8 jours . VOYAGE NATURE AU COEUR DU SINAI EGY 08

À partir de 670 € / base 4 personnesÀ partir de 820 € / base 2 personnes
À partir de 620 € / base 7 personnes
 
Un voyage hors du temps sur les traces des pharaons de Sarabit au sommet du Mont Athor. Notre 1er circuit Sinaï fût réalisé en 1984 ! Depuis notre interet pour cette fantastique région n'a pas pris une ride !

Pour chaque étape, sélectionnez votre hébergement en cochant le carré, ceci déterminera le prix du circuit en fin d'itinéraire

EGY 08. VOYAGE NATURE AU COEUR DU SINAI

À partir de 670 €
 

jour 1 Votre vol Europe - Le Caire ou Sharm El Sheik (selon votre choix)
 
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jour 2 Le Caire ou Sharam El Sheik - Coeur du Sinaï

 Accueil à l’aéroport par votre accompagnateur Francophone. Départ immédiat pour le canal de Suez, piste pour le village bédouin de Sarabit au pied du Mont Athor. Nuit en bivouac chez l’habitant.

Suez : La ville : Le rôle important de la ville de Suez vient de sa position la clé dans les relations entre l’Egypte et les pays riverains de la mer Rouge. Son grand développement a coïncidé avec l’ouverture du canal de Suez, trait d’union entre la Méditerranée et la mer Rouge.
Le canal : Histoire : Situé en Egypte, le canal de Suez est une des grandes voies maritimes du monde. Il relie Port-Saïd, sur la Mer Méditerranée, à Suez, sur la Mer Rouge. Ce sont les pharaons, il y a 4.000 ans, qui ont les premiers commencés à creuser un canal pour relier entre eux des lacs de la région. L'idée de réaliser une liaison directe entre les deux mers commença à être sérieusement envisagée à la suite de l'expédition de Bonaparte en Égypte (1798-1801). En 1854, très intéressé par l’idée, Ferdinand de Lesseps obtint du vice-roi Saïd pacha une autorisation de créer une compagnie universelle pour percer de l'isthme de Suez et faire d'un canal de passage entre les deux mers. Une concession d’une durée de 99 ans débuterait alors à l’ouverture de la voie d’eau. Passé ce délai, le canal devait devenir la propriété du gouvernement égyptien. Les travaux du canal de Suez furent donc réalisés de 1859 à 1869 sous la direction de Ferdinand de Lesseps, un homme politique français. En 1869, l'impératrice Eugénie, la femme de l'empereur Napoléon III, l’inaugure. Les voyages entre l'Asie et l'Europe, qui prenaient jusqu'alors 45 jours en contournant l'Afrique, durent désormais 30 jours. En effet, le canal permet aux navires d’éviter la route du Cap. En 1875, la Grande-Bretagne racheta les titres égyptiens et devint le principal actionnaire et occupa la zone militairement jusqu’en 1956 lorsqu’elle du faire évacuer ses troupes sous la pression de Nasser, désireux de nationaliser le canal. Une crise internationale s'ensuivit puisque normalement, la convention de Constantinople (1888) définit le statut international du canal qui doit autoriser le passage de tous navires en temps de paix ou en temps de guerre. Cette convention fut balayée lors des deux guerres mondiales et en 1967, lors de la guerre des Six-Jours qui entraîna la fermeture du canal à toute navigation jusqu’en 1975 ! Ainsi, depuis 1956, le canal est administré et géré par l'Égypte. Aujourd'hui, avec ses 190 km, ses 300 à 350 mètres de large et une profondeur de 20 mètres, il est utilisé par des navires transportant du pétrole ou des marchandises mais aussi par des navires de guerre.
Economie Avec un trafic annuel est de l'ordre d’environ 300 millions de tonnes, dont une bonne partie d’hydrocarbures, le canal joue un rôle important dans l'économie mondiale. Chaque jour, une soixantaine de navires l’empruntent. Les droits de péages récupérés par l’état égyptien sont de l’ordre d’un milliard de dollars par an. Son rôle est capital dans les échanges commerciaux de diverses marchandises. Parmi les minéraux acheminés vers l'Europe, on compte du chrome, manganèse, étain et nickel.

LE SINAI
Orné d'escarpements granitiques spectaculaires, le Sinaï est sillonné par de nombreux chemins.
  Votre accompagnateur saura vous faire partager son expérience pour découvrir de nouvelles pistes baignées par les sables brûlants de la Mer Rouge, tapissés d'oasis verdoyantes, où palmeraies et oliveraies côtoient les cyprès et le pourpre des jujubiers.

Histoire et géographie:
Le Sinaï est l’un des plus beaux déserts du monde ! Montagnes chaotiques, canyons de pierres brun-ocre changeant de couleurs à chaque heure du jour, crêtes rocheuses aux formes indéfinissables….
Depuis l’Antiquité, cette étendue de 56 000 km2 a été le théâtre de nombreuses civilisations. Les pharaons le nommaient la " montagne de la turquoise " et l’exploitèrent pour en extraire différents minerais précieux. Notamment à Serabit al-Khadim, ancienne mine de turquoise qui recèle un temple. Le Sinaï, c’est aussi la montagne de Dieu, un lieu hautement sacré pour les trois religions du Livre. En effet, on y rencontre les fantômes de Moïse, des premiers saints Chrétiens, mais aussi des Musulmans qui empruntaient cette route, dès le haut Moyen-Âge, pour se rendre à La Mecque. Dans cette vaste étendue de désert, le climat est chaud et sec. La moitié Sud du Sinaï est montagneuse, formée de granits roses découpés en massifs par les wadis (rivières asséchées ). Dans la partie de la péninsule, le granite est souvent mélangé à de longues et dures intrusions de basalte. La partie nord du Sinaï est correspond en grande partie au plateau du Tih. La côte de la Mer Rouge est très riche en récifs coralliens. Sur la péninsule bordant la Mer Rouge, il règne un fragile écosystème: des tamaris survivent dans les sillons d'anciens torrents, aujourd'hui asséchés. Au fil du temps l’érosion a façonné d'étonnantes crêtes dans le paysage montagneux offrant une grande diversité de roches tant au niveau des formes que des couleurs. On peut trouver des pierres de couleur verte, rouge, jaune, violet et même bleu. Comme pour l’observation des nuages, votre imagination vous laissera apercevoir, dans ces crêtes, des silhouettes animales ou humaines.
Populations : Les habitants du Sinaï se concentrent essentiellement sur les côtes. Les principales ressources de la péninsule sont le tourisme, l’activité militaire et le pétrole sur la côte Ouest. Une dizaine de tribus de Bédouins habitent l’intérieur des terres. Venant d’Arabie, les Bédouins ont migrés vers la Syrie et l’Égypte durant les différentes conquêtes arabes. De religion musulmane pour la plupart, ils représenteraient environ 10% de la population du Moyen-Orient. Traditionnellement, les Bédouins sont des nomades. L’été ils s’installent près des sources et des villes. L’hiver, ils se calfeutrent dans le désert. Ils vivent de l’élevage (chameaux, chèvres, moutons ), de l’agriculture et de l’artisanat. La famille bédouine se compose du chef de famille, de sa ou ses épouses et des enfants non mariés. Le clan regroupe plusieurs familles de la même lignée. A l’échelle de la société, l’organisation se fait en tribus. Les Bédouins du Sinaï se répartissent en huit tribus. Aujourd’hui, de plus en plus de Bédouins se sédentarisent notamment depuis que le transport de l’eau s’est organisé mais aussi suite à la construction de routes traversant le désert et surtout au développement du tourisme. Le mode de vie traditionnel, très exigeant et très hospitalier semble être peu à peu délaissé par les jeunes générations.

 
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jour 3 SARABIT - RESERVE MARINE DE RAS MOHAMED

 Randonnée pour découvrir le site pharaonique dédié à la déesse Hathor et ses mines de turquoise (3h, facultatif). Route de la côte ouest du Sinaï. Bivouac sur la plage déserte.

RÉSERVE DE RAS MOHAMMED
A l'extrême sud de la péninsule du Sinaï, au-delà du désert, une presqu'île rocheuse et enchanteresse abrite la réserve de Ras Mohammed, réserve terrestre et sous-marine depuis les années 80. Réserve zoologique nationale, elle détient des eaux d'un bleu si intense, qu'il faut absolument scruter afin de découvrir un univers multicolore composé de bancs coralliens, de multiples végétaux et habité d'innombrables poissons, mollusques, crustacés et coquillages aux formes, ornements et couleurs les plus hétérogènes que l'on puisse imaginer :rutilants crabes de corail, poissons ballon, licornes, cochers ou perroquets, requins pacifiques, rascasses guerrières, inoffensifs oursins crayon, raies jaunes tachetées de bleu, etc. Il existe sur cette zone une véritable concentration de tous les partenaires administratifs, économiques et scientifiques. Les Egyptiens sont fiers de Ras Mohammed. C’est même devenu un but de voyage pour les habitants du Caire, d’Alexandrie ou d’ailleurs, qui quittent aujourd’hui les rives du Nil pour découvrir la beauté sauvage des rives du parc.
Serabit el Khadim Le site :Situé à 850 m entre les wadis Saweg et Bata, ce plateau possède des strates supérieures de grès qui sont complètement érodées laissant affleurer presque à la surface du plateau les couches schisteuses riches en turquoise. Ainsi, les mineurs y creusaient de courts puits verticaux servant d'accès aux veines d'aération et de turquoise et aussi de source de lumière.
Les mineurs sémites et égyptiens pratiquaient ensemble des rites et cultes dédiés à Hathor l'égyptienne. Ainsi, le temple de Serabit el Khadim était dédié initialement, sous la 12ème dynastie, au culte de la déesse Hathor, "maîtresse de la turquoise" et protectrice des mineurs.
Ensuite d'autres salles s'ajoutèrent aux premières constructions du temple : des salles consacrées à Soped, seigneur du désert oriental, une divinité locale du Sinaï, et au dieu Ptah, maître de Memphis et du secret de la création, mais aussi des chapelles consacrées aux cultes des différents pharaons.
Le temple s’étendit ainsi vers l'Est sous le nouvel Empire jusqu'à l'époque des Ramsès, le dernier roi figurant sur les gravures du temple étant Ramsès VI.
La déesse Hathor : Hathor signifie : demeure de Hor (c’est la maison du soleil ). Son nom est composé de hat qui veut dire demeure et de Hor qui est la personnification du feu solaire. Représentée par une vache ou par une créature féminine pourvue d’oreilles de vache et coiffée d’une couronne formée de cornes bovines, la déesse Hathor symbolise la création, les forces qui supportent la création du monde, la matrice universelle. C’est par elle, dans son corps, dans son ventre, que s’élabore le miracle de la vie. Son rôle est donc lié à la vie et à la mort de tous les êtres et de toutes les choses. Elle porte également une magnifique perruque, objet érotique par excellence. Le collier ménat, lourd collier à contrepoids dont l'agitation produisait un bruit de crécelle, et le sistre, souvent tenu par son fils, le petit dieu Ihy, sont les instruments de son culte. Cette déesse universelle finira par se confondre avec Isis dès le Nouvel Empire. Hathor, c’est le divin au féminin. Fille de Rê et parfois aussi son épouse, mère symbolique du pharaon, la déesse Hathor prend part aux mythes du cycle solaire : Son nom, Hout-Hr signifie aussi la "Demeure d'Horus". A l'origine, Hathor est la mère d'Horus et une entité céleste dont le corps est parcouru par le soleil, avalé le soir et enfanté le matin. De ce fait sa forme initiale est la vache céleste ayant enfanté et allaité les dieux. Elle va progressivement laisser ce rôle à Nout. Dans les temples dédiés à la déesse, les chapiteaux dits "hathoriques" représentent un visage humain aux oreilles de vache vu de face. Ces quatre visages font peut-être référence aux quatre fonctions et aspects essentiels de la déesse : la lionne : c’est Sekhmet, la déesse dangereuse, l’œil de Rê, la chatte: c'est Bastet, le pendant bienfaisant de la lionne, la protectrice du foyer, le cobra : c'est Ouadjet, la belle jouvencelle, incarnation de la beauté et de la jeunesse, qui complète le caractère de femme épanouie d'Hathor et la vache : déesse souveraine de l’amour, de la joie, de la danse, de la musique et de l’ivresse. Le soleil brille dans sa paire de cornes. Identifiée à Aphrodite par les Grecs, elle participe à l'action du Démiurge, le don de l'éros provoquant l'attrait entre les êtres et assurant la continuité de la vie. Son rôle de protectrice des entrailles de la terre explique son statut de patronne des grottes du Sinaï, maîtresse des pierres précieuses et de tous les minéraux extraits de la terre

 
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jour 4 RESERVE MARINE DE RAS MAHAMMED - DAHAB

Matinée libre en bord de mer, fonds marins exceptionnels. Courte étape de route pour Sharm El Sheik et le village atypique de Dahab. Dîner libre en bord de mer. Nuit en auberge.
Dahab : Dahab qui signifie « or » en arabe ». Dahab est un ancien campement bédouin. Aujourd’hui, depuis cette petite cité balnéaire pleine de charme vous pourrez contempler le Sinaï, les montagnes d'Arabie Saoudite et les fameux canyons colorés aux airs d’arc-en-ciel. Dahab se compose de 2 baies : "El Qura bay" et "Ghazala bay". C’est à Ghazala bay que se trouve le village bédouin El assalah dont l’esprit rappelle la fin des années 60. Avec le temps, le tourisme s'est développé dans la région. Le centre ville se trouve dans la baie El qura. Les plages sont dorées et les vents forts font de Dahab un endroit excellent pour les sports aquatiques. Dahab est aussi appréciée fameuse pour ses profonds sites de plongée.
Sharm El Sheik : La ville de Sharm el sheik, port de commerce et de tourisme, est localisée au croisement de la mer Rouge et du golfe persique, à la pointe sud du Sinaï. Depuis plusieurs années, elle est devenue une destination très appréciée des plongeurs qui y trouvent une infrastructure accueillante, une mer transparente, des plages paradisiaques, de nombreux palmiers, de précieuses barrières de récifs, rochers rouges, jaunes, gris, une kyrielle de poissons colorés et un soleil tellement agréable !
Mer Rouge :
Cousteau la qualifiait de « corridor des merveilles ». On donne généralement trois explications possibles à son nom. La première est qu’il viendrait du souverain mythique Erythras, ce qui en grec signifie «rouge».La deuxième veut que ce soit la fleur d'une algue qui teinte à intervalles réguliers l'eau de mer en rouge justifierait cette appellation. Enfin, son origine serait due à la présence sur le littoral de nombreux rochers à l'éclat rouge. La Mer Rouge s'est formée suite à la séparation des plaques africaine et asiatique il y a environ 25 millions d'années. Actuellement, cette scission se poursuit à un rythme de 1 à 2 centimètres par an. La mer Rouge fait partie du système de la Grande Vallée du Rift qui traverse une bonne partie de l'Afrique de l'Est. C’est cette même faille qui, dans sa partie nord, a donné naissance à la Mer Morte. C'est cela qui fait que les eaux du Golfe d'Aqaba et de la péninsule du Sinaï atteignent des profondeurs qui avoisinent les 2000 mètres par endroits alors le Golfe de Suez n’atteint qu’une profondeur maximum d'environ 80 mètres. Sur les rives de la Mer Rouge faites de falaises et dunes escarpées, toutes sortes de plantes se sont adaptées au milieu et au bleu turquoise de la mer.

 
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jour 5 DAHAB - CANYONS ET OASIS

Matinée libre à Dahab, plongée facultative, shopping. Route et piste pour l’immensité désertique du cœur du Sinaï. Balade à pied de 2h ou tour à dos de chameau (facultatif 15e). Nuit en bivouac dans l’oasis de Ain Houdra.
Dahab, l’or du Sinaï, son nom dérive probablement du fin sable jaune qui colore ses plages. Bien qu'il n'ait pas encore atteint la popularité du Sharm el Sheik au sud, Dahab se développe progressivement et bientôt, son nom d’or se rapportera à la richesse que le tourisme apporte au petit village de bédouin d'Assalah. L’alliance du sable mou, de l'eau bleue magnifique, et d’une végétation luxuriante fait rêver partout dans le monde. Assalah est la partie la plus développée de Dahab. Elle forme un conglomérat de palmiers, de magasins, de terrains de camping, d’hôtels, de bars et de restaurants le long du rivage de Ghazala Bay. Assalah mène une vie de bohème. Au sud se trouve le quartier d’EL-Qura. Juste au-dessous de Dahab, à quelques kilomètres, vous trouverez l'aventure. En effet, d’excellent coins de plongée rivalisent les uns avec les autres. On y compte notamment l’un des meilleurs site de plongée de la région, le « Blue hole ». Sur les pistes qui mènent au cœur de l’immensité désertique du Sinaï traversent des labyrinthes de canyons aux couleurs incroyables et des oasis qui paraissent irréelles. L’oasis d’Ain Undra ou la fascination du désert. Il s’agit d’une oasis merveilleuse avec de l’eau claire et des palmiers. En effet, la présence miraculeuse de cette eau permet d’avoir des palmiers aux alentours. Les acacias eux ont des longues racines (30 mètres) pour aller puiser l’eau très profondément dans la terre.

 
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jour 6 CANYONS - MONT MOISE

Piste pour le site Nabatéen de Nawamis. Route pour Ste Catherine. Ascension du Mont Moïse en fin de journée (2h), nuit en refuge au sommet. (Facultatif : une partie de l’ascension peut être réalisée à dos de chameau, 10e)
Nawamis : Le site de Nawamis se composent de structures de roche de grès. Ces édifices qui se trouvent uniquement dans Sinaï méridional et oriental, servaient de lieu de sépultures pour des membres de la même famille ou clan. Les offrandes funèbres retrouvées dans le Nawamis étaient des bracelets, des de la faïence, des outils de silex et d’os et rarement de cuivre. Elles révèlent les contacts qui existaient entre Canaan et l'Egypte. Chaque Nawami a une petite entrée construite avec des blocs de pierre et faisant face au soleil. Ce peuple partageait probablement la croyance égyptienne du voyage des âmes après la mort. Ceci renforce encore l’hypothèse de leur origine égyptienne. Leur culture était assez développée pour qu’ils puissent construire de tels monuments sophistiqués.

ASCENSION DU MONT MOÏSE
Après un dîner léger au village de Sainte Catherine, accompagné d’un guide bédouin, nous commençons l’ascension vers 22h. Très rapidement nos yeux s’habituent à l’obscurité, seule la lune et les étoiles semblent nous guider durant 1h30 de marche à la portée de toutes personnes en bonne condition physique (cette partie peut être réalisée à dos de chameau, prévoyez environ 10 $ pour l’aller simple). Arrivée sur une petite plate-forme, il reste à parcourir 734 marches agencées une par une par les moines dans le granit rose. Ces marches évoluent parmi de magnifiques monuments de pierre, tout en courbes, à peine devinés dans une aube encore très jeune. Une fois arrivé et installé, il n'y a plus qu'à jouir pleinement du spectacle : les premiers rayons de soleil, roses et violets, rendant peu à peu aux paysages montagneux s'étendant loin devant vous leurs originelles couleurs roses, jaunes et brunes.
Selon les Livres Saints, l’épisode de l’exode décrit le Sinaï comme le lieu où Moïse et son peuple errèrent pendant 40 ans après leur sortie d’Égypte. Selon cette même tradition, c’est sur le Mont Moïse (Jebel Musa, 2285m) la “ montagne fumante ”, que Moïse reçu les tables de la loi (Exode. 19). Dans la tradition musulmane, il est désigné comme lieu d’où le cheval de Mahomet, Boraq, est monté au ciel. Arrivant dans le Sinaï, Moïse et les Hébreux installent leur camp face à la montagne. Moïse a une vision : Dieu l’appelle sur la montagne et ordonne au peuple de se préparer à sa venue. Le lendemain, une épaisse fumée recouvre la montagne et des coups de tonnerre annonce son discours: Dieu promet sa protection et donne ses commandements. Après cette apparition, Moïse fait un sacrifice et grimpe à travers les nuages sur la montagne. Après quarante jours et quarante, Dieu lui donne des tables de pierre écrites du doigt de Dieu et dictant ses commandements. Impatients, les israélites n’attendent plus Moïse et se font un autre Dieu, un Veau d’or. A son retour, Moïse brise les tables de pierre de colère. Il remonte alors sur la montagne avec les tables retaillées Il y reste de nouveau quarante jours et quarante nuits. En redescendant, son visage est illuminé. Il apporte la loi de Dieu et les instructions précises pour la construction d’une arche en bois qui devra protéger les tables de la loi. Aujourd’hui, au sommet du mont Moïse se trouve la chapelle de la Sainte Trinité, accessible par un chemin ou un escalier de 3750 marches. La vue y est magnifique et le dépaysement garanti! Le paysage, désert de sable et de rochers d'une rare beauté, est le royaume de la gazelle, de l’hyène et du loup! Depuis le sommet la vue plonge au fond d'une gorge creusée par les eaux. L’histoire de la terre se lit dans les calcaires et l'azurite bleue, dans les larges strates marron ou dans les granites roses, jaunes ou gris.

 
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jour 7 MONT MOISE - STE CATHERINE - LE CAIRE ou Sharm El Sheik

Descente en 1h. Visite du Monastère de Ste Catherine, route pour l’oasis de Wadi Feran, Suez et le Caire. Son et Lumière facultatif aux pyramides. Nuit en hôtel.
LES MOINES DU SINAÏ
L'Archevêché du Sinaï forme une sorte d'Église autonome, de par les modalités de sa création et de sa localisation géographique, entre Afrique et Moyen-Orient. Ainsi, élu au Monastère par la communauté toute entière, moins les novices, l'Archevêque est consacré par le Patriarche de Jérusalem, en symbole de dépendance. Au début du siècle, la communauté était relativement riche, mais elle s'est vue confisquer successivement ses propriétés de Roumanie, de Bessarabie, de Serbie, de Kiev, de Tiflis et de Smyrne. Les biens qu'elles possèdent à Chypre et en Crête étant plutôt modestes, il ne lui reste, donc pour ainsi dire, plus que ses propriétés du Caire et d'Alexandrie, ainsi que ses jardins et ermitages de la Péninsule du Sinaï. Au monastère de Sainte-Catherine, la vie suit
son cours, immuablement. Toutes les nuits à 2h30, trente trois coups (l'âge du Christ à sa mort), frappés sur une petite cloche et répétés cinq minutes plus tard sur une plus grosse, réveillent les moines ! A 4 heures, le second appel leur signifie l'office des matines dans la Basilique. A 10h30 déjeuner en commun au réfectoire. A 15 heures, trois coups de cloche annoncent les vêpres. Après l'office, les trois coups suivants appellent à la distribution du repas de soir qui est pris individuellement par les moines, en cellule, avant de se laisser doucement glisser vers de pieux rêves. « On vient à Sainte-Catherine pour la vie. Moi, il y a cinq ans que je suis ici. Nous sommes trente moines et le plus âgé compte septante-sept ans de vie religieuse; il est entré à l'âge de 17 ans!» témoignage d’un moine.

MONASTÈRE DE SAINTE CATHERINE
Fuyant le monde et les persécutions de la Rome païenne, des ermites s'établirent dans les montagnes du sud de la péninsule du Sinaï. Vivant au sein d'une nature hostile, désertique, dans le dénuement d'une grotte naturelle ou d'un abri construit de leurs mains, ils trouvaient la solitude et le silence nécessaires à leur sanctification. Au pied des granits rose brun du Djebel Moussa (2 285 m d'altitude) – massif dans lequel les traditions chrétiennes et islamiques situent le Mont Sinaï et l'endroit où Moïse aurait reçu les tables de la loi "Les 10 commandements", quelques moines du 4ème siècle construisirent à 1570 m d'altitude les bases de ce monastère. Lieu saint orthodoxe, achevé au 5ème siècle, il a été édifié en consécration de la fille d'un gouverneur d'Alexandrie, martyrisée pour s'être convertie au Christianisme. A l'intérieur de ce monument aux aspects de forteresse, agrémenté des quelques épineux peuplant son pourtour pierreux et vallonné, on trouve une mosquée (!)
et plusieurs églises de style byzantin, abritant de précieuses icônes bibliques ainsi qu'une bibliothèque riche de milliers d'ouvrages et de manuscrits rares datés du 5ème siècle. Sans oublier la présence de la chapelle construite par Sainte Hélène au 6ème siècle à côté du "Buisson Ardent", qui "jamais ne brûla"(comme l'indique un écriteau en arabe) et qui est toujours présent !
Histoire :Dans un paysage montagneux et sauvage, à 1570 mètres s’élève le plus vieux monastère de la chrétienté qui s’avère être également le siège du plus petit diocèse du monde. Etabli sur le Mont sainte Catherine (Jebel Katerina, 2642m) qui est le point culminant du Sinaï et de l’Egypte, au bout d'une vallée qu'écrasent les masses granitiques, où l'air est frais et la clarté divine, le monastère Sainte Catherine est depuis 15 siècles c’est l’un des principaux lieux de pèlerinage chrétien. Selon la légende, le corps de sainte Catherine d’Alexandrie fut déposé au sommet par des anges à sa mort en 395, et retrouvé par des moines cinq siècles plus tard. Le monastère, fondé au 6ème siècle, est le plus ancien monastère chrétien ayant conservé sa fonction initiale. Le site du monastère est supposé à celui de l’épisode de la Bible du Buisson Ardent. Dès 330, il fut déjà lieu de culte chrétien. Sainte-Hélène y érigea une église. Par la suite, l’empereur romain d’Orient Justinien fit construire en 530, l’église de la Transfiguration et des fortifications. En 625, une délégation de moines se déplace à Médine dans le but d’obtenir une lettre de protection de Mahomet. Les musulmans acceptent alors de défendrent les moines. D’ailleurs, selon la légende, Mahomet lui-même aurait visité le monastère, ce qui justifierait la description qui est faite dans le Coran des lieux saints du Sinaï. C’est ainsi que le monastère fut préservé durant de la conquête arabe. On peut même y une mosquée datant du 11ème siècle. Le monastère sainte Catherine qui était autrefois russe orthodoxe est aujourd’hui un monastère grec orthodoxe.
Les Moines : La population monacale qui dépend du patriarche Diodoros de Jérusalem est très cosmopolite. Une journée type d’un moine commence à 4h du matin avec la messe, laquelle se termine à 7h. Ensuite, et jusqu’à la petite messe de midi, débute la période de travail. Ici, chacun participe à la vie communautaire. Ils déjeunent à 12h30 puis se reposent et méditent avant les vêpres, à 15h45. Le dîner est servi à 18h puis à nouveau période d’activité jusqu’à 22h.
La visite : Le point d’orgue du monastère est l’église de la Transfiguration qui est de style byzantin et qui abrite une œuvre remarquable datant de la fin du 6ème siècle, la mosaïque de la Transfiguration qui représente le Christ en gloire. Cette mosaïque s’étale sur une demi-coupole, au-dessus du sarcophage de sainte Catherine. Le plafond de bois est décoré d'étoiles dorées. Une cinquantaine de lampes et de candélabres en descendent. Le centre spirituel du monastère est la chapelle du Buisson Ardent. Ce fameux buisson, appelé Rubus Sanctus, se trouve en face de la chapelle. Il s’agit d’une espèce rare de ronce, endémique au Sinaï et d’une très grande longévité. Elle ne donne ni fleurs ni fruits.
Tout un décor de calices flamboyants, chandeliers ciselés, brûleurs d’encens et icônes, images précieuses attestent de la richesse de la pinacothèque du couvent. Le puits du monastère qui, selon la tradition, correspond au lieu où Moïse vint au secours des filles de Jéthro est l’autre lieu saint à ne pas manquer. Il y a surtout l’église sainte Hélène : c'est ici que Moïse aurait vu s'enflammer le Buisson ardent. Sainte Hélène, mère de Constantin, aurait fait construire cet autel en souvenir du commandement divin à Moïse. L'arbuste en question continuerait à pousser sur une façade extérieure. Pour l’histoire : « Moïse faisait paître le petit bétail de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madiân ; il l’emmena par-delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l’Horeb. L’Ange de Yahvé lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson. Moïse regarda : le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas. Moïse dit : « Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas. » Yahvé vit qu’il faisait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson. « Moïse, Moïse », dit-il, et il répondit : « Me voici ». Il dit : « N’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » Et il dit : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Issac et le Dieu de Jacob. » Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu. Yahvé dit : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte. J’ai entendu son cri devant ses oppresseurs ; oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des perizzites, des Hivvites et des Jésubéens. Maintenant, le ri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Egyptiens. Maintenant va, je t’envoie auprès de Pharaon, fais sortir d’Egypte mon peuple, les Israélites. » (Exode 3:1) La bibliothèque du monastère est la deuxième plus grande collection de manuscrits chrétiens au monde. On compte environ six mille manuscrits et volumes, dont l'une des premières copies des versions originales des évangiles Le Codex Sinaiticus, version de la Bible datant du 4ème siècle, y fut recensé en 1844. Le monastère possède aussi une importante collection d’icônes qui a miraculeusement traversé les âges et dont plusieurs furent façonnés au monastère-même entre le 10ème et le 15ème siècle. Le monastère abrite également une partie des reliques de sainte Catherine. Le minaret à deux pas du clocher de l'église rappelle l’accord passé avec l’islam. Autour du site, un mur d'enceinte de granit rouge, élevé par l'empereur Justinien et réparé par Napoléon forme un quadrilatère. En se baladant sur le site, l'architecture du monastère intégré dans le paysage et les trésors artistiques qu'il contient, en font une illustration extraordinaire du génie créatif humain. L’alliance entre grandeur naturelle et engagement spirituel saute aux yeux, déjà parce que la zone sainte Catherine est située autour de la montagne sacrée du mont Sinaï (djebel Musa, mont Horeb) sacré pour trois grandes religions du monde : le christianisme, l'islam et le judaïsme. C’est là que Moïse aurait communiqué à son peuple les tables de la Loi sur lesquelles étaient gravés les 10 commandements. De ce fait, le monastère de sainte Catherine figure sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.
OASIS DE FERAN
Des huttes de terre sèche, construites à l'ombre de palmiers et tamaris, gardent ces lieux. C'est pourquoi, les oasis de Féran sont aussi appelées " la vallée des 3000 palmiers ". Arbres fruitiers et palmiers contrastent étonnamment avec l'univers minéral des secs alentours montagneux.

 
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jour 8 Votre vol Le Caire ou Sharm El Sheik - Europe

Le Caire. Visite guidée en français des pyramides de Guizeh, Sphinx. Transfert pour l’aéroport et envol pour l'Europe.


La ville du Caire est une cité mythique et mystérieuse. Elle fut choisie comme capitale en 639 par les conquérants arabes. Avec ses 18 millions d'habitants, elle est la plus grande métropole du monde arabe et du continent africain. Depuis la nuit des temps, la ville déborde de vie, fascine par ses mosquées, charme par ses vieux quartiers, impressionne par ses musées, et enrichit par le mélange dans le même lieu des trois civilisations - antique, chrétienne et musulmane. La croissance de la ville a été exponentielle durant notre siècle en raison d'un fort exode rural. Elle se poursuit à un rythme estimé à 500 000 citadins supplémentaires par an. La superficie occupée par Le Caire gagne sur des terres agricoles du delta du Nil parmi. Une ville aussi gigantesque connaît quelques problèmes majeurs, notamment celui de la gestion des ordures et de la construction des bâtiments. Dans cette mégalopole où les quartiers pauvres côtoient sans délimitation les quartiers les plus riches, les embouteillages sont permanents. Une grande partie des routes sont en terre battue et seules les grandes avenues sont goudronnées. Les véhicules qui circulent au Caire sont très variés. Cela va du camion à la charrette tirée par un âne transportant des légumes. Le klaxon leur sert de clignotant !
Le Caire, c'est une mosaïque de contrastes, une myriade de couleurs et de cultures qui en font le centre culturel, intellectuel, religieux, politique, économique et artistique du monde arabe. Le Caire étonnait déjà les voyageurs au temps des Mamelouks. Encore aujourd’hui, le Caire ne laisse personne indifférent !

La population :
Les Cairotes sont souriants et chaleureux. Les hommes sont souvent vêtus de l'habit traditionnel de l'Égypte: de grand vêtement et un turban dans les cheveux ; des sandales aux pieds qui s'encrassent à force d'arpenter des rues de terre. Dans les cafés des quartiers commerçants, il fume la chicha, cette grande pipe à eau et mange le foul, un plat à base de fèves. Les habitations les plus pauvres sont faites de briques de terre. Elles sont bâties sur plusieurs étages pour la plupart inachevés. Les pièces sont de petite surface et quasiment sans fenêtres. Ils vivent de la culture du riz, de divers légumes (choux, pommes de terre, poivrons, aubergines, tomates.. ) et fruits (bananes, oranges, citrons… ) cultivés sur les bords du Nil. Ce sont majoritairement des femmes qui s’occupent de la récolte. Elles utilisent les ânes qui tirent des charrettes remplies à ras bord et les chameaux qui portent d’énormes sacs. Un système de puits très astucieux permet l’irrigation des champs près du Nil. Les célèbres felouques servent tant pour la pêche que pour le transport d’animaux, ou pour les touristes Au niveau de la religion : on estime qu’il y a 80-90% de musulmans, et 10-20 % de pratiquants d’autres religions. Dans les nombreuses mosquées, les 5 appels quotidiens du muezzin, aujourd’hui relayé par les haut-parleurs, rythment la vie du pays tout entier
Sur le plateau de Gizeh, Aux portes du désert se dévoile sous vos yeux le mystère des pyramides et l’énigme du Sphinx, gardien éternel des tombeaux royaux, qui ont de tous temps fasciné et nourri l'imaginaire. Se retrouver aux pieds des Pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos sur le plateau de Gizeh, face à l'une des sept Merveilles du monde, face à 5000 ans d’histoire, est toujours un moment chargé d'émotion.
Les pyramides de Gizeh fascinent les hommes depuis des générations et des générations qui se transmirent moult histoires plus mystérieuses les unes que les autres. Napoléon lui-même, lors des campagnes d’Egypte fut fasciné par ces édifices issus du désert. Elles portèrent différents noms au cours des ages comme “les montagnes de pharaons”, “les greniers de Joseph”. Certaines théories attribuent cette œuvre à une lointaine civilisation disparue comme l’Atlantide ou même aux extra-terrestres ! There is great speculation on exactly how they were built, using the primitive construction methods of the time and whether their orientation was cosmic or religious.
Les pyramides : Gizeh correspond à l’ancienne nécropole qui s’étendait la lisière du désert libyque sur le rebord d'un plateau rocheux de 2000m². Grand site de l'Égypte pharaonique, elle englobe les trois grandes pyramides de Kheops, de Khephren et de Mykérinos qui impressionnent par leur démesure, le grand Sphinx qui s'allonge en contrebas, plusieurs temples funéraires, deux groupes de trois pyramides à l'est de la grande et au sud de la petite, et d'innombrables mastabas qui sont des tombeaux de dignitaires religieux ou de civils ainsi que les ruines de nombreux bâtiments, de murs d'enceinte et de chaussées d'accès, qui ne sont plus guère visibles aujourd'hui. C’est Khéops qui le premier réussira à faire construire une pyramide à l’ampleur jamais égalée. Véritable merveille du monde, elle servira de modèle à ses successeurs, qui ne parviendront toutefois plus jamais à édifier un monument aussi gigantesque. Les pyramides sont de vastes complexes funéraires de pierre comprenant temples, chapelles, enceintes, ainsi que les divers édifices servant au culte des souverains défunts. Autrefois, un revêtement de calcaire poli les recouvrait, (il ne subsiste plus que partiellement à la partie supérieure de la pyramide de Khéphren). Les pyramides ne servaient pas seulement de lieu d’éternité pour les souverains. Selon la coutume, les membres de la famille royale, les grands fonctionnaires de l’État et les personnages importants y érigèrent également leur tombe afin d’accompagner le pharaon dans l’au-delà.
A travers ces édifices, c’est toute la remarquable organisation de l’État pharaonique avec son état centralisé et organisé qui est révélée. En effet, ces projets nécessitaient la maîtrise d’un certain nombre de problèmes d’organisation : la quête et le transport des matières premières, la gestion d’une nombreuse main-d’œuvre, ainsi que la maîtrise des techniques de construction. Contrairement à une idée reçue, les ouvriers bâtisseurs des pyramides étaient des artisans libres et non des esclaves. Durant la crue du Nil, une main-d’œuvre paysanne, libérée temporairement du travail agricole, était réquisitionnée pour aidée les sculpteurs et tailleurs de pierre. Participer à cette entreprise, leur permettait de gagner un peu d’éternité aux côtés du pharaon, seul trait d’union entre les hommes et les dieux. Chacune des pyramides compte ses propres petites pyramides satellites, ses temples funéraire. Le site est entouré de vastes cimetières composes de tombeaux, les mastabas, large structure rectangulaire dérivant du terme arabe pour « tribunal ». Chaque soir, d’impressionnants spectacles de sons et lumière mettent remarquablement en scène les pyramides. Les fouilles se poursuivent actuellement et de nouvelles tombes ou autres édifices sont régulièrement mis à jour. Il reste encore beaucoup à découvrir !.
Le sphinx : Ce gigantesque lion à tête humaine, gardien de la nécropole, fut entièrement sculpté dans la roche. Ce monument entouré de mystère est encore aujourd’hui au cœur de débats controversés. Pour beaucoup, il représente le pharaon Khéphren. La difficulté d’établir son origine exacte vient des nombreuses rénovation qu’il a subit notamment parce que le sable le submergeait périodiquement. La restauration la plus célèbre est celle de Thoutmosis IV. Il entreprit les travaux de désensablement après avoir vu en rêve le dieu Sphinx Harmakhis qui lui promit qu’il serait couronné pharaon. D’ailleurs, une stèle érigée entre les pattes du lion relate cet épisode. D’autres rénovations eurent lieu à l’époque ptolémaïque, romaine et même au 19ème siècle. Le sphinx imposant, « vivant éternellement et à jamais le visage tournée vers l’Orient », poétise un texte égyptien, est fièrement étendu sur le sable entre l’antique chaussée qui mène à la pyramide de Khéphren et la route moderne du Caire.
Ce colossal félin de 73 mètres de long et de 26 mètres de haut eu le nez mis à mal par les exercices de tir à canon à l’époque des Mamelouks puis par les mutilations dues au fanatisme religieux d’un cheikh au 14ème siècle. Aujourd’hui, sa tête risque de tomber et sa barbe postiche qui servait de contrepoids est délaissée dans les réserves du British Museum. De récents travaux de restauration permettent néanmoins d’admirer cet édifice dans sa splendeur passée. Si les sphinx sont un élément architectural classique de l’Egypte ancienne, le sphinx de Gizeh a soulevé multiples interrogations et continue à déchaîner les passions.
Le mystère de Kheops : Un autre mystère est celui des papyrus sur la grande pyramide, mentionné est Hérodote. Ce dernier affirme que la pyramide fut construite par un roi impopulaire, du nom de Khéops, qui aurait régné 50 ans. La construction aurait duré 20 ans et employé 100000 hommes. Il dit aussi que la grande pyramide est un monument à la mémoire de Khéops et non pas sa tombe. Ces propos dont on ignore les sources remontent à des milliers d’années. Cependant, beaucoup prennent au sérieux les dires d'Hérodote. Les légendes arabes sont complètement différentes. L'écrivain arabe Massoudi qui mourut en 943 de notre ère, écrit dans "les champs d'or et les mines de pierres précieuses" : "Sourid(...) l'un des rois d'Egypte d'avant le déluge, construisit deux grandes pyramides... ce roi, qui vivait 300 ans avant le déluge, rêva une nuit que la terre basculait, que les étoiles tombaient du ciel en heurtant les unes sur les autres dans un grand fracas, sous les yeux des hommes terrifiés, cherchant un refuge. Et c'est la raison pour la quelle il construisit les pyramides" Dans ce cas, les pyramides sont un refuge, mais la suite du texte est plus éloquent "il ordonna aux prêtres de déposer dans celle ci la somme de leur sagesse et de leurs connaissances dans les différents arts et sciences... en même temps que les récits... contenant ... les sciences d'arithmétiques et de géométrie, de manière que ceux ci puissent demeurer comme témoignage, pour le bénéfice de ceux qui, par la suite, pourraient les comprendre...dans la pyramide orientale (kéops) furent inscrites les sphères célestes et les figures représentant les étoiles et les planètes. Le roi mit aussi... les positions des étoiles et leur cycles; et, en même l'histoire du temps passé, du temps à venir et de chacun des avènements futurs qui surviendront en Egypte." Un autre écrivain Ammien Marcellin écrivant en grec vers 390 de notre ère : "les anciens affirmaient qu'il existait sur les murs de certaines galeries souterraines des pyramides des inscriptions destinées à préserver la sagesse ancienne des destructions du déluge à venir" Vers 870, Abou Balkh écrivit "des sages, avant le déluge, prévoyant ce châtiment du ciel... qui détruirait toute chose construite sur la terre, construisirent... en Egypte, sur un plateau, des pyramides de pierre comme refuge durant la catastrophe" L’hypothèse de la pyramide comme mémorial et comme lieu de sauvegarde de la connaissance se retrouve surtout dans les manuscrits arabes. Le plus vieux document mentionnant la pyramide daterait de 1500 av JC. Il s’agit d’une stèle de calcaire gris jaune qui est aujourd’hui au musée du Caire. Ce document pose problème. D'une part elle désigne Isis comme maîtresse des lieux et mentionnent Khéops comme s'il était vivant du temps de l'inscription ! En réalité, on y voit apparaître un schéma. La pyramide aurait été construite bien avant les dates reprises dans les livres d’histoire. Le pharaon Khéops y aurait attaché à son nom bien plus tard. La fameuse pyramide n’a certes pas encore révélé tous ses secrets laissant ainsi libre cours aux théories les plus fantaisistes, fantastiques et fascinantes…
La barque solaire : Autrefois, près des pyramides s'élevait un autre temple funéraire. Il n'en reste que quelques dalles en basaltes. Le long du temple deux fosses en forme de navires abritaient les barques permettant d'effectuer le voyage céleste. La croyance solaire était Initialement réservée aux membres de la famille royale. Elles s'est finalement intégrée à des autres croyances. Cette croyance voulait que le défunt rejoignent Rê sur sa barque solaire dans son périple autour de la terre. En effet, les Egyptiens pensaient que le soleil décrivait sa course en illuminant les terres durant la journée et en traversant les mondes inférieurs durant la nuit Le matin, Rê, le soleil se levait, sortait des eaux, montait dans la " barque du jour " et naviguait à la voile dans le ciel. Le soir, Rê changeait d'embarcation pour emprunter la " barque de la nuit ", qui traversait les douze régions du monde inférieur (correspondant aux douze heures de la nuit). Il était alors remorqué par les innombrables dieux, esprits ou morts ordinaires qui les peuplaient, au moyen d'une longue corde, qui était en réalité un boa vivant, symbole de Ré écartant les ennemis de la lumière. Puis le soleil réapparaissait au matin pour un nouveau cycle. Pour parvenir jusqu'à Rê, le défunt, devait passer les rites de purification d’Anubis sous une tente à la limite du désert, et celui de la "lustration solaire", dans une jarre. Enfin, il était présenté au grand juge et intégrait alors pour l'éternité l’équipage de la barque de Rê. Le jour, le défunt demeure paisiblement dans son tombeau, jouissant des offrandes de nourriture et autres. La nuit, il parcourt le monde souterrain avec le soleil.
La mosquée Mohammed Ali : Un des monuments les plus célèbres de la vieille ville est la mosquée d’albâtre de Mohammed Ali, considéré comme le fondateur de l'Egypte moderne. Elle fut construite entre 1824 et 1857 et comporte les deux plus hauts minarets de la ville, s'élevant à plus de 90 mètres. Son style ottoman baroque, en fait une jumelle des mosquées d'Istanbul en Turquie. Autour de la mosquée s'étend la Citadelle au dôme d'argent, construite par le Sultan Saladin entre 1171 et 1182 et qui fut par la suite la demeure de tous les grands dirigeants d'Egypte jusqu'au début du 18ème siècle. A droite de l’entrée, vous admirerez son tombeau de marbre. Sa grande sale principale est surplombée par un gigantesque dôme central. Ce dernier ainsi que quatre autres plus petits dômes latéraux resplendissent à la lueur des milliers de lampes du spectaculaire lustre de chandeliers en cristal. Le sanctuaire situé à l’est dispose d’un énorme pupitre utilise pour les lectures des textes sacrés du Coran. Comme dans toutes les mosquées, vous retirez vos chaussures avant de pénétrer dans ces lieux.
La citadelle : La citadelle est une ancienne forteresse médiévale qui fut commandée par Salah ed-Din en 1176 dans le but de l’encercler et de la protéger contre les croisés. Les vestiges des murs originaux de la forteresse sont visibles depuis l’avenue Salah Salem Avenue, du côté est du fort. Du côté ouest se trouvent les plus anciens vestiges et la porte ouest (Bab el-Azab) datant de 1754. Salah ed-Din et ses successeurs firent de la moitié sud du fort leur résidence royale tandis que la moitié nord servait de garnison militaire. La citadelle abrita ainsi de nombreux dirigeants d’Egypte durant près de 7 siècles. Chacun fit bâtir sa propre mosquée et ses propres palaces à l’intérieur des murs d’enceinte. L’un des derniers dirigeants installés dans la citadelle était Mohammed Ali qui affirma son pouvoir en massacrant 470 Mamelouks : en 1811, la plupart des personnalités importantes de la citadelle furent invitées à un banquet organisé par Mohammed Ali. Ce dernier en profita alors pour les coincer en chemin dans le passage étroit à Bab el-Azab où ils furent tous abattus. Cet épisode sonna le glas du règne des Mamelouks en Egypte.
Depuis la Citadelle on peut avoir une vue d’ensemble sur la ville médiévale ocre et rosée qui rappelle le pays des Mille et une nuits. Des centaines de mosquées, de palais, et d’églises Coptes qui sont les plus anciens édifices chrétiens, vous raviront.
Entre Bâb Zuwayla et Bâb al-Futûh, le quartier du Khan est une sorte de souk à ciel ouvert. Là les artisans travaillent et vendent dans leurs échoppes. Quelle expérience unique que d’errer au cœur de la gaieté du souk de Khan El Khalili… Tous les sens sont en éveil ! Les rues sont bondées et poussiéreuses et ce « grand désordre » ressemble à la caverne d’Alibaba. Dans les boutiques s’achètent et se vendent bijoux, objets de cuivre, boîtes de marqueterie, imitations pharaoniques, pierres semi- précieuses, tapis, vêtements, petites fioles à parfum, épices, narghilés (pipe orientale à long tuyau, équipée d'un petit réservoir d'eau parfumée traversé par la fumée lors de l'aspiration)…
Pour vous remettre du shopping, savourez un bon karkadé (boisson typiquement égyptienne à base d'hibiscus) et prenez le temps d’observer la vie locale égyptienne avec ses fumeurs de narghilé, ses joueurs de tawla (jeux de table égyptiens), ses vendeurs d'encens ou encore ses gamins jouant au football…

 
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* le matériel de bivouac complet (prévoir votre sac de couchage)
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* le visa Egyptien obtenu sur place ( 15 E )
* les boissons et pourboires
* les repas à Sharm El Sheik et Dahab (compter 5 - 8 E / repas ou plus pour fruits de mer & langoustes !)
* votre assurance de type Europ Assistance

Texte actualisé le 01 FEV 2011 GHIS 

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