Le Caire. Visite guidée en français des pyramides de Guizeh, Sphinx. Transfert pour l’aéroport et envol pour l'Europe.
La ville du Caire est une cité mythique et mystérieuse. Elle fut choisie comme capitale en 639 par les conquérants arabes. Avec ses 18 millions d'habitants, elle est la plus grande métropole du monde arabe et du continent africain. Depuis la nuit des temps, la ville déborde de vie, fascine par ses mosquées, charme par ses vieux quartiers, impressionne par ses musées, et enrichit par le mélange dans le même lieu des trois civilisations - antique, chrétienne et musulmane. La croissance de la ville a été exponentielle durant notre siècle en raison d'un fort exode rural. Elle se poursuit à un rythme estimé à 500 000 citadins supplémentaires par an. La superficie occupée par Le Caire gagne sur des terres agricoles du delta du Nil parmi. Une ville aussi gigantesque connaît quelques problèmes majeurs, notamment celui de la gestion des ordures et de la construction des bâtiments. Dans cette mégalopole où les quartiers pauvres côtoient sans délimitation les quartiers les plus riches, les embouteillages sont permanents. Une grande partie des routes sont en terre battue et seules les grandes avenues sont goudronnées. Les véhicules qui circulent au Caire sont très variés. Cela va du camion à la charrette tirée par un âne transportant des légumes. Le klaxon leur sert de clignotant !
Le Caire, c'est une mosaïque de contrastes, une myriade de couleurs et de cultures qui en font le centre culturel, intellectuel, religieux, politique, économique et artistique du monde arabe. Le Caire étonnait déjà les voyageurs au temps des Mamelouks. Encore aujourd’hui, le Caire ne laisse personne indifférent !
La population :
Les Cairotes sont souriants et chaleureux. Les hommes sont souvent vêtus de l'habit traditionnel de l'Égypte: de grand vêtement et un turban dans les cheveux ; des sandales aux pieds qui s'encrassent à force d'arpenter des rues de terre. Dans les cafés des quartiers commerçants, il fume la chicha, cette grande pipe à eau et mange le foul, un plat à base de fèves. Les habitations les plus pauvres sont faites de briques de terre. Elles sont bâties sur plusieurs étages pour la plupart inachevés. Les pièces sont de petite surface et quasiment sans fenêtres. Ils vivent de la culture du riz, de divers légumes (choux, pommes de terre, poivrons, aubergines, tomates.. ) et fruits (bananes, oranges, citrons… ) cultivés sur les bords du Nil. Ce sont majoritairement des femmes qui s’occupent de la récolte. Elles utilisent les ânes qui tirent des charrettes remplies à ras bord et les chameaux qui portent d’énormes sacs. Un système de puits très astucieux permet l’irrigation des champs près du Nil. Les célèbres felouques servent tant pour la pêche que pour le transport d’animaux, ou pour les touristes Au niveau de la religion : on estime qu’il y a 80-90% de musulmans, et 10-20 % de pratiquants d’autres religions. Dans les nombreuses mosquées, les 5 appels quotidiens du muezzin, aujourd’hui relayé par les haut-parleurs, rythment la vie du pays tout entier
Sur le plateau de Gizeh, Aux portes du désert se dévoile sous vos yeux le mystère des pyramides et l’énigme du Sphinx, gardien éternel des tombeaux royaux, qui ont de tous temps fasciné et nourri l'imaginaire. Se retrouver aux pieds des Pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos sur le plateau de Gizeh, face à l'une des sept Merveilles du monde, face à 5000 ans d’histoire, est toujours un moment chargé d'émotion.
Les pyramides de Gizeh fascinent les hommes depuis des générations et des générations qui se transmirent moult histoires plus mystérieuses les unes que les autres. Napoléon lui-même, lors des campagnes d’Egypte fut fasciné par ces édifices issus du désert. Elles portèrent différents noms au cours des ages comme “les montagnes de pharaons”, “les greniers de Joseph”. Certaines théories attribuent cette œuvre à une lointaine civilisation disparue comme l’Atlantide ou même aux extra-terrestres ! There is great speculation on exactly how they were built, using the primitive construction methods of the time and whether their orientation was cosmic or religious.
Les pyramides : Gizeh correspond à l’ancienne nécropole qui s’étendait la lisière du désert libyque sur le rebord d'un plateau rocheux de 2000m². Grand site de l'Égypte pharaonique, elle englobe les trois grandes pyramides de Kheops, de Khephren et de Mykérinos qui impressionnent par leur démesure, le grand Sphinx qui s'allonge en contrebas, plusieurs temples funéraires, deux groupes de trois pyramides à l'est de la grande et au sud de la petite, et d'innombrables mastabas qui sont des tombeaux de dignitaires religieux ou de civils ainsi que les ruines de nombreux bâtiments, de murs d'enceinte et de chaussées d'accès, qui ne sont plus guère visibles aujourd'hui. C’est Khéops qui le premier réussira à faire construire une pyramide à l’ampleur jamais égalée. Véritable merveille du monde, elle servira de modèle à ses successeurs, qui ne parviendront toutefois plus jamais à édifier un monument aussi gigantesque. Les pyramides sont de vastes complexes funéraires de pierre comprenant temples, chapelles, enceintes, ainsi que les divers édifices servant au culte des souverains défunts. Autrefois, un revêtement de calcaire poli les recouvrait, (il ne subsiste plus que partiellement à la partie supérieure de la pyramide de Khéphren). Les pyramides ne servaient pas seulement de lieu d’éternité pour les souverains. Selon la coutume, les membres de la famille royale, les grands fonctionnaires de l’État et les personnages importants y érigèrent également leur tombe afin d’accompagner le pharaon dans l’au-delà.
A travers ces édifices, c’est toute la remarquable organisation de l’État pharaonique avec son état centralisé et organisé qui est révélée. En effet, ces projets nécessitaient la maîtrise d’un certain nombre de problèmes d’organisation : la quête et le transport des matières premières, la gestion d’une nombreuse main-d’œuvre, ainsi que la maîtrise des techniques de construction. Contrairement à une idée reçue, les ouvriers bâtisseurs des pyramides étaient des artisans libres et non des esclaves. Durant la crue du Nil, une main-d’œuvre paysanne, libérée temporairement du travail agricole, était réquisitionnée pour aidée les sculpteurs et tailleurs de pierre. Participer à cette entreprise, leur permettait de gagner un peu d’éternité aux côtés du pharaon, seul trait d’union entre les hommes et les dieux. Chacune des pyramides compte ses propres petites pyramides satellites, ses temples funéraire. Le site est entouré de vastes cimetières composes de tombeaux, les mastabas, large structure rectangulaire dérivant du terme arabe pour « tribunal ». Chaque soir, d’impressionnants spectacles de sons et lumière mettent remarquablement en scène les pyramides. Les fouilles se poursuivent actuellement et de nouvelles tombes ou autres édifices sont régulièrement mis à jour. Il reste encore beaucoup à découvrir !.
Le sphinx : Ce gigantesque lion à tête humaine, gardien de la nécropole, fut entièrement sculpté dans la roche. Ce monument entouré de mystère est encore aujourd’hui au cœur de débats controversés. Pour beaucoup, il représente le pharaon Khéphren. La difficulté d’établir son origine exacte vient des nombreuses rénovation qu’il a subit notamment parce que le sable le submergeait périodiquement. La restauration la plus célèbre est celle de Thoutmosis IV. Il entreprit les travaux de désensablement après avoir vu en rêve le dieu Sphinx Harmakhis qui lui promit qu’il serait couronné pharaon. D’ailleurs, une stèle érigée entre les pattes du lion relate cet épisode. D’autres rénovations eurent lieu à l’époque ptolémaïque, romaine et même au 19ème siècle. Le sphinx imposant, « vivant éternellement et à jamais le visage tournée vers l’Orient », poétise un texte égyptien, est fièrement étendu sur le sable entre l’antique chaussée qui mène à la pyramide de Khéphren et la route moderne du Caire.
Ce colossal félin de 73 mètres de long et de 26 mètres de haut eu le nez mis à mal par les exercices de tir à canon à l’époque des Mamelouks puis par les mutilations dues au fanatisme religieux d’un cheikh au 14ème siècle. Aujourd’hui, sa tête risque de tomber et sa barbe postiche qui servait de contrepoids est délaissée dans les réserves du British Museum. De récents travaux de restauration permettent néanmoins d’admirer cet édifice dans sa splendeur passée. Si les sphinx sont un élément architectural classique de l’Egypte ancienne, le sphinx de Gizeh a soulevé multiples interrogations et continue à déchaîner les passions.
Le mystère de Kheops : Un autre mystère est celui des papyrus sur la grande pyramide, mentionné est Hérodote. Ce dernier affirme que la pyramide fut construite par un roi impopulaire, du nom de Khéops, qui aurait régné 50 ans. La construction aurait duré 20 ans et employé 100000 hommes. Il dit aussi que la grande pyramide est un monument à la mémoire de Khéops et non pas sa tombe. Ces propos dont on ignore les sources remontent à des milliers d’années. Cependant, beaucoup prennent au sérieux les dires d'Hérodote. Les légendes arabes sont complètement différentes. L'écrivain arabe Massoudi qui mourut en 943 de notre ère, écrit dans "les champs d'or et les mines de pierres précieuses" : "Sourid(...) l'un des rois d'Egypte d'avant le déluge, construisit deux grandes pyramides... ce roi, qui vivait 300 ans avant le déluge, rêva une nuit que la terre basculait, que les étoiles tombaient du ciel en heurtant les unes sur les autres dans un grand fracas, sous les yeux des hommes terrifiés, cherchant un refuge. Et c'est la raison pour la quelle il construisit les pyramides" Dans ce cas, les pyramides sont un refuge, mais la suite du texte est plus éloquent "il ordonna aux prêtres de déposer dans celle ci la somme de leur sagesse et de leurs connaissances dans les différents arts et sciences... en même temps que les récits... contenant ... les sciences d'arithmétiques et de géométrie, de manière que ceux ci puissent demeurer comme témoignage, pour le bénéfice de ceux qui, par la suite, pourraient les comprendre...dans la pyramide orientale (kéops) furent inscrites les sphères célestes et les figures représentant les étoiles et les planètes. Le roi mit aussi... les positions des étoiles et leur cycles; et, en même l'histoire du temps passé, du temps à venir et de chacun des avènements futurs qui surviendront en Egypte." Un autre écrivain Ammien Marcellin écrivant en grec vers 390 de notre ère : "les anciens affirmaient qu'il existait sur les murs de certaines galeries souterraines des pyramides des inscriptions destinées à préserver la sagesse ancienne des destructions du déluge à venir" Vers 870, Abou Balkh écrivit "des sages, avant le déluge, prévoyant ce châtiment du ciel... qui détruirait toute chose construite sur la terre, construisirent... en Egypte, sur un plateau, des pyramides de pierre comme refuge durant la catastrophe" L’hypothèse de la pyramide comme mémorial et comme lieu de sauvegarde de la connaissance se retrouve surtout dans les manuscrits arabes. Le plus vieux document mentionnant la pyramide daterait de 1500 av JC. Il s’agit d’une stèle de calcaire gris jaune qui est aujourd’hui au musée du Caire. Ce document pose problème. D'une part elle désigne Isis comme maîtresse des lieux et mentionnent Khéops comme s'il était vivant du temps de l'inscription ! En réalité, on y voit apparaître un schéma. La pyramide aurait été construite bien avant les dates reprises dans les livres d’histoire. Le pharaon Khéops y aurait attaché à son nom bien plus tard. La fameuse pyramide n’a certes pas encore révélé tous ses secrets laissant ainsi libre cours aux théories les plus fantaisistes, fantastiques et fascinantes…
La barque solaire : Autrefois, près des pyramides s'élevait un autre temple funéraire. Il n'en reste que quelques dalles en basaltes. Le long du temple deux fosses en forme de navires abritaient les barques permettant d'effectuer le voyage céleste. La croyance solaire était Initialement réservée aux membres de la famille royale. Elles s'est finalement intégrée à des autres croyances. Cette croyance voulait que le défunt rejoignent Rê sur sa barque solaire dans son périple autour de la terre. En effet, les Egyptiens pensaient que le soleil décrivait sa course en illuminant les terres durant la journée et en traversant les mondes inférieurs durant la nuit Le matin, Rê, le soleil se levait, sortait des eaux, montait dans la " barque du jour " et naviguait à la voile dans le ciel. Le soir, Rê changeait d'embarcation pour emprunter la " barque de la nuit ", qui traversait les douze régions du monde inférieur (correspondant aux douze heures de la nuit). Il était alors remorqué par les innombrables dieux, esprits ou morts ordinaires qui les peuplaient, au moyen d'une longue corde, qui était en réalité un boa vivant, symbole de Ré écartant les ennemis de la lumière. Puis le soleil réapparaissait au matin pour un nouveau cycle. Pour parvenir jusqu'à Rê, le défunt, devait passer les rites de purification d’Anubis sous une tente à la limite du désert, et celui de la "lustration solaire", dans une jarre. Enfin, il était présenté au grand juge et intégrait alors pour l'éternité l’équipage de la barque de Rê. Le jour, le défunt demeure paisiblement dans son tombeau, jouissant des offrandes de nourriture et autres. La nuit, il parcourt le monde souterrain avec le soleil.
La mosquée Mohammed Ali : Un des monuments les plus célèbres de la vieille ville est la mosquée d’albâtre de Mohammed Ali, considéré comme le fondateur de l'Egypte moderne. Elle fut construite entre 1824 et 1857 et comporte les deux plus hauts minarets de la ville, s'élevant à plus de 90 mètres. Son style ottoman baroque, en fait une jumelle des mosquées d'Istanbul en Turquie. Autour de la mosquée s'étend la Citadelle au dôme d'argent, construite par le Sultan Saladin entre 1171 et 1182 et qui fut par la suite la demeure de tous les grands dirigeants d'Egypte jusqu'au début du 18ème siècle. A droite de l’entrée, vous admirerez son tombeau de marbre. Sa grande sale principale est surplombée par un gigantesque dôme central. Ce dernier ainsi que quatre autres plus petits dômes latéraux resplendissent à la lueur des milliers de lampes du spectaculaire lustre de chandeliers en cristal. Le sanctuaire situé à l’est dispose d’un énorme pupitre utilise pour les lectures des textes sacrés du Coran. Comme dans toutes les mosquées, vous retirez vos chaussures avant de pénétrer dans ces lieux.
La citadelle : La citadelle est une ancienne forteresse médiévale qui fut commandée par Salah ed-Din en 1176 dans le but de l’encercler et de la protéger contre les croisés. Les vestiges des murs originaux de la forteresse sont visibles depuis l’avenue Salah Salem Avenue, du côté est du fort. Du côté ouest se trouvent les plus anciens vestiges et la porte ouest (Bab el-Azab) datant de 1754. Salah ed-Din et ses successeurs firent de la moitié sud du fort leur résidence royale tandis que la moitié nord servait de garnison militaire. La citadelle abrita ainsi de nombreux dirigeants d’Egypte durant près de 7 siècles. Chacun fit bâtir sa propre mosquée et ses propres palaces à l’intérieur des murs d’enceinte. L’un des derniers dirigeants installés dans la citadelle était Mohammed Ali qui affirma son pouvoir en massacrant 470 Mamelouks : en 1811, la plupart des personnalités importantes de la citadelle furent invitées à un banquet organisé par Mohammed Ali. Ce dernier en profita alors pour les coincer en chemin dans le passage étroit à Bab el-Azab où ils furent tous abattus. Cet épisode sonna le glas du règne des Mamelouks en Egypte.
Depuis la Citadelle on peut avoir une vue d’ensemble sur la ville médiévale ocre et rosée qui rappelle le pays des Mille et une nuits. Des centaines de mosquées, de palais, et d’églises Coptes qui sont les plus anciens édifices chrétiens, vous raviront.
Entre Bâb Zuwayla et Bâb al-Futûh, le quartier du Khan est une sorte de souk à ciel ouvert. Là les artisans travaillent et vendent dans leurs échoppes. Quelle expérience unique que d’errer au cœur de la gaieté du souk de Khan El Khalili… Tous les sens sont en éveil ! Les rues sont bondées et poussiéreuses et ce « grand désordre » ressemble à la caverne d’Alibaba. Dans les boutiques s’achètent et se vendent bijoux, objets de cuivre, boîtes de marqueterie, imitations pharaoniques, pierres semi- précieuses, tapis, vêtements, petites fioles à parfum, épices, narghilés (pipe orientale à long tuyau, équipée d'un petit réservoir d'eau parfumée traversé par la fumée lors de l'aspiration)…
Pour vous remettre du shopping, savourez un bon karkadé (boisson typiquement égyptienne à base d'hibiscus) et prenez le temps d’observer la vie locale égyptienne avec ses fumeurs de narghilé, ses joueurs de tawla (jeux de table égyptiens), ses vendeurs d'encens ou encore ses gamins jouant au football…