérend Poclocke au début du XVIIIème siècle, avant que l'expédition de Bonaparte en fasse l'inventaire. Le complexe archéologique deviendra une carrière sous Mehemet Ali. Auguste Mariette commencera le dégagement des temples en 1858, à la tête du Service des Antiquités égyptiennes et à la demande du khédive Ismâel Pacha.
Temple de Louxor :
Que de richesse au temple de Louxor, « Harem du Sud » du dieu Amon. Il s’agissait d’une résidence et d'un palais méridional qui hébergeait le dieu entouré des prêtres à son service. Le temple de Louxor n’était en fait qu’une chapelle de pèlerinage. Il demeure néanmoins dans la ligne des conceptions grandioses d’Aménophis III auquel Ramsès II a ajouté sa marque. Les fouilles ont été entreprises en 1881 par Gaston Maspero et poursuivies par ses successeurs. Le plan en est assez simple : sur l’emplacement probable d’un temple plus ancien, Aménophis III a fait se succéder le sanctuaire, la salle hypostyle, la cours péristyle précédée d’une colonnade de procession datant de la fin de la 18ème dynastie. Ramsès II a fait ensuite ajouter une nouvelle cour péristyle.
De peu d’étendue par rapport à la superficie de Karnak, il ne servait que pour la visite que lui rendait le roi des dieux à l’occasion de la nouvelle année. Mais avec quelle recherche Aménophis III le construisit ! A l’époque, édifié en belle pierre blanche « sur un sol d’argent et posé sur un lit d’encens », les battants de ses portes en bois d’acacias sont incrustés d’or avec des gonds de bronze et le nom d’Amon y est inscrit en pierre. A l’entrée du temple, l'obélisque de granit rose de 25 mètres, dont le socle est orné de quatre babouins, est le pendant de celui qui se trouve place de la Concorde à Paris.
Le musée de Louxor est un petit musée très intéressant. Ouvert en 1957, il recèle une magnifique collection réduite mais étudiée de sculptures et d'objets, de poteries, bijoux, meubles, statues et stèles datant pour la plupart du Nouvel Empire et provenant des temples et nécropoles de la région de Thèbes. On y admire notamment la superbe statue en diorite de Thoutmosis III.